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 Event 3 : There will be blood

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MAITRE DE JEU
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Event 3 : CIVIL WAR



Journal Télévisé de Jameson

Mesdames et messieurs bonsoir, je suis Frank Jameson, il est 16h30 et vous regardez CBS News,

Une terrible nouvelle vient d’arriver de la Cité Nation d’Utopia. Il y a quelques minutes à peine, une terrible explosion a retenti. Nous ne connaissons pas, à l’heure actuelle, l’étendue des dégâts mais les premières informations sont très préoccupantes et font état d’un paysage ravagé. Malheureusement, nous sommes certains que le nombre de victimes à déplorer sera particulièrement élevé. Comme vous le savez déjà, l’île était en proie a une terrible infection, transformant les malades en ce qu’il convient de nommer des zombies.
Les premières hypothèses tombent à l’heure actuelle. Nous avons dans nos locaux Marc Chap qui connaît bien Utopia.
Marc, que pouvez-vous nous dire de cette terrible nouvelle ?


La caméra quitte Frank Jameson pour venir sur Marc Chap, un homme âgé. Sous son nom est inscrit : Spécialiste d’Utopia.

Bonsoir Frank,
Avant tout, je tenais à marquer ma profonde tristesse sur les évènements se déroulant sur Utopia. Après les craintes nées de l’apparition de ce lieu, nos avons pu constater de son rôle bénéfique. Utopia se voulait un havre pour les mutants et les surhumains et jusqu’alors fonctionnait à merveille. L’économie, grâce à une industrie brillante était florissante.
C’est peut-être ce qui a causé la perte de l’île. L’infection s’est propagée à une vitesse folle dans une communauté qui ne savait plus contrôler ses pouvoirs. Il est fort à parier sur une réaction en chaîne des industries fragilisées après une explosion


L’image revient sur Frank Jameson.

Merci Marc. Les forces d’immigration viennent de me donner des nouvelles encourageantes. Lorsque l’explosion s’est produite, l’évacuation de l’île avait lieu et de nombreux survivants sont actuellement en mer sur le Broken Mirror. Les autorités nous informent qu’en raison de l’infection, ils resteront en mer en quarantaine. De la même façon, une équipe de secours est en train d’être constituée. Bien évidemment elle ne sera envoyée qu’une fois la situation maîtrisée.

Ce flash information se termine donc. Je tiens tout de même à avoir une pensée pour nos confrères Lucy Tilenberg et Jeffrey Stenson qui se trouvaient sur Utopia. Nous sommes sans nouvelles d’eux. Nous prions pour qu’ils nous reviennent sains et saufs.

C’était Frank Jameson pour CBS News.



***


Aux Etats-Unis ce jour à 17:30

[retour sur les quatre personnes que vous aviez découvert au lancement de l’event]

Le quatuor naviguait dans une labyrinthe de souterrains. Il savait qu’il serait bientôt sur zone et sur le visage des deux plus jeunes hommes (le blond et le brun) se lisait une terrible impatience mêlée à une détermination sans faille. Le plus âgé, Francis, regarda une fois de plus sa montre. “Nous sommes à H moins quinze minutes. Nous devons accélérer.” Sans hésitation, ils avancèrent dans le dédale. En levant le poing, Francis leur intima l’ordre de stopper leur marche. Sur le détecteur de mouvement la rouquine, qui se nommait Jane, avait repéré quatre individus montant la garde. Drake et Aryn, le blond et le brun, décidèrent de se charger de cet obstacle. En quelques secondes, le sort des gardes fut réglé. Deux balles dans la tête d’un côté, deux crânes explosant de l’autre et le tour était joué.

Ils passèrent à côté des cadavres qui portaient un uniforme bleu. Ils n’y jetèrent même pas un regard et s’engouffrèrent dans un petit escalier. Lorsqu’ils arrivèrent au bout, ils furent bloqués par une porte. De l’autre côté se tenait un garde. Il faudrait être rapide. Francis regarda sa montre. Il ne leur restait que deux minutes. Jane s’approcha alors de la serrure. Elle y posa sa main d’où éructa une terrible chaleur qui fit fondre le verrou. Avec célérité, Francis s’engouffra dans la petite salle. Ses dagues furent précises et il décapita le pauvre homme qui n’avait pas eu le loisir de réfléchir face à cette vitesse surhumaine. Les trois autres pénétrèrent alors dans cette salle qui semblait être un débarras. Jane jeta un regard satisfait sur l’homme. Sur sa veste pouvait se lire “... House Security”. Son teint devint alors plus rutilent.

Francis regarda alors sa montre une ultime fois. “C’est l’heure.” Dit-il. Et le quatuor pénétra dans un grand hall. D’une même voix, les gens présents les entendirent prononcés : “Pour les Inhumains !!!” Et une explosion retentit, terrible, sourde. La Maison Blanche n’était plus.


***


Quelque part en Russie ce jour à 15:00, heure américaine

Go go go !” Ils quittèrent le jet. En premier Captain America, derrière lui la Sorcière Rouge et enfin Thor, la Vision et le Faucon. “Captain, on ne peut rester aussi proche. Il vous faudra envoyer le signal et nous viendrons vous exfiltrer ! Bonne chance.” Nick Fury avait donné ses dernières indications aux Avengers. Ils étaient là pour une mission bien précise dont l’avenir du monde dépendait. Une mission pour les Vengeurs. Ils avaient été créés pour cela après tout.

Ils arrivèrent rapidement en vue d’une petite bâtisse. Ils savaient qu’il s’agissait d’un iceberg. C’est la Vision qui se chargea de l’entrée en matière en éliminant en un clin d’oeil toute résistance au sol. Ses quatre compagnons purent donc atterrir sans coup férir. “Bien. Nous devons agir vite car nous savons de source sûre qu’il est ici. Vision, tu devras brouiller les communications qu’ils ne puissent pas compter sur des renforts. Faucon, tu vas sécuriser la zone. Thor et Wanda, vous venez avec moi, nous ne serons pas trop de trois pour affronter ce qui nous attend en bas.” Ils se mirent en mouvement sans plus attendre. Mais ils avaient déjà été repéré et deux armures en forme de dragon sortirent de la base.
Je m’en charge, filez !” Dit alors le Faucon qui s’élança d’un bond dans les cieux, ses ailes se déployant. Mjolnir fit son oeuvre en défonçant l’entrée de la base et le trio pénétra dans les lieux. Usant de son pouvoir de la foudre, Thor mit hors service le système des ascenseurs. Les quatre Avengers sautèrent donc dans le conduit. Captain fut le premier en bas, ne freinant pas sa chute pour user de son bouclier à l’atterrissage. Des soldats de l’hydre les y attendaient déjà. Mais face à la puissance des quatre, ils furent rapidement réduits au silence. Une alarme résonna toutefois dans la base. L’état d’alerte était donné.

