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 Et si Phil' avait accepté ?

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Phillia n’avait jamais connu son maître, il ne s’était pas arrêté en la voyant dans la rue, totalement perdue. Phillia avait alors continué longtemps de trainer avec sa bande, de plus en plus lasse de la vie qu’elle menait et de l’incompréhension dont elle était victime.
Ses parents avaient alors prit les choses en mains et ils l’avaient mise dans un dojo où on lui avait inculqué la discipline à coup de baguette et où elle avait appris à se battre à l’épée. Et s’était alors un peu calmée.

Mais elle n’avait pas quitté sa bande et ses pouvoirs s’étaient manifestés alors qu’une bande rivale était en train de la passer à tabac plus violemment que d’habitude. Elle avait été terrorisée par ce qu’elle était capable de faire et avait alors fuit sa ville natale. Elle avait atterrit à New York, seule, complètement perdue, désorientée. Elle avait trainé dans les rues, ne sachant pas quoi faire, se laissant dépérir.
Et c’est alors que Bryan Payne était apparu et qu’il lui tendit la main.

Il la comprenait, enfin quelqu’un qui la comprenait. Il était comme elle, mais il ne se qualifiait pas de monstre… Il n’avait pas peur d’elle, il trouvait son don incroyable… Il voulait l’aider, lui venir en aide… Il lui proposait de rejoindre un groupe de gens comme elle où elle pourrait enfin être elle-même !!!
Il… Il la sauvait.
Phillia hésita légèrement main finit par prendre la main qu’il lui avait tendu, s’approchant un peu de l’homme serpent qui lui faisait face. Elle serra cette main comme si sa vie en dépendait, cette main pourtant si froide lui redonnait de l’espoir. Elle eut même un sourire.

- Emmène-moi avec toi… S’il te plait… le supplia-t-elle.

Elle l’appelait presque à l’aide. Mais il lui restait encore un soupçon d’amour propre pour qu’elle ne le dise pas ouvertement.
Et puis c’était ce qu’il allait lui faire, lui venir en aide… N’est-ce pas ?


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Bryan Payne ne faisait jamais rien par charité. Il était un opportuniste, l'occasion de trouver des fidèles, des cobayes, se trouvait trop belle pour qu'il puisse la laisser filer comme ça.
Alors si elle refusait, possibilité qu'il n'envisageait qu'à moitié, il serait contraint d'utiliser la force.
C'était déplaisant, mais une occasion pareille ne devait pas s'échapper.
Cette demoiselle apeurée, se trouvait être une mutante comme lui, dotée d'un don qui devait être unique ou presque. La mutation dépendait de la configuration ADN de chacun, ainsi, ce que Phillia Jenkins possédait était propre à elle même, et il était peu probable qu'un autre l'ait. De ce fait, elle était un spécimen unique, un être unique. Tout comme l'était le Serpent et bien d'autres mutants.

Cependant, c'était une mutante avec un don physiquement intéressant, et cette capacité à envoyer des décharges soniques, pouvait devenir une marque de fabrique pour l'avenir du Serpent, un moyen de se faire reconnaître parmi les autres. Il n'était pas lui, intéressé pour acquérir ce don, mais d'autres le seraient, ceux qui ne demandaient qu'à devenir puissants et à servir.
Payne n'était pas encore certains quant à sa capacité à pouvoir asservir cette jeune mutante, mais là n'était pas la question, ce qui l'intéressait, c'était le don, et non pas la personne.
Si elle servait, alors … alors elle deviendrait plus qu'un simple sac à gènes.

Tout était dans la manipulation, et exclusivement la manipulation. Rien de plus, rien de moins, juste cet art qui permettait à Bryan Payne de se tirer des situations les plus improbables, et de toujours obtenir ce qu'il désirait, faisant de lui un gamin pourri gâté, mais parce qu'il s'était toujours tout offert, par lui même. Et quand quelqu'un lui apportait ce qu'il désirait, il y avait forcément une quelconque manipulation là dessous. Mais nombres de mutants ou d'humains étaient en quête de pouvoir, de puissance, ce que pouvait leur offrir le Serpent, c'était un fait, il avait la compétence et les connaissances pour.
Et cette puissance, liée à une redevance, le protégeait un peu plus, encore et encore.
Le pouvoir à tout prix.

Alors il voyait dans ce regard ce besoin d'aide, cette lueur d'espoir s'animer sur ce visage angélique, que les tourments avaient pour l'instant épargné.
À cette vision, le Serpent eut un sourire froid et presque carnassier si la nuit ne l'avait pas couvert, puis vint le verdict.

Emmène-moi avec toi… S’il te plait…

Le désir de puissance et d'acceptation l'avait amené à accepter cette proposition. Il n'était qu'un inconnu, mais les convictions et faiblesses étaient des armes redoutables.
Elle prit cette main froide en se rapprochant de Bryan, elle avait fait son choix, mais était ce le bon ?
Une fois à sa hauteur, le mutant lui lâcha la main, la regardant, répondant à son sourire par un autre, mais différent, un sourire puissant.
Après quoi, il ajouta calmement :

« Suis moi ... »

Et la nuit prit les deux êtres qui s'enfonçaient dans les ténèbres de New York.


**************************************


La gare n'était pas si bondée que cela pour un matin, la matinée s'annonçait calme, comme l'avait été le reste de la nuit de la veille.
Les deux êtres étaient là, à fixer le tableau de partance des trains. Deux mutants au milieu des humains. Ainsi, ils prirent la direction du quai qui leur avait été indiqué, le train pour Détroit allait partir. Comme deux inconnus dans la masse, ils prirent place à bord de ce dernier, l'un en face de l'autre, les billets ayant été payés par le Serpent. Il avait son premier élément sous la main, et ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin. Un élément prometteur.
La nuit avait été courte, les deux avaient eu bien des choses à faire, comme organiser ce départ, et échanger quelques formalités d'usage. Les noms, les professions, rien de bien violent, il était encore tôt ce matin là quand le train se prépara à partir, mais le mutant ne semblait pas spécialement atteint par la fatigue, bien au contraire, il y semblait imperméable.
Alors que l'on annonçait le départ, il fixa la demoiselle avant de lui demander calmement.

« Alors Phillia, il y a t'il des choses que tu aimerais savoir ? Des choses particulières, concernant ton don … parle m'en un peu plus. »

Il était calme, froid mais calme, pas pour autant agressif, juste détendu, et presque indifférent à ce qui l'entourait. Le wagon était calme, et les autres passagers n'étaient pas à coté, mais qu'importe, il était tourné vers une seule et unique personne, celle qui avait besoin d'aide, et qui n'allait pas tarder à rencontrer ses semblables. C'était ce qu'il lui avait promis.
Son don l'intéressait, et elle devait lui en parler, afin qu'il puisse contribuer à son bien être.

Son aplomb était intact, elle allait le voir comme un mentor, un sauveur, lui qui avait la maîtrise parfaite du sien, et qui semblait s'y connaître, plus qu'il ne le laissait paraître d'ailleurs.
Le train démarra, direction Détroit, là où les attendait l'évolution, ce qui dépassait de loin l'entendement humain. Oui, de très loin ...
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Bryan lui avait rendu un sourire qui fit frissonner la jeune fille. Mais dès qu’il le lui demanda, elle le suivit.
S’il l’intimidait autant c’était surtout parce qu’il était avec des gènes de serpents… Elle avait horreur de cet animal, alors il lui faisait peur… Mais elle était déterminée à le suivre, elle voulait rencontrer ses semblables… Comprendre qui elle était… Elle ne voulait plus avoir peur, surtout ne plus avoir peur.

Ils allèrent à la gare où l’homme serpent prit deux billets pour quitter New York avec la jeune fille. Celle-ci n’avait pas de boulot, et même si elle en avait un elle l’aurait déserté sans hésiter, et n’avait pas vraiment beaucoup d’affaires… Quitter cette ville où elle avait tant erré ne la dérangeait pas plus que ça, c’était presque un soulagement.
Une fois prête au départ, les deux montèrent dans leur train au petit matin pour s’en aller. Le train n’était pas trop remplis, ils disposaient d’une certaine intimité et aucuns bruits ne gênaient plus que sa la jeune fille qui y était si sensible.

Alors que le train s’apprêtait à partir, Bryan posa des questions à la jeune fille, s’attendant à des questions de sa part et lui demandant de plus lui parler de son don.
Phillia hocha la tête, oui elle avait des questions, beaucoup de questions… Mais elle était encore trop fermée pour vraiment les lui poser. Il avait les réponses mais… Elle préféra commencer à lui parler de son don.