La Vision quitta alors le groupe afin de mener à bien sa mission. La puissance électrique de Thor lui avait fait gagner du temps, mais il se retrouvait dans une course contre la montre. Sans toucher le sol, il partit vers la salle où se trouvait le réseau des communications. Plusieurs fois les ennemis lui tendirent des embuscades mais sans même en souffrir, il les élimina avec une célérité terrible.

Dans le ciel surplombant la base, le Faucon luttait farouchement contre deux ennemis. Il fut surpris des capacités de vol des engins lui rappelant les armures de Stark. Hydra avait grandi en puissance et plus le temps s’écoulerait, plus la victoire leur tendrait les bras. A plusieurs reprises il tenta de les frapper sans que cela ne donne de réels résultats, visiblement la base leur conférait un bouclier. Il devint alors une cible et ne dut sa survie que par des réflexes exceptionnels.

Dans les profondeurs de la base, le trio n’avait pas perdu de temps et progressait inexorablement vers son but. Les soldats ne leur causaient guère de souci et la Sorcière Rouge les faisaient se retourner les uns contre les autres grâce à sa voix ravageuse. Soudain, de nombreux couteaux vint à leur rencontre pour les frapper. Mais une fois de plus Wanda s’interposa. Un duel télékinétique débuta alors. L’ennemi ne resta pas longtemps hors de vue. Il s’agissait d’un homme, jeune, très jeune… trop jeune. “Continuez je m’en occupe !” La fille de Magneto avait parlé. Captain America et Thor auraient souhaité l’épauler mais le temps jouait en leur défaveur et ils poursuivirent leur chemin.

Communication coupée.”  La Vision avait réussi sa mission et venait d’en informer ses coéquipiers. Dans le ciel, les dragons semblèrent désarçonnés. Le Faucon ne rata pas cette chance et lança une nouvelle offensive. Rapidement il parvint à en éliminer un. Mais le second se montra plus offensif. Un duel terrible s’engagea, tournant en défaveur du héros de la liberté. Ses ailes furent endommagés et le dragon piqua vers lui, venant pour l’achever. Dans un ultime mouvement de désespoir, il parvint à poser une micro mine sur son ennemi avant de s’en éloigner. Le dragon explosa alors que le Faucon rejoignit le sol. Ses ailes étaient hors service.

La Sorcière Rouge faisait face à son ennemi. Un combat mental terrible avait cours entre eux et bien difficile était de prédire le vainqueur de ce duel. Plus loin, Captain America et Thor poursuivaient leur avancée vers le but ultime de cette mission. Soudain, un pan de mur explosa et un coup vint frapper le Captain qui put y opposer son bouclier. Il fut cependant projeté par la puissance de l’impact. L’ennemi décida alors de revenir à la charge mais Mjolnir vint le rappeler à la raison, faisant sauter son masque. Thor faisait face à… lui-même. “Je crois que vous avez des choses à régler.” Dit-alors Rogers tout en quittant la salle. Il serait bientôt arrivé à destination et savait que Thor pouvait s’occuper de ce contre-temps.

La Sorcière Rouge et son adversaire luttaient farouchement. Pour quiconque, il semblait immobile et simplement en phase d’observation mais des vagues mentales surgissaient de part et d’autre. Autour d’eux les murs se lézardaient face à la pression terrible qu’ils maniaient. Une goutte de sang perla du nez de Wanda. Son regard sembla s’embraser. Face à elle, la douleur sembla s’emparer du jeune homme. Il posa un genou au sol et du sang vint s’écouler de ses orbites oculaires. Cela dura de longues secondes avant que son corps ne s’écroule. Wanda se laissa lourdement choir, uséepar le combat.

Le Captain arriva finalement devant une porte en acier. Il allait tenter de la briser quand elle s’ouvrit naturellement. Au fond de la salle se tenait l’ennemi. “Je vous attendais Captain America.” Le Crâne Rouge était là, prêt pour l’ultime affrontement. “Il est temps de vous rendre !” Lui intima le héros américain. “Vous savez très bien que cela ne se terminera que par votre mort… ou votre mort…” Et il eut un rire maléfique. Steve Rogers lança alors les hostilités. Les deux hommes luttèrent farouchement. Crâne Rouge semblait plus puissant mais Captain America disposait de son bouclier et de son expérience au combat. Mais le leader d’Hydra parvint à prendre l’avantage et délivra son ennemi de son arme de prédilection. Il lui asséna de nombreux coups faisant jaillir du sang de la bouche du Captain. Tout semblait perdu et le dictateur vint porter le coup de grâce quand la bâtisse fut ébranlée. Le sol se fendit, entraînant dans sa chute le maître de l’Empire russe. Le Champion de la bannière étoilée se releva difficilement et parvint d’un bond à s’emparer de son bouclier avant de suivre le même chemin.

Peu de temps auparavant, Thor luttait contre son sosie. Le bougre frappait fort et cela ne faisait qu'attiser l’esprit guerrier du dieu d’Asgard. Tour à tour ils se rendaient coups pour coups et petit à petit l’on pouvait dissocier plus aisément l’original de la copie à la teinte orangée que cette dernière prenait. Alors que Thor allait le frapper avec Mjolnir, le clone s’empara de son poignet. Le feu régnait en lui et il brûla le seigneur de la foudre qui le repoussa d’un coup de pied défonçant. Le faux Thor sembla alors entrer dans une transe, ses yeux s’illuminèrent de façon malsaine. L’Ase comprit alors le danger et utilisa Mjolnir pour frapper le sol qui se craqua jusqu’à la cible qui reçut une décharge électrique qui le stoppa dans sa folie. D’un bond, Thor sauta derrière son ennemi et d’un geste rapide, lui brisa la nuque. Mais le sol ébréché se mit à trembler. “Oups...” Thor y avait été un peu trop fort.

Les deux ennemis de toujours se faisaient face, sur une passerelle. Sous eux se tenait un réacteur qui alimentait la base. Captain America affrontait sa nemesis et le final approchait. D’un revers de la main, il essuya le sang qui coulait de la commissure de ses lèvres. Face à lui le monstre affichait un sourire triomphal. Dans des mouvements théâtraux, il se lança dans un de ces monologues dont seul les Super Vilains sont capables : “Captain America, héros d’une Amérique en ruines, symbole de la déchéance liberticide… Où ont conduit ta nation, ton peuple, ces idéaux que tu défends si chèrement ? L'abîme observe l’Amérique cernée par les ennemis qu’elle a fabriqué de toute pièce. Je viens vous libérer. Je viens libérer ton peuple de ces faux héros dont tu fais partie. Je viens libérer ton peuple de sa politique politicienne. Je viens lui offrir cette paix et cette sécurité qu’il a toujours recherchées. Et comme symbole de tout ceci, je vais t’éliminer de mes mains.” Et il éclata d’un rire maléfique. “Et bien je t’attends.

Ils partirent à la rencontre l’un de l’autre. Une fois de plus le combat fut terriblement violent et chacun rendait à l’autre ses coups. Mais comme auparavant Crâne Rouge prit le dessus. Il repoussa Rogers qui éprouvait de grandes difficultés à suivre le rythme imposé par l’ennemi. Il sentait la défaite venir et d’un coup de pied ravageur, Crâne Rouge le mit à terre. Il venait pour une mise à mort. Il surplomba le Captain, s’apprêtant à en finir. “Ma victoire est totale !” Et son poing s’abattit…
Sur le vide, dans un réflexe désespéré, le héros avait esquivé l’assaut. Résister toujours, ne jamais abandonner, tel était le leitmotiv du champion du bien. D’un mouvement rapide, il frappa le Crâne Rouge qui fut déséquilibré avant de tomber dans le gouffre du réacteur. Captain s’écroula…

Quelques secondes plus tard, la voix de la Vision émergea du néant. “Fury, venez nous exfiltrer.” Dans ses bras se tenait Captain America, à ses côtés Thor et le Faucon  aidaient la Sorcière Rouge. Lorsqu’ils quittèrent la zone dans le quinjet, la base explosa.



Journal Télévisé de Jameson à  17:31


Sur le bandeau du journal on peut lire : America’s under attack !

Mesdames et messieurs bonsoir, je suis Frank Jameson et vous regardez CBS News,

Notre nation est attaquée. Il y a quelques instants, une terrible explosion a retenti, nous frappant en notre cœur. La Maison Blanche a été réduite en cendres. Nous ignorons encore les auteurs de cette attaque bien que les soupçons se portent sur la Russie d’Hydra. Nous ignorons encore si notre Présidente a pu se tirer de ce terrible attentat. Comme vous le voyez sur ces images, le centre de notre démocratie a été totalement rasée.

... quelques minutes passent avec des interventions de spécialistes des attentats, on parle beaucoup de Roslin et de son potentiel successeur…
Oh mon dieu, on m’informe à l’instant que trois autres attentats ont frappés notre sol. Le Caesars Palace de Las Vegas, le St. Johns Town Center de Jacksonville et l’Université La Salle de Philadelphie ont été horriblement touchées. Nous attendons plus d’informations mais il est fort probable que les victimes se comptent par centaines.
... on continue avec des images larges sur les zones d’explosion. On voit des paysages ravagés, des équipes de secours débordées…
On m’annonce une nouvelle réjouissante dans ces circonstances terribles. Laura Roslin, notre présidente a survécu.

... le journal continue sur un reportage sur la Présidente Roslin, montrant quelle n’a jamais reculé face à l’adversité. Puis on revient sur les attentats, les premiers chiffres font état d’au moins 1600 morts…



Allocution de Laura Roslin la nuit succédant aux attentats vers minuit

Américaines, américains, mes chers compatriotes,

Avant toute chose, je tiens à vous remercier pour les marques d’attachement que j’ai reçu ces dernières heures. Notre nation traverse une période sombre mais je sais qu’ensemble, nous sommes invulnérables.

Avant de revenir sur la terrible tragédie qui a frappé notre sol, je tiens à vous indiquer que la Russie et Hydra sont hors de cause. Je reviendrais sur ces attentats par la suite car ils méritent d’être développés mais avant tout je tiens à vous faire part d’une nouvelle sur le front de notre guerre face à la tyrannie. Hydra n’est plus !

Ces dernières heures, nous avons eu une information capitale sur la cachette du dictateur Crâne Rouge. Des troupes américaines ont déclenché l’assaut et j’ai, dans ces terribles circonstances, l’honneur de vous informer qu’il n’est plus de ce monde. De nombreux Généraux russes agissant par peur de ce tyran ont immédiatement déposé les armes. Des poches de résistance existent toujours mais notre armée de libération y mettra, je n’en doute pas, un terme rapidement. Sous l’égide des Nations Unies, monsieur Leonid Evtimov, réfugié politique ayant fui la dictature, prendra la tête d’un gouvernement provisoire chargé de remettre en marche ce pays meurtri. Nous serons à leurs côtés.


Laura Roslin prend alors une profonde inspiration, retirant ses lunettes avant de les serrer dans ses mains, visiblement émue.

Il est désormais temps de revenir sur ces terribles évènements qui ont ébranlé notre sol. Philadelphie, Las Vegas, Jacksonville et Washington… Toutes ont été frappés par l’ignominie. Une enquête est actuellement en cours afin de connaître avec exactitude les raisons et causes de ces terribles attentats. Je tiens avant tout à présenter aux familles des victimes mes sincères condoléances. Non ! Ces morts ne seront pas vaines. Non ! Notre nation ne pliera pas l’échine face à la terreur. C’est bien mal connaître la patrie américaine et le peuple américain que de nous penser si faible.
Mes chers compatriotes, frères et soeurs d’Amérique. Cette horreur n’est pas l’action d’un groupe étranger armé. Hydra n’est pas la cause de cette tragédie. Cet ennemi qui a lâchement attaqué nos fils et nos filles sont nos voisins, nos collègues, peut-être nos amis. Lors de l’assaut sur la Maison Blanche, et lors des différents assauts, les kamikazes ont tous eu les mêmes paroles : “Pour les Inhumains”... Inhumains… que signifie ce mot ? Il désigne un groupuscule de mutants, de surhumains.
Depuis de nombreuses années les mutants sont au centre de nombreuses polémiques. Je suis et je resterai une fervente défenseur des libertés individuelles. Mais autour de nous gravitent des individus au pouvoir terrifiant. Pour un héros, combien existent ils de monstres comme ces terroristes ? Je sais que l’horreur vous a saisi et je vous prie de ne pas commettre de redoutables amalgames. Je sais que nombres d’américains craignent pour leur sécurité, et je vais prendre les mesures nécessaires afin de vous offrir cette sécurité. J’annonce d’ores et déjà que j’ai convoqué en session extraordinaire l’ensemble de mon gouvernement. Mutants, surhumains, je sais que vous n’aspirez qu’à vivre parmi nous en paix. L’oeuvre de ces extrémistes fanatiques ne vous représente pas. J’en appelle à votre discernement afin d’aider l’action du gouvernement. Pour que ne se reproduise plus cette tragédie qui a coûté, à l’heure actuelle, deux mille cent deux vies américaines.

Dieu bénisse l’Amérique !!!