- Mon don c’est le son… Quand je cri, il y a plein d’ondes qui m’entourent et me protègent en repoussant tout au loin… Je crois qu’une fois j’ai réussi à rassembler des ondes sonores externes pour faire une sorte de bombe… J’ai blessé pas mal de monde avec ça… Mais mon problème c’est que du coup je suis super sensible aux sons qui m’entourent, le bruit est extrêmement difficile à supporter…

Elle s’était recroquevillée sur elle-même, les pieds sur son siège et ses bras entourant ses jambes. Elle se mua dans un silence à la fois timide, réservé, secret et angoissé. Elle réalisait qu’elle ne savait pas du tout ce qui l’attendait plus tard en suivant cet homme. Elle quittait New York comme elle avait quitté Phœnix, comme une voleuse. Elle n’avait fait aucuns progrès depuis.
Il était peut-être temps qu’elle arrête de se renfermer sur elle-même et qu’elle se décide de poser les questions qu’elle n’osait pas poser depuis le début.

- Je suis quoi ? D’où viens mon don ? Comment faire pour mieux le contrôler ?... Et puis… Où est-ce qu’on va ?


Phil' Jenkins ~ Supersonique

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Les mouvements incessants du train, le bruit de ce dernier sur les rails, l'impact de la vitesse. Autant de choses qui n'avaient pas manqué au Serpent, ça non. Ces aller-retours jusqu'à la faculté une fois par mois, tout ça, c'était derrière. Il était temps pour lui de démarrer une nouvelle ère pour la science, plus proche de l'avenir, plus proche de ce que l'évolution contribuerait à créer.
Darwin avait présenté les caractères importants. Quant une espèce ne peut plus s'adapter, elle disparaît, voilà la destinée de l'homme.
Lorsqu'il regardait Phillia, il voyait là le prochain stade de l'évolution de l'homme, et il se voyait dominer cette même évolution. Car lui, aurait initié ce phénomène, il l'aurait rassemblé, étudié, jusqu'à en être le représentant.
Il serait l'homme qui avait contribué à l'évolution. Un homme particulier, un mutant. L'homme supérieur, voilà comment on l’appellerait, à moins que cela ne soit l'homme mutant.

Phillia ne se doutait pas que dans son propre ADN, coulait la source d'une puissance nouvelle, qui donnerait à qui la comprenait, des pouvoirs pouvant égaler ceux de Dieu. La combinaison de toutes les mutations possibles donnerait à celui qui la possédait, des pouvoirs infinis. Et c'était bien là le but suprême du Serpent, obtenir ce pouvoir ultime.
Phillia était la première pierre de cette Église de la puissance, la première à rejoindre l'évolution, à délaisser l'humain pour ce qui allait, tôt ou tard, l'anéantir.
Lorsque l'on écrirait l'histoire, on dirait que tout avait commencé ce jour là, que dès cet instant, le sort de l'humanité avait scellé par cette fille qui ne mesurait pas la portée de son acte.

Le visage du mutant ne trahissait nullement son impatience, mais intérieurement, il jubilait. La voir là, avec lui, c'était tout simplement jouissif, la moindre parcelle de son ADN était une promesse de puissance, puissance qu'il allait acquérir, car elle la lui donnerait de son plein gré, inconsciemment ou par la force.
Elle avait d'ailleurs des questions quant à cette puissance, mais tout d'abord, il fallait que le Serpent cerne mieux son pouvoir.

- Mon don c’est le son… Quand je cri, il y a plein d’ondes qui m’entourent et me protègent en repoussant tout au loin… Je crois qu’une fois j’ai réussi à rassembler des ondes sonores externes pour faire une sorte de bombe… J’ai blessé pas mal de monde avec ça… Mais mon problème c’est que du coup je suis super sensible aux sons qui m’entourent, le bruit est extrêmement difficile à supporter…

Intéressant, si elle pouvait maîtriser des charges soniques, son pouvoir était plus qu'utile. En effet, pour un physicien, le son n'était que la propagation d'une onde dans l'air. En chargeant plus ou moins cette onde, on pouvait créer des caractéristiques physiques allant jusqu'à une explosion ou bien une force accrue, il suffisait de savoir canaliser cette dernière, et pour ça, le scientifique avait une idée.
Son hypersensibilité serait en revanche plus difficile à traiter, mais elle y arriverait, avec un peu d'entraînement, avec le matériel adéquat.
Acquiesçant d'un signe de tête, le mutant la regarder se recroqueviller, si frêle et fragile alors que son pouvoir était destructeur. Elle était l'imparfaite création de Dieu, création qu'il allait parfaire, il allait la rendre plus forte, plus qu'elle n'aurait jamais été.
Silencieuse petite Phillia Jenkins … jusqu'à l'arrivage de questions qu'elle ne pouvait plus retenir.

- Je suis quoi ? D’où viens mon don ? Comment faire pour mieux le contrôler ?... Et puis… Où est-ce qu’on va ?

Le Serpent eut un sourire qui se serait voulu amical s'il n'avait pas été logé sur son visage reptilien. Un sourire qui tout de même, était rassurant, dans le sens où on ne voyait aucune animosité en lui, aucune difficulté, que cela soit dans la communication comme dans le domaine traité. Il avait des réponses à ces mêmes questions.

« Tu es le prochain stade de l'évolution. Ce que l'on appellera des 'mutants'. Ton don provient de ton code génétique, à l'intérieur de ce dernier, réside le secret de la mutation. Tu l'as en toi depuis ta naissance Phillia, tu es née mutante, même si ton pouvoir s'est manifesté plus tard. »

Sa voix suave et mélodieuse poursuivit sur le même ton.

« Nous allons à Détroit, c'est là que se trouve les mutants que je te présenterais. Une ville où il y a peu d'humains, c'est l'endroit où tu pourras exercer ton don sans avoir à subir les foudres d'êtres inférieurs à ce que tu es.

Pour ce qui est du contrôle, dans un premier temps, tu auras besoin de matériel, afin de mieux le contrôler, le canaliser, puis viendra le moment où tu auras l'entière maîtrise de celui ci, et où tu n'auras plus besoin de rien pour l'utiliser. Il ne te gênera plus, et te rendra plus puissante encore.
À notre arrivée, nous réglerons ton problème de sensibilité, je te ferais passer des tests, suite à quoi, je te donnerais un dispositif afin que tu n'aies plus à subir les agressions bruyantes de ton environnement. »


Les idées fourmillaient dans la tête du scientifique. À l'idée de pouvoir exploiter une mutation autre que la sienne, son inspiration avait été décuplée, un pic d'expériences se profilait.
Étudier un cobaye volontaire, voilà bien longtemps qu'il ne s'était pas intéressé à quelqu'un d'autre que lui, et le but n'en demeurait pas moins personnel, comme écarté de tout ce qu'il avait pu faire autrefois. Il ne s'agissait pas que de comprendre dans ce cas, il faudrait en plus, exploiter, perfectionner, contrôler, pour arriver à l'objectif finale, l'assimilation.

Mais ça, la miss n'en savait rien, elle allait droit vers la puissance, sans penser à ce qu'elle pourrait perdre.
Mais au fond, qu'avait elle si ce n'était ce don ?

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Phillia ne réagit pas face aux explications de l’homme-serpent, son regard était dans le vide et son esprit semblait être ailleurs. Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser en la voyant comme ça, elle était tout ouïe et buvait presque les paroles de Bryan.
Elle était donc un être évoluée ? Une mutante ? Ses pouvoirs étaient ancrés dans ses gènes depuis sa naissance et s’étaient réveillé un peu plus tard dans sa vie.

- Ça a suivi le même principe que la poussée des dents de sagesse, ou les règles ou la ménopause… Mes pouvoirs se sont manifestés bien après ma naissance… Sûrement à cause de ce que je subissais au moment où ils ont surgit de nulle part... hypothèsa Phillia à haute voix.

Elle se rassit normalement et regarda le paysage défiler à grande vitesse, les rapprochant chaque seconde un peu plus de Détroit… Une ville occupée principalement par des mutants ? Elle aurait dû y aller directement au lieu de se diriger vers New York pour tenter d’y disparaître… Heureusement qu’elle avait croisé la route du Serpent, et heureusement qu’il avait bien voulu l’emmener.
Il était certes peu rassurant avec son visage de reptile et sa langue fourchue, surtout que la jeune fille avait horreur des serpents, mais sa voix avait le don de la rassurer. Sa voix était douce, calme, suave, elle n’y sentait aucune violence, rien de négatif… C’est principalement ça qui la fit cesser de se méfier de cet homme et qu’elle avait décidé de lui faire confiance. Et puis de toute façon elle n’avait plus grand-chose à perdre…

Une lueur d’espoir traversa l’esprit de Phillia quand il lui parla du fait qu’elle ne serait plus autant gêné par le son au fil du temps. Elle allait s’entraîner et il lui fabriquerait un appareil pour qu’elle n’ait plus aussi mal !! Elle allait peut-être réussir à dormir normalement à nouveau… comme avant… sans être réveillé toute les 5 minutes par un quelconque bruit qui l’arrachait violemment de son sommeil à chaque fois…
S’il arrivait à lui offrir ça, elle était prête à passer tous les tests qu’il voulait et même plus encore !!! Elle se moquait un peu de l’idée de devenir puissante ou pas… Tout ce qu’elle voulait pour l’instant c’était pouvoir entendre sans avoir l’impression que les sons résonnaient dans sa boîte crânienne à lui faire exploser la tête !! La puissance elle verrait plus tard… Mais pour l’instant elle voulait ne plus avoir mal… C’était trop demandé ?!!