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Event 3 : CIVIL WAR




Allocution de Laura Roslin, Présidente des États-Unis d’Amérique. USA Washington, le 25 Novembre


Mesdames, messieurs, mes chers compatriotes,

Notre nation vit une heure triste. Alors que nous devrions nous réjouir de la fin de la guerre nous ayant opposé à la Russie d’Hydra, nous pleurons aujourd’hui deux mille huit cent vingt trois vies américaines perdues. Perdues sur l’autel de la folie d’un groupuscule maléfique, cherchant à nous monter les uns contre les autres.
Je tiens avant tout à m’adresser aux humains à pouvoir. Vous faites partie intégrante de notre société. Nombreux parmi vous ont accompli de grandes actions pour notre nation, et je ne doute pas que demain, vous continuerez de nous défendre et nous aider. En tant que Présidente, mais surtout en tant que citoyenne de notre grande nation, je souhaite que vous compreniez notre démarche. Face à la folie de quelques illuminés dans vos rangs, la population a peur. Et je refuse que vous ne deveniez des cibles de la peur. Seuls les véritables ennemis de la nation doivent craindre son courroux et le courroux de son peuple.

Afin d’assurer une meilleur protection de la population, qu’ils fussent humains avec ou sans pouvoir, nous déposerons dès demain un projet de loi. Cette loi Roslin se découpe ainsi :

- Tout humain à pouvoir devra se recenser auprès des autorités.
- Tout humain à pouvoir devra déposer son masque et rendre public son identité.
- Pour ceux dont les pouvoirs seront jugés instables, une obligation d’information sur leur mouvement existera.
- Service civil : sur leur demande, les humains à pouvoir pourront oeuvrer pour le bien de tous en compagnie des forces de l’ordre.


En outre, nos laboratoires poursuivent leurs travaux d’arrache-pied afin de lutter contre la contamination alien ayant déclenché des pouvoirs incontrôlables. Ainsi je vous informe qu’un vaccin est sur le point d’être trouvé et qu’il pourrait être décliné, le cas échéant pour les mutants et les surhumains. De même, j’annonce la création d’un secrétariat d’Etat à la condition des Surhumains qui sera confié à un membre de cette communauté.

Enfin, j’en viens aux mesures plus difficiles. Le recensement est obligatoire. Toutes personnes refusant de se soumettre à cette obligation sera considéré comme un criminel potentiellement terroriste et fera donc l’objet d’un mandat d’arrêt. Dès la promulgation de la loi, vous aurez jusqu'au 14 Décembre minuit pour vous recenser.

Mes chers compatriotes, ce n’est pas de gaieté de coeur que je soumets au vote du parlement ces mesures. Mais je pense sincèrement qu’il s’agit de la meilleure solution afin de pouvoir continuer à vivre en liberté et sans suspicion entre collègues, voisins, frères…

Dieu bénisse l’Amérique.



Situation




Mes petits chéris, le recensement est lancé. Vous comprenez tous ce que cela signifie.

Nous vous demandons donc de nous faire vivre en post rp ci-dessous la réaction de votre personnage à cette annonce (le staff est à votre disposition si vous avez des questions), vous devrez indiquer si vous vous recensez, ou non. Le choix est obligatoire (mais pas définitif bien qu’il y aura des conséquences).
Votre choix : "Recensé (e)" ou "Non recensé (e)" devra apparaître à la fin de votre post, en gras rouge.
Bien entendu et même si ce sujet est ouvert à Washington, vous êtes libres d'être ailleurs. Toutefois et pour des raisons logistiques, nous vous demandons de poster à la suite en précisant le lieu où votre personnage se trouve.


Vous devrez avoir posté avant le Jeudi 3 Décembre 18h. Le prochain tour de l'Event aura lieu Vendredi 4 Décembre. Sachez toutefois que inrp, il se déroulera le 15 décembre.


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MAITRE DE JEU
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Règles du recensement


• Pour les êtres à pouvoir qui se recensent :


  • vous êtes fichés dans les bases de données du gouvernement,
  • sont connus : votre identité, vos pouvoirs, votre adresse, votre lieu de travail etc.
  • le gouvernement peut faire appel à vous en cas de problèmes,
  • vous êtes citoyens américain et protégé en tant que tel,
  • vous n’agissez plus par vous-même mais dans le cadre gouvernemental, en bref, vous n’êtes plus un justicier, vous avez des comptes à rendre,
  • vous possédez une carte de recensement.



• Pour les êtres à pouvoir qui refusent le recensement, les clandestins :


  • vous êtes considéré comme potentiel terroriste aux yeux du gouvernement et l’opinion publique ne vous est pas favorable,
  • le gouvernement vous traque et glane des renseignements sur vous : votre identité, votre passé, votre famille, vos contacts...
  • la recherche à votre encontre est active. Par conséquent, si une caméra vous repère dans le métro, dans un magasin etc. les forces d’intervention d’élite de l’ATCU (ou simplement des forces de l’ordre) peuvent débarquer à n’importe quel moment dans vos RP dans le but de vous neutraliser.
  • cela signifie également qu’un MJ peut intervenir dans votre RP (qu’il soit privé ou non) à n’importe quel moment, quel que soit le contexte.
  • Autant vous dire que si vous criez haut et fort dans un centre commercial bondé que vous êtes un non recensé et que vous emmerdez le système, vous allez morfler mes canards



• Changer de camp


    Il vous est possible de changer d’avis à un moment donné de votre évolution. Un recensé peut très bien trouver que la loi Roslin est injuste et que par conséquent, il se rebelle. De même, un non recensé peut finir par accepter l’idée que se rendre est mieux pour tout le monde. Il est également possible que votre personnage subisse un chantage de l’un des deux partis ou bien qu’il soit influencé (lavage de cerveau etc.). Dans tous les cas, vous devez faire votre demande auprès du staff dans le sujet approprié. Attention ! Le changement est possible mais ne peut s’opérer qu’une seule et unique fois, alors réfléchissez bien.



• Lorsqu’un clandestin décide de se recenser


  • il est considéré comme un traître à son camp,
  • il bénéficie dès lors des avantages des recensés mais doit également en respecter les règles.



• Lorsqu’un recensé décide de rejoindre les clandestins :


  • il est considéré comme un traître à son camp,
  • son identité étant connue du gouvernement il devient une cible prioritaire,
  • du fait de son recensement, ses ennemis peuvent le retrouver lui et son entourage et il ne bénéficie plus de la protection du gouvernement,
  • son identité est connue publiquement.


Ces règles sont appelées à évoluer mais bien entendu, vous serez prévenus.
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Feat : Luke Evans
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Race : Humain
Localisation : New-York
Emploi : Agent du S.H.I.E.L.D.


Feuille de personnage
Pouvoirs:
New York City.
Un mois plus tard.


La foule se presse dans l’escalier, pour s’échapper de la bouche de métro. A n’importe quelle heure de la journée, des dizaines de passagers sortent des wagons pour filer vers les marches, les gravir en quelques instants pour se précipiter dans les rues et avenues de New York.
L’objectif, toujours le même, est d’arriver le plus vite possible à un rendez-vous, un entretien ou tout simplement aller au travail ou rentrer à la maison.

Depuis les Evènements, la chute de l’Hydra en Russie suite à l’invasion américaine en Europe pour repousser l’ennemi, puis surtout l’infection à Utopia et les frappes sur le sol des Etats-Unis, les touristes sont rares. Cela ne fait qu’un mois, maintenant, que le gros des troupes américaines a été rapatrié d’Europe, et les gens ont encore peur.

Le sentiment de malaise, de terreur profonde vis-à-vis d’un monde peuplé d’êtres capables d’anéantir leur mode de vie plonge les citoyens dans une dépression lente et profonde. Et ce ne sont pas les discours officiels et les décisions politiques qui changent la donne ; à vrai dire, ils ont plutôt tendance à l’empirer.

« Hey, fais attention… »

Dane Whitman grogne dans sa barbe naissante alors qu’il gravit les escaliers, la main droite crispée sur la barre murale. Un jeune actif pressé l’a bousculé, et a réveillé en lui de terribles douleurs de poitrine, qui s’étaient à peine endormies grâce à ses nombreux antidouleurs. Il va mieux, mais ce n’est pas encore la pleine forme.

Il parvient dans l’avenue new-yorkaise, et laisse son regard sombre glisser sur les trottoirs pleins de vie, sur la route remplie de véhicules en mouvement et de taxis en quête de la course la plus efficace et la plus chère. Malgré les crises, malgré les malheurs, la Grosse Pomme ne dort jamais, ne s’arrête jamais ; et c’est là un symbole d’espoir, comme une forme de victoire sur la chape de ténèbres qui s’est abattue sur le monde.

Lentement, l’agent du S.H.I.E.L.D. s’approche d’un Starbucks Café, pour donner à son corps la dose de caféine qu’il réclame depuis bien trop longtemps maintenant. Après avoir zigzagué entre les clients, passé sa commande, attendu la réalisation de sa tasse et récupéré le gobelet, il s’écroule sur un canapé moelleux, et cale son épaule contre le mur, dans l’angle.

« Aaaah… »

Un petit soupir de plaisir s’échappe de ses lèvres, une fois qu’elles ont goûté au doux breuvage qui revigore son corps refroidi par le froid hivernal. Un sourire glisse sur son visage, alors que ses muscles se détendent ; ça fait du bien. Et ça faisait longtemps.

Dane entoure le gobelet de ses doigts pour les réchauffer, et laisse son esprit dériver ; beaucoup de choses se sont passées depuis son dernier Starbucks, et peu ont été vraiment positives.
Entretemps, il a été envoyé en Europe en tant qu’agent du S.H.I.E.L.D., a pu rencontrer Tony Stark, retrouver William Cooper, Natasha Romanov et Bruce Banner, qu’il avait croisés en
d’autres occasions, qui n’étaient pas non plus réjouissantes. Il a dû combattre les forces de l’Hydra, monstres de cauchemar qui ont bien failli faire chuter définitivement les puissances des Avengers et du S.H.I.E.L.D.

Au fond, il n’en a fallu qu’à la chance pour qu’ils puissent s’en sortir, pour que le clone de Thor soit vaincu et que Captain America parvienne à vaincre son ennemi de toujours. Dane lui-même a cru périr en Allemagne, quand ce « Clhor » l’a frappé en plein torse ; là, l’Epée d’Ebène a pris le contrôle de son propriétaire, et l’a transformé en machine à tuer, prête à tout pour anéantir l’ennemi.
Whitman et ses camarades de désespoir ont été lourdement touchés, et n’ont dû leur salut qu’à l’arrivée très Deux Ex Machina des X-Men, les héros mutants qui souffraient déjà de voir Utopia en proie à une sorte d’invasion zombie, et à des morts en cascade.

« Bordel… le monde n’a aucun sens. Et il en a encore moins quand je commence à parler tout seul. »

Dane soupire, et s’en veut de remuer tous ces souvenirs ; surtout parce qu’il sait, au fond, ce que ça veut dire.
En faisant le bilan de ce qu’il s’est passé, en se remémorant ces moments difficiles, il se cherche une excuse pour ne pas penser au véritable problème. A la véritable question qu’il doit se poser, et à laquelle il a décidé aujourd’hui de trouver une réponse.

Dans quel camp est-il ?

Whitman grimace en pensant à ça, en pensant ainsi. Ce n’est pas comme ça qu’il veut voir le monde, ce n’est pas comme ça qu’il veut voir son action, et ce n’est pas comme ça qu’il veut voir des héros comme Tony Stark ou Steve Rogers ; mais il n’a pas le choix.
Gravement blessé en Allemagne, d’abord aux jambes et surtout au torse avec de multiples cotes brisées, Dane a été soigné par les X-Men avant d’être récupéré par le S.H.I.E.L.D. pour qu’il puisse bénéficier des mêmes techniques de soin que celles qui lui avaient permis de récupérer son bras droit, après que tous ses os aient été cassés par un fasciste extraterrestre. Il est sorti quinze jours plus tôt du centre médical, et a depuis repris une vie quotidienne classique dans son appartement, étant bien sûr mis au repos par son employeur.

Cependant, la période de soins s’arrête demain, et il va devoir confirmer qu’il se plie au nouveau mode de fonctionnement des « super-héros », en s’enregistrant officiellement. Si ce n’est pas le cas, il devra fuir, se cacher et prendre contact avec une forme de résistance, qui a certainement déjà dû s’organiser.
Et maintenant, il doit décider quelle voie il souhaite prendre.

Son regard devient vague alors que son esprit tente de découvrir ce qu’il veut réellement. Les premiers temps au centre médical ont été bien sûr vagues, la morphine troublant toute possibilité de réflexion. Par la suite, il n’est pas réellement entré en contact avec les autres membres de ce « club » qu’il a fini par rejoindre, en dehors de Bruce Banner.

Tous deux se sont connus dans la jungle, quand Dane avait été envoyé en mission pour
retrouver Hulk et faire en sorte qu’il revienne au pays avec le S.H.I.E.L.D. ; il n’en a pas été ainsi. Sur place, dans cette fichue forêt, Whitman s’est senti proche du scientifique, également touché par une malédiction qu’il n’a pas demandée mais qu’il entend garder pour lui, pour éviter que d’autres soient impactés. Leurs profils lui sont apparus soudainement très proches, et il avoue éprouver un début d’amitié pour Banner.
Il l’a contacté, ils se sont appelés. Les communications ont été courtes, rapides, visant surtout à savoir comment chacun allait, et comment ils comptaient gérer la suite ; les réponses n’ont pas été très claires, ou en tout cas n’ont pas vraiment aidé Dane.