- Je ferais tout ce que tu veux du moment que tu m’aides à ce que le son ne me fasse plus aussi mal… Tu peux en être sûr… lui avoua-t-elle sans réfléchir une seule seconde à ce qu’elle faisait.

Quand on était désespéré comme elle, à la recherche de réponse et de solutions à ses problèmes sans même savoir par où commencer, il était facile de nous jeter de la poudre aux yeux. Phillia suivait cet homme naïvement, poussée par l’espoir de voir sa vie s’améliorer.
Il était la première personne semblable à elle qu’elle rencontrait et il disposait non seulement de toutes les réponses à ses questions, mais en plus des moyens de l’aider. Il lui offrait tellement qu’elle serait prête à faire n’importe quoi pour l’aider en retour. Naïve et inconsciente de ce en quoi elle venait de plonger, elle était aveuglée par la lumière illusoire qu’il lui avait montrée.

Hors RP:
 


Phil' Jenkins ~ Supersonique

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- Ça a suivi le même principe que la poussée des dents de sagesse, ou les règles ou la ménopause… Mes pouvoirs se sont manifestés bien après ma naissance… Sûrement à cause de ce que je subissais au moment où ils ont surgit de nulle part... 

Le Serpent avait déjà pensé à une développement en fonction des hormones, seulement il n'avait pas encore eu le temps d'étudier ces phénomènes, n'ayant eu que lui comme seul et unique spécimen.
La confirmation de Phillia laissait entrevoir deux possibilités : l'activation des gènes par développement hormonal, soit post-natalité, soit à la puberté, ou bien à l'apparition d'un changement au niveau de la psyché, et là, on avait également deux possibilités, apparition de l'intelligence chez l'enfant ou puberté également.
Ne restait qu'à faire des expériences à ce propos, il lui faudrait donc des nourrissons et des adolescents, des cibles faciles, et des cobayes on ne peut plus simple à capturer.
Tout commençait ici, à la simple prise d'informations, laissant entendre d'évidentes expériences, pour la science.
La mutation était si particulière, que l'avancée serait probablement un bond sur l'échelle de la science, la compréhension de la supériorité, la mise en marche de l'évolution.

En ça, de la coopération des deux mutants dépendaient l'avenir de leur race, car si le scientifique parvenait à comprendre l'essence même de la mutation, celle qui rendait spécifique le traitement de l'information concernant les caractéristiques précises de l'être, alors il était certain que le monde devrait jouir d'un nouveau changement. L'extinction d'une race au profit d'une autre, la suprématie du pouvoir mutant, au profit de celui qui avait été le précurseur de ce mouvement.
Le pouvoir pour le pouvoir était inutile, et Bryan Payne ne souhaitait pas diriger, pas tout de suite tout du moins, avant cela, il se devait d'acquérir le pouvoir des autres, et c'était cela qui le rendait encore petit, il n'avait que son gène et ses techniques, rien de plus.
Mais avec Phillia, et les autres mutants qu'il trouverait, il allait passer à la vitesse supérieure.

- Je ferais tout ce que tu veux du moment que tu m’aides à ce que le son ne me fasse plus aussi mal… Tu peux en être sûr…

Esquissant un sourire, il ajouta alors sur un ton calme :

« Je n'en attendais pas moins de toi Phillia ... »

Ce sourire qui se voulait bienveillant était celui du diable, de la némésis de cette pauvre fille qui avait eu le malheur d'être un peu trop naïve.
À l'image du protecteur qui se donnait l'air d'apparaître à la demoiselle, le Serpent ajouta avant de la laisser tranquille :

« Repose toi, la route est longue jusqu'à Détroit, et il te faudra la pleine possession de tes moyens une fois là bas. »

Oh que oui, et il lui faudrait bien plus que cela …


*********************************


Le train venait de s'arrêter. Le haut-parleur de la gare annonçait le terminus, Détroit.
Les voyageurs descendirent de la machine infernale, ils n'étaient plus qu'une poignée de braves depuis New York, et l'endroit semblait terriblement désert.
En proie aux gangs, cette citée autrefois fleuron de l'industrie, n'était plus qu'un tas de ruines soumises à la négritude de cette société décadente.
Et le Serpent n'avait rien pu changer à ce déclin prolongé.

Il n'avait pas lâché la miss du regard, ou alors pour ne pas donner un air top oppressant, en effet, il fallait la nourrir d'illusions, lui donner l'impression de liberté, alors qu'au fond, elle n'était que soumise à son bon vouloir.
Traversant le hall quasi-abandonné, le deux mutants arrivèrent sur le parvis de la gare, découvrant ce triste spectacle, séquelles d'un affrontement entre deux époques.
La route était purement dégueulasse, détritus et déchets en tout genre jonchaient cette dernière ; et alors qu'ils avançaient dans la ville, cet impression de destruction macabre se maintint. Les bâtiments étaient pour la plupart des anciennes usines industrielles, aux fenêtres explosées, aux murs amochés, à la toiture décrépie qui s'effondrait par endroit, en somme, une plaine de désolation.
On aurait pu croire à l'acte de mutant, et il fallait avouer que cela était crédible, le potentiel destructeur de ces individus ne pouvait pas engendrer quelque chose de neuf et de durable, et on devinait facilement que les deux spécimens qui arpentaient les rues, n'étaient pas les plus dangereux.
Si cela aurait pu effrayer, le mutant originaire de ce lieu laissait l'imagination de la demoiselle faire le reste, car il la savait intelligente, elle aurait rapidement cherché des preuves pour confirmer les dires de son sauveur, de la poudre aux yeux, tout simplement. Elle allait être l'artisan de sa propre illusion, et ça, il le savait bien.

Il leur fallut un petit moment avant d'arriver à l'ancienne maison des Payne. Elle semblait la seule en bon état sur le petit boulevard du quartier résidentiel.
Poussant la porte, après avoir retiré la clef, le jeune homme indiqua à son invitée qu'elle était désormais chez lui.
Il lui indiqua sa chambre à l'étage, la chambre d'ami, somme toute assez classique, avant de la laisser prendre place. Lui retourna dans sa chambre, y déposa ses affaires avant de commencer à prendre quelque chose à manger et de préparer un repas rapide pour deux.
Aussi, il laissa le temps à Phillia de se préparer, douche, repas, il lui permit de retrouver un peu de dignité avant d'attaquer ce qui allait être le gros de l'expédition.
Lorsqu'il la laissa grignoter son croque-monsieur maison, le mutant lui expliqua la suite des événements.

« Avant que tu ne rencontres tes semblables, il va falloir que l'on règle ton problème de sensibilité. Une fois que le problème sera résolu, je te ferais passer quelques tests pour déterminer ton niveau et ton degré de maîtrise, afin de vérifier que les autres ne courent aucun risque, c'est là protocole habituel. Mais je pense que tu n'auras aucun soucis à ce niveau ... »

Gardant cette attitude froide et ce coté distant pourtant rassurant, il ajouta alors :

« Afin de s'occuper de ton problème, on ira chercher le matériel adéquat, ensuite je te confectionnerai quelques dispositifs. D'ici ce soir, j'espère que l'on aura finalisé les tests, et que je pourrai régler ton problème dans la journée de demain. »

Sifflant un coup, il poursuivit.

« Je te demanderais juste de ne pas trop t'éloigner, il est possible que j'ai besoin de toi pour certains tests. Tu peux tout de même vaquer à tes occupations en attendant. Des questions miss ? »

Il établissait les règles, après quoi, il pourrait partir en direction du lycée pour chercher le matériel nécessaire aux tests, et la suite se promettait d'être réjouissante. Il avait clairement une idée pour percer à jour le secret des pouvoirs de Phillia Jenkins, et accessoirement lui enlever ce problème de sensibilité.
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Phillia avait rendu un sourire assez crispé à celui que lui avait fait son "bienfaiteur". Elle ne pouvait s'en empêcher, mais son côté reptilien n'était en aucun cas très rassurant pour la jeune fille. Malgré tout, elle lui fut reconnaissante de s'occuper d'elle comme il le faisait. Elle se mit dans une position plus confortable et ferma les yeux pour s'assoupir.
Pas un seul instant elle ne pensait qu'il ne faisait tout cela pour elle que par pur intérêt et qu'il la manipulait complètement. Elle avait tellement perdue l'espoir, que celui-ci une fois retrouvé, même s'il était illusoire, elle s'y accrochait et refusait toute idée mettant en doute l'avenir meilleur qu'on lui avait fait voir.