Ce dernier n’est pas un vrai partisan du contrôle ou de la surveillance. Il sait très bien quelles dérives peuvent arriver chez un Gouvernement qui a accès à une telle force de frappe, et sait tout de ceux qui la composent. Même s’il est bien intentionné, ce Gouvernement sera obligé de faire des choix, de prendre des décisions difficiles, et des vies seront brisées, et des gens seront blessés.
C’est inévitable. Accepter de s’enregistrer va mener à des dérives, des bavures et une grande paranoïa. Les surhumains ne sont pas des policiers ou des pompiers, ils n’ont pas choisi d’être ainsi pour la plupart ; et si certains, comme lui, souhaitent mettre leurs capacités au profit de la collectivité, tel n’est pas le cas pour les autres. Et il doute, très franchement, qu’un Gouvernement en mauvaise posture ou acculé hésite avant d’embrigader de force ceux dont il connaîtra tous les secrets ; il en a vu, dans le passé qu’il a visité pendant six ans, dans les armées des Croisés ou de l’autre côté, ces hommes recrutés de force et envoyés en première ligne pour faire avancer une guerre qui n’a plus aucun sens. Il l’a vu, il sait que cela se reproduira.

Non, Dane Whitman n’aime pas ce type de contrôle, car il ouvre une porte qui ne peut jamais être refermée, et libère une dynamique qui a causé bien des drames.
Mais il n’est pas non plus partisan d’une absence de contrôle.

L’évolution de la situation mondiale prouve bien que les surhumains ne sont pas différents des humains : ils ne sont ni meilleurs, ni pires, mais simplement animés par les mêmes envies, besoins et petites bassesses que l’Humanité connaît parfaitement. Crâne Rouge ne demeure qu’un dictateur fou, comme il y en a eu quinze autres ces cinquante dernières années ; Magneto n’est pas différent d’un terroriste lambda, avec « juste » plus de puissance de feu.

La Russie est en lambeaux, l’Allemagne et l’Europe de l’Est sont laminés, et Utopia est en ruines. Les surhumains ne sont pas responsables – mais le fait qu’ils bénéficient, à la base, d’une puissance de nuire extraordinaire ne fait qu’accentuer un problème déjà présent naturellement dans la société.
Chaque homme est une menace potentielle pour autrui ; mais la police et la crainte de l’autorité stoppent la plupart de mal agir. Mais quid de ceux dont les forces sont naturellement supérieures à la police ?

Même si ce n’est guère agréable, Dane ne peut s’empêcher de se dire que ce n’est pas très rassurant qu’un terroriste puisse venir et tout détruire ici – sans aucune autre arme que lui-même. Il refuse de considérer un être vivant comme une arme, mais… au fond…

« Ah, bordel. »

Whitman grimace, et décide de faire face au véritable problème. Les surhumains sont comme les humains normaux, et dans la masse, certains sont dangereux.
Certains volent. Certains tuent. Certains perdent l’esprit. Certains deviennent incontrôlables.
Certains comme lui.

Dane pousse un long soupir. Au fond, c’est bien ça la difficulté : lui-même, et l’Epée d’Ebène qui l’accompagne jusqu’à son trépas, jusqu’à ce que l’influence de la lame maléfique devienne trop forte et anéantisse son esprit.
Il sait très bien que ça finira ainsi, qu’il tuera beaucoup trop et qu’il sera stoppé par ses alliés, ses amis ; il le sera, car il ne pourra plus être lui-même, il sera uniquement cette pulsion de mort qu’incarne l’Epée d’Ebène.

A ce moment-là… quand ce moment arrivera… il devra être accompagné, suivi.
Contrôlé.

Même si cela ne plaît guère à sa conscience, son objectivité se rappelle à lui. Il est un danger, il est une menace ; encore contrôlable actuellement, mais ça ne durera pas. Et il se sentirait mieux, il accepterait mieux son sort s’il savait que, au moindre souci, au moindre moment où il commencera à flancher, certains interviendront pour l’arrêter avant qu’il ne soit trop tard ; certains interviendront, car il aura été surveillé et contrôlé.

Dane Whitman pousse un profond soupir, et sort de sa réflexion. Son café est froid, mais ce n’est pas trop grave.
Il a ce qu’il est venu chercher ici.

Il n’aime pas le contrôle, il n’aime pas la surveillance, et il ne fait pas entièrement confiance au Gouvernement ; mais il faut ce contrôle et cette surveillance, car ce monde est bien trop dangereux et les gens ne peuvent se défendre par eux-mêmes.
Certains doivent le faire pour eux ; certains doivent veiller sur eux, et sur leurs propres troupes. Il en fera partie, il rejoindra le Gouvernement et il essayera de faire au mieux pour que les gens normaux ne subissent pas les conséquences d’affrontements homériques, pour que les surhumains soient bien traités et ne soient pas obligés d’agir contre leur voie.

Il en fera partie.
Pour les autres, pour qu'ils soient protégés. Mais, hélas, surtout pour lui - pour que les autres soient protégés de lui.

Dane Whitman - Recensé.
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James Barnes
“ Civil War ”


Pittsburgh, Pennsylvanie, le 14 décembre.

Il n’avait pas été exfiltré comme les autres. Parce qu’il ne faisait pas officiellement parti du camp de la liberté. Il était juste une pièce rapportée qui avait aidé lors de l’attaque à la frontière franco-allemande. Alors, une fois que les autres avaient disparus et les commandos détruis, Bucky avait rejoint un petit coin perdu de la France ou il avait pansé ses blessures. Parce qu’il avait eu beaucoup de chance encore dans cette histoire. Il s’était pris une balle dans le flan et on l’avait plus ou moins malmené. Mais il était vivant et en pas trop mauvais état donc il avait été content. Certes se prendre une balle n’était pas anodin mais comme il guérissait un peu plus vite que les autres, cela ne l’avait gêné que pendant une petite semaine.

Et puis il avait appris qu’HYDRA était tombée. Que Captain America avait encore triomphé et un sourire était apparu sur ses lèvres. Parce que c’était ce qu’il avait voulu. Il avait voulu voir HYDRA tomber pour ne pas se relever. Et il espérait, il espérait vraiment que cette fois était la dernière. Parce qu’il ne voulait pas y retourner. Il ne voulait pas non plus qu’un autre subisse ce qu’il avait subi. Il vivait avec ce trou tous les jours, il se demandait qui il était tous les jours sans vraiment trouver les réponses. Parce que les réponses se retrouvaient détruites, enfuis sous un amas d’informations inutiles ou alors les seuls personnes capable de lui dire qui il était n’étaient plus de ce monde. Il en existait bien un mais les moyens pour l’approcher n’étaient pas simples et il n’était pas sûr de se retenir de lui taper dessus quand il le verrait.