Quand elle se réveilla définitivement, ils étaient enfin arrivés à Detroit. Phillia n'avait pas dormis comme depuis bien longtemps. La jeune fille avait dormi comme un bébé, tout aussi innocente et insouciante que le nourrisson qui venait de naître et qui donnait entièrement sa confiance aux autres... Elle suivait ainsi Bryan Payne comme son ombre, découvrant la ville de Detroit dans laquelle il l'avait emmené...
Detroit, la ville des mutants... Elle était dans un état déplorable... Mais cela ne choquait en rien la jeune fille. Celle-ci avait passé une grande partie de son adolescence dans un milieu comme celui-ci, parmi des groupes de filles et de garçons violents qui ne pensaient qu'à tout saccager sur leur passage... bâtiments et êtres vivants compris... Et puis Detroit abritait bien des mutants, non ? Avec ce qu'elle était capable de faire en un seul cri, Phillia acceptait tout à fait le fait qu'une ville soit dans cet état si elle abritait autant de personnes comme elle que Bryan le disait.

Celui-ci la conduisit jusqu'à chez lui. Une belle maison, plutôt en bon état... Phillia en était presque intimidée... Cela faisait un petit bout de temps qu'elle n'était pas retournée dans une maison, une vrai maison... une maison où elle allait dormir...
Quand l'homme-serpent la laissa seule dans sa chambre, la jeune fille fit le tour des lieux, doucement... pas à pas... faisant connaissance avec les lieux... se familiarisant avec... Puis elle s'allongea sur le lit et prit le coussin pour le serrer contre elle. Elle respira fort à l'intérieur. Pour la première fois depuis bien longtemps, elle avait l'impression de trouver une place. On était venu la chercher, on l'avait emmené dans cette ville, dans cette maison, dans cette chambre... Et même si elle n'était pas tout à fait à l'aise, pas complètement rassurée, ce que cela pouvait faire du bien de ne plus être une exclue de l’humanité !!! Cette impression, illusoire certes, de rentrer dans un groupe lui fit le plus grand bien.

Après avoir prit une douche qu'elle n'avait pas prit depuis des lustres, Phillia rejoignit l'homme qui l'avait accueillit chez lui pour manger avec lui. Malgré tout ce qu'il venait de faire pour elle et tout ce qu'il lui offrait, Phillia restait assez réservée et recroquevillée sur elle-même... Tout autour d'elle lui était inconnu, elle n'était pas encore assez à l'aise pour vraiment se laisser aller.
Elle mangeait morceau par morceau le croque-monsieur que lui avait fait Bryan Payne tout en écoutant la suite des événements que celui-ci lui décrivait. Il avait une attitude très calme et n'envahissait en rien l'espace vital de la jeune fille. Si bien que malgré son côté reptile qu'elle ne trouvait en rien rassurant, Phillia ne se trouvait à aucun moment agressé et lui accordait peu à peu sa confiance.

Quand il lui demanda si elle avait des questions, la jeune fille avait finit de manger et elle buvait distraitement de l'eau. Tout en réfléchissant à ce que venait de lui annoncer son "bienfaiteur" et ce que cela voulait exactement dire pour elle, la jeune fille jouait à passer son doigts sur le bord du verre, créant ainsi un son clair et mélodieux.
Elle y mit rapidement fin et reposa son verre sur la table pour regarder Bryan Payne dans les yeux.

- Donc, en clair... J'ai le droit d'aller jusqu'où en attendant la fin des premiers tests ? Ça va être quoi comme genre de tests ? Combien de temps vont-ils durer ? Et..... Quand commencent-on ?

La jeune fille avait finit sa série de question avec un mince sourire. Lui donner un lit, de quoi se laver et de quoi manger avait réussi à détendre complètement la jeune fille. Ça avait été des plaisirs simples, des preuves d'humanités dérisoires... Mais quand on avait traîné dans les rues de New York depuis trop longtemps comme Phillia, sans aucun endroit où aller, on savait apprécier ce genre de plaisir à sa juste valeur.
Caresser la jeune fille dans le sens du poil pour pouvoir l'apprivoiser avait été très facile une fois arrivé dans cette maison... Elle ne voyait Bryan plus que comme celui qui l'avait sauvé, son bienfaiteur... Il lui avait fait retrouver le niveau de vie simple qu'elle avait perdu le jour où ses pouvoirs s'étaient manifestés. Et pour ça... Elle avait l'impression d'avoir une dette envers lui.


Phil' Jenkins ~ Supersonique

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Phillia aurait pu être heureuse. Oui dans ce monde elle aurait pu l'être, vivre une sorte de petit conte de fée, avec du bonheur tout plein et des petites fleurs … mais ce n'était pas ça qui l'attendait, loin de là.
Elle avait accordé sa confiance à un être avide de pouvoir, à ce que la malversation avait fait de plus complexe ou presque. Ce semblant d'attention pour elle n'était qu'intéressé.
Elle ne le savait pas, mais lorsqu'elle l'apprendrait, à ses dépends, il serait probablement trop tard pour elle, le mal serait déjà fait, et alors qu'elle semblait joyeuse, le destin s'apprêtait à effacer tout sourire de son beau visage.
Le plaisir n'était que de courte durée … éphémère, comme toujours.

Cette illusion de liberté, de vie heureuse, c'était ça le piège du Serpent, lui vendre du rêve, pour ensuite obtenir ce qu'il désirait d'elle.
Elle était le premier pion de son échiquier, celui qui permet de débloquer le premier coup, elle était l'entrée du monstre de savoir.
À la regarder ainsi, il voyait une marionnette sans cervelle, qui respectait bien moins que ce qu'il affichait, cette fausse considération, jeu d'acteur bien mené, lui donnait un air bienfaisant, alors qu'en réalité, il allait lui réserver des supplices atroces, mais c'était le choix de Phillia, inconsciemment, elle s'était condamnée.

Alors quand elle demanda pour ses libertés, la chose fut toute ironique. Mais sa liberté, elle l'avait déjà perdue, elle était juste trop aveuglée pour le voir.

- Donc, en clair... J'ai le droit d'aller jusqu'où en attendant la fin des premiers tests ? Ça va être quoi comme genre de tests ? Combien de temps vont-ils durer ? Et..... Quand commencent-on ?

Impatiente en plus de ça. Ironie du sort, elle voulait accélérer la cadence, en ça, l'autre se trouva bien aise de voir un tel entrain, c'était rare, son jeu avait pris, la technique semblait diablement efficace.
De ce fait, il lui répondit calmement, de sa voix mielleuse et charmeuse :

« Disons pas plus loin que cette rue. Éventuellement une autre, mais si c'est le cas, préviens moi un peu avant. »

Vint alors le moment délicat de parler des tests.

« Pour les tests, cela dépendra de ce que je trouverai sur place. Disons que cela des tests pour voir à quel type d'ondes tu es sensible, celles qui te sont douloureuses, celles que tu ne perçois pas, celles qui t'apaisent … une fois que j'aurais les résultats, je pourrais trouver un matériau possédant cette résonance, après quoi, je te fabriquerais un dispositif pour que tu ne souffres plus.
Cela peut prendre la journée comme une heure, cela dépendra de tes facultés. »


Avalant un verre d'eau, le mutant termina alors son discours.

« Nous pourrons nous mettre au boulot une fois que j'aurai le matériel. Si tu veux m'accompagner là bas, ce n'est pas un problème. »

Évidemment, elle ne manqua pas le suivre dans son entreprise, elle tenait à être débarrassée au plus vite de ce type de problèmes, sa sensibilité la fragilisait énormément, et la faisait probablement souffrir atrocement par moment.
Après avoir cherché deux sacs à dos vide à l'étage, le Serpent sortit de la maison, la demoiselle sur ses talons, prenant une direction qu'elle ne connaissait évidemment pas.
Contournant la maison, ils coupèrent à travers les jardins des maisons abandonnées du quartier, la plupart des barrières ayant été jetées à bas par les multiples gangs qui avaient pillé les lieux.
Alors qu'ils approchaient de leur but, le Serpent expliqua à Phillia ce qu'il en était.

« On peut couper à travers les jardins, plus personne ne pourra nous le reprocher, c'est plus court pour arriver à mon ancien collège ... Je pense trouver tout ce qu'il nous faut là bas. »

En effet, son statut de petit génie dépige lui permettait d'avoir rapidement eu en tête un dispositif pour lui permettre d'exploiter cela. Et un simple élève de terminal S un peu bricoleur pouvait facilement reproduire ce genre de système, mode montage manouche.
Même la configuration des tests lui paraissait d'une simplicité enfantine alors que pour d'autres, elle relevait d'un casse-tête abject.
Après quelques minutes de marche à travers les propriétés dévastées, les deux jeunes gens arrivèrent devant un grand bâtiment tout en longueur, sali par le temps et le manque d'entretien.
Des papiers se trouvaient sur les marches qui menaient à l'entrée de ce bâtiment au crépis jaune, originellement blanc. Les deux portes d'entrée avaient été fracturée, et il était facile de constater qu'il n'y avait plus rien dans ce quartier si ce n'était ce que les pilleurs n'avaient pas pu revendre ou utiliser, en soi, tout ce qui dépassait leur maigre connaissance.

Poussant les portes de l'endroit, ils arrivèrent dans ce traditionnel couloir des établissements américains.
L'horrible damier vert et blanc en carrelage sur le sol, surplombé sur les cotés de rangées de casiers bleu foncé très moche dont plus aucune porte n'était à sa place ou dans un état ne serait ce que correct, il y avait même la marque de la pendule, cette dernière ayant sans doute été dérobée.
Alors qu'il avançait dans l'endroit, le jeune homme lui expliqua tranquillement la raison de leur présence ici.

« Nous trouverons ce qu'il nous faut dans les classes de physiques … je doute que l'on ait embarqué ce genre de vieilleries ... »

Poussant la porte d'une salle lumineuse, contenant des paillasses en bois avec un bureau cassé, sans aucune chaise, le mutant sourit à la vision de cet endroit. Un sourire froid, amusé mais satisfait, visiblement, cela n'avait pas changé.
S'avançant un peu plus dans la salle, il se dirigea vers le fond de cette dernière, où se trouvaient quelques meubles de rangement miteux, à savoir armoire en ferraille, tiroirs en bois et bien d'autres choses du même genre.
Arrachant la porte bancale d'une armoire, le mutant en sortit un appareil assez volumineux, sorte de gros pavé gris avec quelques boutons gros comme un doigt, ainsi que deux molettes et un écran.
Le passant à Phillia pour qu'elle le place dans son sac, il prit un autre appareil, du même genre avec un écran différent, et dont l'utilité n'était pas la même. L'appareil trouva sa place dans son sac, maintenant, il fallait trouver le petit matos, à savoir des fils et des prises.

Évidemment, les racailles avaient piqué la plupart des fils, le cuivre se vendant correctement, c'était un moyen comme un autre de se faire un peu de blé, même si cela n'était pas grand chose, seulement … ils n'avaient pas la mentalité d'un physicien, et ne connaissaient donc pas les planques pour le matos un peu plus cher ou utile que le reste.
Retraversant la salle, le mutant passa dans la salle dite de préparation, où les étagères avaient été éventrées, et vidées évidemment. Se déplaçant jusqu'au compteur électrique de cette dernière, le Serpent l'ouvrit délicatement, puis détacha la petite porte avec facilité. Là, il déboîta le panneau, ou tout du moins, ce qui était une façade, car derrière se trouvait une petite provision de fils et de prises électriques en tout genre, chutes, jacks, et bien d'autres qui dataient d'un temps que les moins de vingt ans ne pouvaient pas connaître. Sauf scientifiques … et encore. Là, Bryan récupéra également quelques transistors, résistances et composants légers, pour les réglages.

Une fois son sac chargé, il indiqua la sortie à la demoiselle, ajoutant avec ironie alors qu'ils sortaient du bâtiment :

« T'imaginais tu un jour venir faire tes courses dans un établissement du service public ? Si tu veux jeter un œil à l'étage, tu devrais trouver toute sorte de produits chimiques inintéressants. »

L'ironie était présente, mais cela détendait un peu l'atmosphère, car Bryan n'avait que peu parlé durant la récupération de matériel, cela nécessitait un bon coup d'oeil, auquel cas, il serait bon pour une autre visite, mais son acolyte avait compris qu'il ne fallait pas le déranger, et que cela impliquait évidemment un gain de temps.
Le chemin du retour fut semblable à celui de l'aller, rien de particulièrement intéressant.
Une fois de retour à la maison des Payne, le mutant prit la direction de la cave, descendant par un escalier à cette dernière, qui était éclairée d'une seule lampe aux fils nus. L'endroit était sale, mais relativement spacieux, et contenait tout un tas de bordel, que l'on ne pouvait pas qualifier de particulièrement utile.

Le jeune homme précisa à son acolyte de poser son sac à coté de l'escalier, alors qu'il installait un poste à soudure avec le nécessaire. Le fer de rigueur, une grosse bobine d'étain, quelques pinces, et le tour était joué.
Regardant derrière lui, il constata que le bordel allait particulièrement les gêner, ainsi, il demanda à la jeune femme de sa voix grave :

« Phillia, pourrais tu nous faire un peu de place ? On aura probablement besoin … tu peux poser tout ça devant la maison.»

En effet, il n'y avait guère d'utilité dans le mobilier de jardin, dans une table de ping-pong ou dans ce genre de babioles inutiles.
Ainsi, il ouvrit la porte blanche qui basculait, et laissa la demoiselle déménager le gros de l'inutile, déballant les affaires, il brancha les appareils qui semblaient fonctionner, avant de les éteindre et d'attaquer la partie câblage, montage et bricolage.
Saisissant le fer à souder, il attrapa un circuit imprimé, déroula un peu d'étain avant de souder un transistor, puis une résistance et de commencer son travail d'orfèvre.
On était loin des consignes de sécurité en vigueur, il ne protégeait pas son visage, soudait à mains nues, et avait gardé la même tenue, mais après tout, il n'y avait pas de risques lorsque l'on savait ce qu'on faisait.

Puis il y eut suffisamment de place à son goût …

« Parfait, tu peux remonter Phillia, vas manger un morceau, te promener ou te reposer, je termine les derniers réglages et je viendrais te chercher pour le reste. Juste avant … tu serais bien aimable de m'amener un verre d'eau s'il-te-plaît. »

Ainsi, il poursuivit son œuvre tranquillement, seul dans la cave, éclairé seulement par cette petite ampoule.
De temps à autres il buvait une gorgée d'eau. Parfois il remontait dans sa chambre pour descendre un peu de matériel, des enceintes, un casque, et d'autres bidules qui ne prenaient d'utilité que dans sa tête.

Après une bonne heure de boulot, tout fut prêt … il ne manquait que le cobaye.
Remontant de la cave, il reprit un verre d'eau dans la cuisine avant d'aller quérir Phillia. Lorsqu'il la trouva, il lui demanda :

« Tout est en place … il ne manque plus que toi ... »

Un moyen de la convier. Il n'attendait que la réaction positive de la demoiselle pour l'emmener dans la cave, différente de celle qu'elle avait vu précédemment.
En bas, la porte était fermée, il allait lui même lui montrer le petit laboratoire maison … là où se déroulerait les tests.


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Phillia avait fini par baisser les yeux quand Bryan Payne lui répondit. Entendre les limites de sa liberté et les tests qui l’attendaient l’avait mis mal à l’aise. L’idée de ne pas pouvoir aller où elle voulait, même si elle n’avait concrètement nulle part où aller, et de se retrouver soumise aux ondes sonores qui s’étaient montrée tellement agressives avec son ouïe ne lui plaisait pas plus que cela.
Mais elle avait tellement peur d’être à nouveau rejetée, de se retrouver à nouveau sans rien et nulle part où aller, elle avait tellement peur de perdre le peu qu’on venait de lui donner qu’elle préféra s’y plier.

Elle suivit docilement l’homme-serpent jusqu’à cette école où il comptait trouver du matériel pour pouvoir faire ces fameux tests. Cela rappela pas mal de souvenirs à Phillia. Lorsqu’elle faisait partie de sa bande, elle était plusieurs fois entrées par effraction dans des écoles pour tout saccager et aussi pour voler quelques objets afin de « se faire un peu de blé » comme ils disaient.
Instinctivement, elle avait recherché ce qui était bon à voler et qui rapportait facilement de l’argent. Mais elle se rendit rapidement compte que tout avait déjà été pillé. Tout ce qui était intéressant avait disparu… Enfin, aux yeux de la jeune fille, parce que Bryan trouva rapidement son bonheur. Il faut dire qu’il ne cherchait pas tellement les mêmes choses que recherchait une bande de jeunes fauchés et en mal de vandalisme.

Elle n’avait pas dit un mot, ne voulant pas perturber la concentration de l’homme-reptile. Elle se contentait de mettre les produits qu’il lui tendait dans son sac et de le suivre en silence. Et puis de toute façon, à quoi bon parler ? Elle n’avait rien à dire et apparemment, à part une remarque par-ci par-là, lui non plus il n’avait rien à dire.
Une fois son sac posé dans le garage poussiéreux de  Bryan Payne, Phillia fut tiré de sa rêverie par la voix du Serpent qui lui demandait de faire de la place le temps qu’il installe le matériel pour commencer des tests. Elle qui était justement en train de regarder ce qu’il faisait en cherchant un sens et une utilité logique de tous les matériaux qu’il avait sorti… Elle allait devoir chercher à comprendre plus tard.
La besogne qu’il lui avait demandée était un peu physique mais elle l’accomplit sans de trop grandes difficultés. Et puis l’effort lui permettait de se vider la tête et d’arrêter de s’inquiéter sur les tests… Pourtant il n’y avait pas de quoi avoir peur, n’est-ce pas ?