Mais d’un côté, il avait envie de voir qui était Steve Rogers et pourquoi HYDRA avait absolument voulu que ce soit lui qui s’en occupe. Parce que finalement, cette histoire avait causé la perte du contrôle qu’ils avaient sur lui. C’est à ce moment-là que Bucky avait repris le contrôle de sa vie et plus ou moins de son libre arbitre. C’est quand il avait vu Captain America qu’il s’était souvenu de lui-même. Alors, oui, ce n’était pas grand-chose mais cela lui avait permis de redevenir un humain et non un pantin. Il avait recherché les informations qui lui manquaient mais bon, cela n’avait pas vraiment été concluant. Pendant sa recherche, Bucky avait retrouvé quelques souvenirs. Rien de bien transcendant, très trucs souvent désagréables mais c’était déjà ça.

Il se souvenait avoir été quelqu’un avant de devenir le Winter Soldier. Il avait été quelqu’un et pour cela, Bucky avait été content de se souvenir de partie de sa vie avant la guerre. Il y avait reconnu Rogers, il avait été surpris de ce qu’il avait trouvé mais si ces souvenirs étaient véridiques, il avait été content de cette relation à l’époque... Enfin, le fait est que James B. Barnes n’était plus l’épave qu’il avait été quand il était sorti des héliporters.

Mais bon, ce n’était pas encore le top du top. Il allait encore lui falloir un moment avant de pouvoir prétendre être un être humain normal. Et il y avait du boulot pour cela. Parce qu’on n’effaçait pas 70 ans de soumission en un claquement de doigt. Mais pour l’instant, il ne s’en sortait pas trop mal. Il avait quitté la France quelques jours après avoir vu les nouvelles de la chute d’HYDRA aux informations américaines et il avait d’ailleurs rejoint sa terre natale sous les radars des forces de police et armées.

C’est donc sur le sol américain qu’il se trouvait quand la Maison Blanche fut détruite et que la présidente parla de cette loi de recensement. Il avait longuement regardé la télé, écouté les informations, recueillit les données dont il avait besoin pour prendre une décision. Parce qu’il faisait partie de la catégorie de personne concerné par cette histoire. Il était quelqu’un de modifié même si le gouvernement n’avait peut-être pas la preuve du fait qu’il soit vivant. Mais cela ne changeait rien au fait que Bucky devait prendre une décision. Une décision qui traînait en longueur d’ailleurs. Parce qu’il n’arrivait pas à faire un choix. C’était plus ou moins la deuxième fois en une année qu’il devait faire un choix pour lui-même et par lui-même. Le premier étant de rejoindre ou non HYDRA quand l’organisation s’était reformée.  

Le deuxième était peut-être plus complexe. Voulait-il vraiment faire partie du gouvernement ? Voulait-il vraiment prendre le risque de voir arriver les autorités devant sa porte pour le mettre en prison. Prison de laquelle il ne bougerait plus jamais aux vues des actions qu’il avait menées contre le gouvernement américain ses 70 dernières années. Et quand il y réfléchissait, Bucky n’avait aucunement envie de dépendre du gouvernement américain. Il ne voulait pas faire partie d’un truc qui voulait mettre une cible sur sa tête et qui voulait le voir mort.

Alors qu’est-ce que cela changerait s’il ne se faisait pas recensé ? Cela ne changerait rien à sa situation actuelle. Il serait toujours obligé d’éviter les caméras de surveillance et les endroits bondés. Pour lui, cela ne changerait en rien ce qu’il était en train de faire. Sauf que Bucky n’avait plus de « travail » et il n’aimait pas rester inactif. C’était comme ça, il fallait qu’il bouge et qu’il fasse quelque chose sans quoi il tournait en rond comme un lion en cage et il d’exploser...

Mais la question n’était pas là... La présidente avait donné jusqu’au soir même pour se faire recenser et Bucky hésitait toujours. Il regardait en boucle le discours de la présidente qui passait aujourd’hui sur toutes les chaines comme si cela allait lui donner la solution au problème. Mais il avait beau regarder les images qui défilait dans le poste, il était toujours assis sur le lit de ce vieux motel miteux sans savoir quoi faire.

Il regarda l’heure une nouvelle fois et constata qu’il était déjà 21 heures. Et quand il fixa les chiffres sur l’horloge au-dessus de la porte, Bucky sembla comme prit d’une illumination. Du moins, il sembla prendre une décision. Non, il ne ferait pas partie de ce gouvernement. Il avait passé 70 ans à la solde d’une organisation qui le prenait pour un objet, ce n’était pour recommencer. Il avait pris goût à la liberté. Et il ne comptait pas la perdre.

Alors, quand il fut au clair avec lui-même, Bucky regarda la télévision et changea de chaîne, enlevant les mots de Roslin pour passer à un dessin animé qui semblait être récent. Et c’est avec un petit sourire aux lèvres qu’il vit 00h01 passer sur l’horloge qu’il avait regardé plus tôt. Les dés étaient jetés et il espérait qu’ils seraient cléments avec lui cette fois ci.

James Buchanan Barnes - Non recensé


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Le mois de décembre


L’ombre enveloppe la silhouette qui s’enfuit de la maison silencieuse. Il est seul, personne n’attend dehors, personne ne le retient, ils savent qu’il s’en va, ce soir ou la nuit prochaine, ils savent qu’il doit partir, que ce n’est plus sûre, ici, nulle part, pour lui ou pour eux, il part, il se cache. Il a jeté un dernier regard à la chambre, tout y est rangé, immobile, calme et ordonné, il ne prend pas l’ordinateur portable, il a détruit le disque dur après avoir copié les données, il laisse aussi son téléphone dans un tiroir du bureau, il referme la porte, il porte un jogging et un sweet noir dont il a rabattu la capuche pour dissimuler son visage. Dehors, après avoir descendu les quelques marches du perron, il quitte le parc et s’enfonce dans une rue, il ne s’est pas retourné, pour contempler le manoir, imposant corps de béton dans la nuit. Il fuit, encore, mais cette fois il se demande quand il rentrera chez lui. Pour la première fois, la solitude lui fait peur. Il a pris quelques vêtements, ses effets personnels et de l’argent liquide dans un sac de voyage qu’il cache sous le siège passager de la voiture, la vieille Ford mustang démarre, il tourne dans l’avenue, puis prend à gauche dans une rue, le Docteur Banner disparaît dans la nuit. Cette fois, il fuit à l’ancienne, sans filet, aucun moyen de contact, juste un plan, un point de rendez-vous et des indications cryptiques de Romanoff. Sans certitude aucune de ne pas y trouver un piège, sans certitude de ce qui arrivera, quand la nuit sera partie, sans certitude, des jours qui suivront, sans certitude de la retrouver, sans certitude qu’il survive et que le monde survive, sans certitude que ceux qu’il quitte ne soient pas en danger, alors qu’il disparaît dans la nuit comme si tout ce qu’il laissait derrière lui n’avait été qu’un rêve. Pour la première fois, il voudrait être sûr de lui, il voudrait être sûr, de qui il était, de ce qu’il était, un membre des Avengers, qu’il n’était pas seul, qu’il pouvait leur faire confiance, qu’il y avait encore, quelqu’un, quelque part, en qui il puisse encore avoir confiance, sans crainte, sans avoir peur, un ami, dont le refuge de l’âme soit encore une maison sûre, quand il n’y avait plus aucun refuge terrestre où ceux comme lui pouvaient fuir.  