Une fois qu’elle put quitter le lieu, Phillia fila dans la chambre que lui avait assignée son hôte. Elle s’allongea alors, après avoir prestement enlevé ses chaussures. La jeune fille était fatiguée, elle avait besoin de se retrouver un peu seul, sans le Serpent pour lui tourner autour…
Elle s’endormi rapidement et se mit à faire des rêves étranges e tellement dépourvus de logique qu’il était impossible de les raconter. Ça tête devait être en ébullition pour avoir un sommeil pareille. Au final, quand elle se réveilla, elle ne se sentit pas plus reposée. C’était aussi peut-être parce qu’elle n’avait dormi qu’une heure.
Mais après tout, ce n’était pas important de dormir si peu, car de toute façon elle aurait été réveillée au même moment. En effet, alors qu’elle sortait de sa chambre pour prendre un verre d’eau et se dégourdir les jambes, Bryan Payne vint à sa rencontre et l’invita à le suivre jusque dans sa cave qui apparemment était prête pour lui faire passer ces fameux tests.

Phillia respira à fond, elle ne pouvait pas nier le fait qu’elle appréhendait ce que son bienfaiteur allait lui faire. Mais jusque-là, elle n’avait pas été déçue… Et il se montrait tellement prévenant…
La jeune fille finit par hocher la tête.

- D’accord… Allons-y alors… fit-elle avant de le suivre.


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A l'approche des tests, l'avenir de Phillia se faisait plus certain pour celui qui l'avait littéralement roulé. Elle allait devenir un pantin, le premier que Bryan Payne aurait à gérer, elle serait sa chose.
En bas, le matériel attendait le cobaye, cobaye qui venait de suivre son sauveur, qui se révélait être un tortionnaire en réalité. Les tests allaient permettre au Serpent de déterminer à la fois les points forts et les points faibles de sa nouvelle 'associée', un meilleur moyen de savoir s'il avait vraiment l'ascendant sur elle en cas de combat improvisé.
L'intérêt était avant tout scientifique, voilà pourquoi il accordait tellement d'importance à la rapidité et au bon déroulement de ce qui suivrait, par soucis de méthodologie ; les traces d'un enseignement qui conditionnait à une certaine rigueur.
Descendant les escaliers qui les rapprochaient de l'horreur, elle ne se doutait pas que son salut serait sa perte.

Le Serpent alluma la lumière, et au lieu de découvrir l'infâme bordel qu'elle avait pu voir plus tôt, Phillia découvrit seulement une table, et les deux machines, ouvertes, reliées entre elles par des fils ainsi qu'à d'autres endroit dans la pièce par des rallonges, si bien qu'on avait plus l'impression d'avoir à composer avec un magasin d'électronique plutôt qu'un laboratoire.
Le mutant avait posé deux enceintes dans deux coins de la pièce, et avait bricolé une gaine un peu spéciale, se terminant par un casque de baladeur.
On était loin des tests effrayants des séries B de télévision, il s'agissait plus là de bricolage à la va-vite et de système manouche plutôt que d'installations en règle. Tout au plus, elle risquait une décharge de secteur, soit deux cents volts et cinquante hertz dans les mirettes, bien plus sympathique que de d'être mordue par son bienfaiteur, chose qui lui aurait valu deux longues heures d'agonie, comprenant fièvres, tremblements, maux de crâne, perte de sensation, et hallucinations diverses avant de crever d'un arrêt respiratoire, ou cardiaque, c'était à voir selon sa condition. Bref, rien de bien méchant, m'voyez ?

Lui laissant un moment pour s'accommoder à l'endroit, le Serpent s'approcha de la table, avant de la piquer en diagonale, de façon à ce qu'on puisse se caler de contre sans être allongé, il voulait qu'elle le voit, cela la rassurerait probablement, bien qu'il n'en fusse pas ainsi …
Désignant la table d'un simple geste, il ajouta avec sa voix sifflante mais mielleuse :

«Je te laisse prendre place … tu as juste à te caler de contre.»

Et pourtant, il y avait des sangles sur les cotés, comme pour attacher quelqu'un, le retenir de force, visiblement, il n'avait pas pu bricoler ça, étrangement. Voyant qu'elle avait remarqué, il ajouta avec son sourire reptilien :

«Nous n'aurons pas besoin de ça, ne t'inquiète pas.»

La laissant s'installer, il se dirigea vers le gbf ( générateur basse fréquence ), et alluma ce dernier. Aucune vibration ne pouvait en sortir puisqu'il n'émettait pour l'instant aucun signal.
Vérifiant à l'aide de l'oscilloscope qu'il n'y avait bien aucun risque, il regarda un moment la machine avant de se rapprocher de Phillia, ramassant au passage la gaine avec le casque embout. Une fois à son niveau, il lui expliqua l'expérience de manière très brève.

«La seule chose que tu as à faire, c'est mettre ce casque.

Voilà comment on va procéder, je vais régler la machine pour qu'elle envoie des fréquences différentes, dans un premier temps pour que l'on cible ton seuil de détection. J'ai réglé l'amplitude au minimum, cela ne devrait pas être douloureux, ne t'inquiète pas. Tu me diras ce que tu ressens vis à vis de la fréquence, si cela t'es agréable ou plutôt dérangeant, si tu ne l'entends pas …
Surtout n'hésite pas à me dire si tu veux que l'on arrête les tests à un moment, mieux vaut ne pas trop forcer, cela risquerait de perturber les résultats.»


Retournant à la machine, il lui demanda donc :

«Tu es prête ? On peut commencer ?»

Bientôt, il suffirait d'un pas de plus pour comprendre plus en détail la mutation. Tout ça se trouvait là, dans ce laboratoire, et l'idée même d'une découverte faisait saliver d'avance le mutant reptile.
L'impatience mêlée à la soif de pouvoir le faisait littéralement bouillir de l'intérieur, d'une exaltation intense, celle du scientifique qui voit son domaine de compétences s'agrandir de par l'expérience, l'expression pure de la science. La découverte scientifique et la meilleure compréhension de la mutation de la demoiselle lui permettrait peut être d'établir un schéma de caryotype mutant, à savoir un répertoire de critères propres à la mutation et leur manifestation. Il s'agirait du premier pas dans la compréhension du phénotype.

Quand elle lui donna le feu vert, il commença à régler le gbf, vérifiant sur l'oscilloscope l'état des ondes, pour l'instant de petit calibre et indétectables. Même la mutante ne pouvait percevoir ces légères ondes presque résiduelles.
Lorsque l'expérience avança calmement, les calibres changeant, vint le moment où elle put percevoir des ondes plus nettes, toujours à une fréquence tellement ridicule qu'il semblait presque inconcevable qu'un être puisse ressentir cela. Afin de vérifier la véracité de ses compétences, plusieurs fois le Serpent coupa l'onde, pour voir si elle mentait ou non, force était de constaté que cela n'était pas le cas, s'en était impressionnant.
Ce pouvoir était si large, si intéressant, qu'une multitude d'idées germait dans la tête du scientifique, chaque longueur d'ondes ayant ses propres effets sur la mutante, modifiant ses réactions, ses ressentis, comme si on pouvait la contrôler par les ondes.
Bryan Payne parvint à lui trouver des fréquences plutôt agréables, comme apaisantes, bien qu'elles n'avaient pas foncièrement tendance à le faire pour le commun. Apaisantes il fallait comprendre qu'elles n'étaient pas spécialement agressives vis à vis de l'ouï de la miss, mais le mutant avait bien l'intention de les analyser de manière plus poussée. Tout était consigné à la va-vite sur une feuille de papier, histoire de retrouver les fréquences et leurs effets.

Vint alors l'analyse qui se révélait secrètement être la plus intéressante pour le Serpent. Il ne fallut qu'une fraction de seconde après avoir tourné que très légèrement le bouton de la fréquence pour que la miss se torde de douleur, suppliant qu'on lui enlève ces ondes … réaction rapide, le scientifique coupa le gbf, se précipitant vers elle qui avait été comme presque paralysée par cette douleur d'un instant. Bryan Payne revint vers elle, comme exténuée après cette brève perception, c'était son point faible, cette fréquence que le mutant n'avait pas oubliée, bien présente dans un coin de sa tête, cela lui servirait évidemment.
Décidant de stopper les tests pour l'instant, il lui permit de s'asseoir sur une chaise, remonta dans la cuisine pour lui ramener un verre d'eau, il fallait qu'elle souffle et il ne fallait pas user son cobaye.

Une fois qu'elle eut pu reprendre ses esprits, le serpent lui confia alors :

«A l'avenir, je ferais en sorte d'éviter cette fréquence … j'espère que tu t'en remettras rapidement, je ne m'attendais pas à ce que tu sois aussi sensible à une longueur d'onde comme ça … il nous reste quelques fréquences hautes à passer, mais je peux faire sans pour l'instant.»

La laissant souffler, il arriva avec le papier sur lequel il avait pris des notes avant de reprendre.

« Je devrais pouvoir trouver un matériau avec des fréquences propres proches de celles que l'on a pu isoler comme n'étant pas trop gênantes … Il me reste quelques calculs à faire, mais cela ne devrait pas me poser de problèmes, tu auras ton système pour demain dans l'après-midi, du moins je l'espère.»

Il continuait de lui sourire, de son regard étrange mais bien réel, une vérité détournée qui se voulait manipulatrice. L'avantage était en sa faveur, il avait tout trouvé pour elle, son point fort, son point faible, mais elle, elle ignorait tout de lui, et pour cause, elle avait tellement été préoccupée par son sauveur, qu'elle en avait oublié que lui aussi possédait un pouvoir spécial.
Mais qu'elle ne s'inquiète pas, elle le verrait un jour … à son plus grand regret.
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Phillia avait suivi l'homme reptilien en silence jusque dans la cave. En arrivant à l'intérieur, la jeune fille ne put s'empêcher de rester bouche bée devant la transformation de la pièce. On aurait dit que ce n’était pas le même endroit, le garage remplis de bric-à-brac était devenu un laboratoire organisé et minutieusement rangé. C’était vraiment impressionnant.
La jeune fille regardait chaque objet avec une certaine fascination, s’imaginant à chaque fois une centaine d’utilité pour chacun d’entre eux. Elle s’apprêtait à toucher à un câble quand Bryan la fit sursauter. Elle se retourna et regarda la table sur laquelle il lui demandait de s’allonger. Elle tiqua en voyant les sangles de part et d’autre, pourquoi cet homme avait-il jugé nécessaire d’en installer ?!!!

Mais elle choisit de faire confiance au Serpent, après tout, jusqu’ici elle n’avait été déçu… Elle espérait juste que ça allait continuer.
Une fois allongée, elle ramena ses mains vers elle en les serra contre son ventre et croisa les jambes pour les éloigner le plus possible des sangles. C’était plus fort qu’elle, elle avait horreur d’être entravé et l’idée que l’on puisse être attaché sur cette table où elle était elle-même allongée n’arrivait bizarrement pas à la rassurer.
Elle attrapa le casque qu’on lui tendit et prit soin de le regarder sous tous les angles avant de le mettre sur sa tête. Quand elle fut assuré qu’il n’y avait rien de très menaçant à l’intérieur, la jeune fille l’enfila et se rallongea.

- Bah… Faut bien… répliqua-t-elle devant la question du scientifique, incapable d’être plus à l’aise.

L’expérience fut moins éprouvante que Phillia ne l’avait craint. Au début, elle-même n’entendait pas les sons que la machine produisait. Mais elle finit rapidement par percevoir quelque chose. Elle remarqua que Bryan avait dû mal à y croire, et elle ne fut pas mécontente de le surprendre… Pour une fois qu’elle obtenait un peu de reconnaissance… Ce ne fut pas pour lui déplaire.
Elle eut droit à toutes sortes de vibrations, certains sons étaient plus agréables à entendre que d’autres, mais rien de bien insupportable. L’un d’entre eux était tellement étrange qu’il la fit rire !! Le scientifique notait toutes les réactions de la jeune fille. Celle-ci se demandait bien ce qu’il allait faire de toutes ses informations.

Mais soudain, sa tête explosa. C’était comme si chaque bruits, chaque sons stridents qui l’avaient fait souffrir, depuis que son pouvoir s’étaient manifesté pour la première fois, s’étaient rassemblés pour agresser d’un coup ses tympans. Phillia poussa un cri de douleur, son corps entier se crispa et elle resta un moment paralysée malgré le fait que la machine avait été arrêtée, respirant fortement. Des larmes de souffrance perlaient au bord de ses yeux.
Quand Bryan vint vers elle pour l’aider à se relever. La jeune fille reprit le contrôle d’elle-même et se redressa précipitamment, refusant qu’on la touche. Ses gestes et son corps entier étaient tremblants. Elle retira précipitamment le casque qu’elle avait sur la tête, se retenant de le jeter à l’autre bout de la pièce. Elle avait eu mal, terriblement mal… Et ça la rendait bien plus agressive, ses nerfs tant à fleur de peau.

Elle accepta volontiers de s’assoir sur une chaise, ayant d’un coup du mal à tenir sur ses jambes. Et alors que le Serpent la laissa seule pour aller lui chercher un verre d’eau, Phillia profita du fait qu’elle était seule pour éclater en sanglots silencieux. La jeune fille était loin de chez elle, chez un parfait inconnu qui venait de lui infliger une douleur plus qu’insupportable. Ses nerfs lâchaient.
Elle se calma rapidement en entendant Bryan revenir. Après tout, elle avait choisi de le suivre et de s’engager dans cette voie. Et elle ne pouvait pas revenir en arrière… Alors pourquoi se plaindre ? Elle prit le verre d’eau qu’il lui tendit, murmurant un faible « Merci » quasiment inaudible. Boire tout en écoutant ce qu’il lui disait l’aida à se reprendre un peu et elle commença à se détendre.

- D’accord… Parfait… fit-elle vaguement. Oui, on continuera plus tard, merci…

Phillia se leva lentement, serrant toujours son verre d’eau entre ses mains. Elle n’avait pas une seule fois regardé Bryan, trop en pilote automatique afin de s’assurer de ne pas tomber. Elle était épuisée, à bout de force… Souffrir était vraiment très éprouvant…
Elle commença à se diriger vers l’escalier pour remonter dans la maison, marchant d’un pas lent.

- Je… Je vais…

Où allait-elle en fait ? Elle ne savait pas trop… Le plus loin possible de cette table et de ce casque peut-être ? Son esprit se déconnectait complètement. Il fallait qu’elle se repose.

- … dormir… Oui c’est bien ça dormir… Préviens-moi si tu as encore besoin de… voilà quoi…

Ses phrases n’avaient même plus de sens logique. Sa tête lui faisait mal, comme si une cloche sonnait à l’intérieur continuellement. Elle avait vraiment été sacrément atteinte par cette fréquence… Plus jamais ça…
La jeune fille gravit calmement les marches, s’éloignant pas à pas du laboratoire pour finir par atteindre sa chambre. Elle eut à peine le temps de poser son verre sur la table de nuit qu’elle se laissa tomber sur le matelas. Elle ramena ses jambes contre elle et se laisser envelopper par les bras de Morphée.

Quand elle se réveilla le lendemain, la matinée était déjà bien entamée. Elle avait dormi comme une pierre et n’avait pas fait le moindre rêve. Mais ça avait au moins eut le mérite de se reposer. Sa tête ne lui faisait plus mal et la souffrance de la veille n’était plus qu’un souvenir.
Elle descendit au rez-de-chaussée et se dirigea vers la cuisine pour piquer quelque chose à grignoter rapidement. Ainsi, tout en mordant dans un morceau de pain, la jeune fille sortit dehors et s’assit sur le muret devant la maison, profitant du soleil. C’était calme, il faisait bon, elle allait un peu mieux… Elle profitait du fait qu’elle venait de se lever pour faire durer le silence et sa solitude.


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Encore sous le choc, la miss ne put guère répondre, et se contenta de phrases simples bien qu'embrouillées. Visiblement, cette fréquence lui faisait perdre ses moyens, si bien qu'elle n'avait même pas usée de son pouvoir comme défense, chose que le Serpent faisait. Peut être était ce lié à la nature de l'individu, peut être pas, dans un sens, ça l'arrangeait.
Ainsi, elle remonta se coucher, comme pour oublier ce terrible épisode, pauvre elle … elle n'était pas vraiment dans son assiette, qu'à cela ne tienne, elle avait douillé sévèrement, et ça, il pouvait le comprendre.
On ne s'attardait que peu sur l'histoire et le passé de Bryan Payne, pour ainsi dire, il n'en parlait pas ; pas par honte, non pour des raisons autres, comme le fait qu'il souhaite rompre avec ce dernier. L'orphelinat, la mort de ses parents, ses premières expériences, sa scolarité prestigieuse, il ne voulait plus en entendre parlé, et personne ne lui en parlait. Non Phillia n'y avait même pas pensé, bien trop occupée à penser à elle, et c'était principalement là que résidait la manipulation de l'homme reptile, la faire penser à elle, la faire oublier qu'elle avait en face d'elle un être 'humain', et qu'elle ne voit plus qu'un sauveur.
Dès qu'elle aurait son dispositif d'écoute, elle pourrait vivre normalement, bien qu'elle ne serait probablement jamais normale, la vie lui réservait encore bien des choses.

Alors qu'elle quittait le laboratoire, le mutant poursuivit ses calculs, principalement en physique ondulatoire, propagation, interférence et tout ce qui s'en suivait, le tout appliqué à de la science des matériaux.
On pouvait dire que cela était relativement trivial, dans le sens où un non-scientifique ne verrait là que des chiffres et des lettres ponctuées par des signes parfois obscurs, mais le sens était là.
Le concept de ce dispositif auditif était simple et à la fois complexe : il se basait sur un phénomène d'interférences.
Alors les moins scientifiques pourraient se demander, qu'est ce que c'est que ce phénomène d'interférence ? Concrètement, il s'agit d'envoyer deux ondes pour qu'elles s'annulent … bien évidemment, la physique ondulatoire n'avait rien à voir avec la physique corpusculaire, et il serait trop long d'expliquer ici la mise en évidence de ce phénomène par les fentes de Young.
Donc en gros, il faut créer un milieu qui dévie et propage une gamme assez large de longueurs d'onde pour faire en sorte qu'une fois au niveau de l'oreille de Phillia, elle ne perçoive qu'un 'bruit de fond', en gros un résidu sonore qui s'apparenterait plus ou moins à ce que des humains lambda pourraient entendre. Était ce une limitation de son pouvoir ? Pas vraiment, dans le sens où ce qu'elle percevrait n'enlèverait pas sa sensibilité et tout ce qui sortait de la gamme serait perçu différemment, donc serait détecté normalement.
Tout ce beau blabla pour dire que cela relevait d'un beau chantier.

Il lui fallut toute l'après-midi pour arriver à isoler un système physique capable de reproduire ce schéma préconçu mentalement, restait le plus dur à faire : identifier des matériaux susceptibles de correspondre à l'indice de milieu recherché … enfin aux indices, puisqu'en physique ondulatoire, il n'y avait que très rarement de solution unique, là où les maths donnaient plusieurs résultats, le physicien lui, se devait de donner un sens réel à ces réponses.
Après quelques recherches sur le net, il arriva à trouver trois matériaux accessibles capables de subir des traitements pour correspondre à ses attentes et à celles de la demoiselle. Il avait donc trouvé une céramique, comprendre par là un matériau métallique contenant également des atomes organiques, type oxyde métallique ou verre par exemple, un alliage léger à base d'aluminium et de zinc, et une composite particulièrement difficile à travailler et bien trop hasardeuse pour l'essayer.
Ne perdant pas de temps, il mangea rapidement avant de partir en quête de ces précieux matériaux …

Il lui fallut la nuit pour trouver son bonheur, et il n'attaqua le travail de ces derniers qu'au petit matin, façonnant à sa manière le verre de la céramique et l'alliage pour donner une forme particulièrement adaptée à la demoiselle. L'idée n'était pas spécialement novatrice, mais le tout était que cela soit pratique avant d'être joli, cela viendrait par la suite.
Et le mutant travailla encore … et encore, sans jamais que son esprit ne faiblisse.



***********************************



Elle était là, tranquillement assise sur les marches de l'entrée de la maison des Payne, profitant de la tranquillité matinale. Le matin était presque terminé, elle avait dormi pendant un long … un très long moment, mais cela n'importait que peu à Bryan qui avait pu faire ce qu'il avait à faire durant cette période.
La regardant de l'autre coté de la porte, le Serpent ne dit rien, elle avait du sentir sa présence ou l'avoir repéré au son, mais qu'importe, il ne se faisait en rien menaçant. Il la laissa profiter pendant encore quelques instants du calme apparent, et lorsqu'il jugea bon de se manifester, il avança sur le pallier, restant derrière elle, ajoutant de sa voix calme et sifflante bien que mielleuse :

« Le calme … à la fois si reposant et inquiétant … curieux paradoxe tu ne trouves pas ?»

Lorsqu'elle le regarda, elle put voir le visage de l'être qui s'adressait à elle. La fatigue avait tiré les traits de l'homme pour accentuer son coté reptilien, autour de ses yeux, on pouvait voir désormais des cernes prononcées, sa peau était moins lisse qu'à l'accoutumée, ses yeux semblaient crier une faim grandissante, une envie de sang alors que sa voix, elle, n'avait clairement pas baissé en intensité.
Alors qu'elle le regardait, il n'y eut aucun sourire sur le visage de cet homme, pas même un rictus, pas une mimique, rien, un froid presque lugubre alors que la fatigue contraignait le mutant à quitter son apparence sympathique. Qu'importe, elle allait avoir ce qu'elle désirait.
Sortant une petite boîte de sa poche, il la lui tendit, attendant qu'elle l'ouvre pour découvrir les trésors qu'elle contenait.
Lorsqu'elle se décida à le faire, elle put découvrir deux paires de boucles d'oreille, une en ce qui s'apparentait à un cristal semblable à du quartz, l'autre avec un aspect plus métallique mais tout aussi brillant. Voilà ce sur quoi le Serpent avait travaillé pendant ces quelques jours de repos …

« Elles sont à toi … il m'a fallu la nuit pour te les confectionner … je t'en prie, essaye les.»

Évidemment, elle choisirait celles qui lui rendraient la vie meilleure, et il était fort possible qu'une des deux soit plus appropriée, qu'importe, une fois à ses oreilles, elle aurait probablement le calme qu'elle exigeait.
Et après ?

Après … voilà ce qu'il se serait passé si elle avait accepté son offre :
Le Serpent décida de l'entraîner à mieux contrôler son pouvoir, cela ne prit qu'une petite semaine avant qu'elle puisse en faire ce qu'elle en désirait, ne souffrant plus de problèmes de concentration, elle arriva à un degré de maîtrise plus qu'intéressant. Entre temps, le mutant avait reçu la visite d'une certaine personne qui cherchait à s'approprier ses services. L'échange fut bref, l'offre acceptée.
Respectant sa dernière part du marché, Bryan l'emmena là où elle pourrait trouver des mutants, à la base de son très récent employeur, là, elle rencontra d'autres mutants, dont un jeune homme capable de faire fondre un humain en quelques minutes.
Elle servit un temps avec le Serpent pour rassembler d'autres mutants, et quand elle comprit enfin comment les choses se déroulaient, elle but un verre d'eau de trop, son mentor ayant disposé une drogue quelconque à l'intérieur, la plongeant dans un état végétatif particulier.
Voilà quelle aurait été sa dernière vision …



***********************************



Sa vue dut lui revenir, quelques sensations également, jusqu'à ce que tout lui paraisse plus clair. Elle était nue, dans une sorte de gros tube en verre rempli d'un liquide étrange. Ses membres ne répondaient plus et elle pouvait à peine bouger la tête. Des perfusions servaient à l'alimenter et un système d'oxygénation avait été pensé.
De l'autre coté de la vitre, deux êtres la regardaient. Elle reconnut facilement le Serpent, mais pas la jeune femme à ses cotés. Depuis combien de temps était elle là ? Trop peut être …
Elle possédait encore son pouvoir, c'était un fait puisque, même à travers le liquide et la vitre, elle pouvait percevoir ce qu'il se disait.

«Elle s'est réveillée, je présume qu'elle peut même nous entendre … cette demoiselle est la première que j'ai croisé, un sacré potentiel mais bien vite essoufflé malheureusement … elle n'est rien comparée à la merveille que tu es.»

Il passait machinalement sa main sur le coté du visage de l'autre femme.

« Rien de plus qu'un cobaye.»

Pas le moindre sourire sur le visage du Serpent, en revanche, la demoiselle elle en arborait un.
Si Phillia put tourner la tête, elle put voir que son bloc était disposé à coté de nombreux autres, et on devinait facilement qu'à l'intérieur de ce laboratoire bien différent de celui du garage du mutant, il se pratiquait des choses horribles.
Le bloc sur la droite de Phillia contenait un jeune homme, ses bras avaient été ouverts on voyait que les os avaient été remplacés par deux tubes ouverts, sortant légèrement en dehors de la paume, y laissant un léger orifice. Dans celui de gauche, un homme un peu plus âgé, inconscient lui aussi, avait eu le bras gauche remplacé par un bloc de métal comportant quelques trous, comme pour y faire circuler de l'air.
Alors que la demoiselle quittait le devant de la vitre, le Serpent s'approcha de la vitre de Phillia, s'adressant alors à elle, il lui expliqua brièvement la situation, comme pour la narguer.

« Comme tu peux le voir, j'ai su tirer le maximum de ton don … j'ai même pu l'inculquer génétiquement à des humains normaux … j'ai fait d'eux des mutants. Tout ça, c'est grâce à toi, Phillia ...»

Sourire carnassier.

« Ne cherche pas à te débattre, tu ne peux pas sortir d'ici, le liquide absorbera la moindre petite onde que tu essayeras de créer.»

Tournant la tête, l'homme reptile fit un oui de la tête, donnant son aval pour envoyer des vibrations dans le liquide qui enrobait le corps de la miss, lui déversant alors une décharge sonore des plus déplaisantes, semblable à celle qu'elle avait subi lors de son premier test. Bien évidemment, elle n'avait plus de boucles d'oreille, elle était piégée. Puis les ondes se stoppèrent et le Serpent lui parla à nouveau.

« Un sacrifice pour la science ma chère … un misérable – petit – sacrifice.»

Il ne retint pas son rire moqueur alors qu'on envoyait à nouveau de la drogue dans l'organisme de la demoiselle, la forçant à nouveau à sombrer dans l'oubli. Ainsi, elle retourna dans l'ombre.

Voilà ce qui aurait attendu Phillia si elle avait accepté l'offre du Serpent, voilà la destinée qui lui aurait été attribuée, finir comme tas de chair, comme souche d'ADN pour des expériences sordides et inhumaines. Elle aurait été gardée, là, dans cette cuve, inconsciente …


Hrp:
 
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Et si Phil' avait accepté ?

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