Cette nuit, Bruce Banner ne prend pas la fuite, il prend les armes, il résiste. Mais il n’est pas un soldat, et il refuse de participer à une lutte armée, il combat sans arme, son combat, il le mène pour que d’autres vivent en paix, il est docteur, il refuse d’être une arme, qui tue, qui blesse, contre les siens, contre ceux qui veulent mener une guerre contre eux, tant de gens sont tombés, et sont morts, tant de pertes, tant de souffrances, après tout ce qui était arrivé, la tragédie d’Utopia, et la guerre d’Hydra, tant de souffrances, il ne pouvait, ne voulait, encore être l’outil d’une guerre violente, répandre la mort, il était médecin, son ambition, son devoir, était de soigner, d’aider, mais il blessait et tuait. Il ne fuit pas, il ne se cache pas, il défend le droit d’exister de tous les êtres qui ont une nuit comme celle-là vécu, pensé, aimé. Il part, mais il reviendra, pour eux, pour tous ceux qui souffrent, pour tous ceux qui meurent aujourd’hui, pour tous ceux pour qui ils doivent lutter, pour tout ce pourquoi ils doivent combattre. La liberté qu’on veut leur prendre, la vie que l’on veut tuer, la justice que l’on veut bafouer, la paix dont il ne rêve plus pour lui-même, l’espoir, pour lequel il veut rêver encore, pour eux, pour l’humanité blessée, l’espoir, contre la haine, contre la peur, contre la mort, à laquelle ils se sont condamnés. Il part, mais son esprit ici demeure, dans les murs symboliques qui hébergent le cœur et l’âme des Avengers. Ce monde, cette planète fragile, ces humains fous, s’ils ne peuvent pas les protéger, s’ils ne peuvent pas les protéger de la haine qu’ils éprouvent les uns pour les autres, ils les vengeront. Cette nuit, il éprouve, plus que jamais il ne l’a éprouvé, ce terrible combat en lui. Se battre ou mourir ? Mourir, il le veut, il le désire, mais il ne le peut, il ne peut que se battre. Survivre, mais aujourd’hui, ce n’est plus seulement lui, aujourd’hui ce n’est plus seulement un survivant, c’est un résistant, qui ne résiste plus que pour lui-même mais aussi pour tous les autres, pour tous ceux que cette guerre injuste frappe, pour tous les innocents, toutes les victimes, pour tous les exclus, pour tous ceux qui sont livrés à eux-mêmes, à la haine et à la peur. Cette guerre, il n’en a pas voulu, il n’en a jamais voulu, cette guerre, c’est la sienne, malgré tout, cette guerre, il y a d’une façon ou d’une autre participé. Cette guerre, elle n’est pas juste. Rien n’est juste. Rien n’est jamais juste.  

Ce soir là, quand ils avaient appris la nouvelle, avec gravité, avant qu’il retourne une dernière fois à New York, quelques jours seulement après le combat terrible où ils avaient été durement blessés, mais où ils avaient vaincu, pour protéger un monde qui n’existait plus, ce que le gouvernement qui les avait trahi avait appelé un monde libre, ce soir là, ils étaient tous ensembles, réunis pour rêver, d’une seule nuit où le monde était paisible, où les gens avaient le droit, quelle que soit la couleur de leur peau, leur religion, leur identité sexuelle ou la nature particulière de ce qu’ils sont, de s’aimer, de rêver, de vivre, sans crainte, sans haine. C’était là le symbole de cette soirée-là, de cette soirée de Thanksgiving, où ils s’étaient réunis chez leur ami, Barton, qui était revenu de très loin, mais qui était revenu, cette soirée où ils étaient réunis, où ils pouvaient aimer et vivre, où ils étaient ensembles, une dernière fois, loin de la guerre, faisant semblant d’ignorer, seulement pour quelques heures, l’avenir sombre, l’obscurité hostile de l’univers. Plus que jamais, l’importance du symbole de ralliement qu’avait invoqué Captain America, lui semblait important, avoir du sens aujourd’hui, à l’heure où on veut briser leurs forces, briser leurs combats, où on veut leur prendre, leur liberté et leurs droits. Étaient-ils ensembles ? L’avaient-ils déjà été ? Ils l’avaient été à New York, en Sokovie, ils avaient été unis par le combat, par le devoir, protéger, défendre, ce monde qui était comme un grain de poussière dans l’univers, mais qui était le leur, demain, seraient-ils encore capable de s’unir dans la lutte, ou ce qu’ils étaient allait-il mourir avec ce monde ? Combattre, ou mourir. Mourir, il ne pouvait, aussi injuste soit son existence, mais ce n’était plus seulement lui, qu’on voulait tuer, détruire, au nom de la folie humaine. Il ne serait pas une arme, entre les mains d’aucun gouvernement, d’aucun despote, d’aucune armée. Il n’était, l’Autre n’était, que destruction et tous ceux qui voulaient l’utiliser ne pouvaient le faire que pour détruire. Mais, en ces temps sombres, il devrait se battre, parce que ce n’était pas que lui, parce que c’était l’humanité toute entière. Que pouvait-il seulement ? Pouvait-il les sauver ? Il n’était que colère, rage, tristesse, que pouvait un être entièrement de colère ? Que pouvait-il ? Fuir, ou se battre, vivre ou mourir, survivre, résister, pour eux, pour tous les autres, les protéger de la tempête, pour que leur humanité demeure, pour qu'ils puissent avoir le droit de vivre.  


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Je tiens plus dans ce putain de bateau. Je me balance d'avant en arrière, le regard dans le vide. Je m'impatiente. Je suis inquiet. Utopia a pété dans un feu d'artifice carabiné. On est serrés dans ce bateau. J'ai presque envie de comparer la masse de monde aux Juifs déportés... On sait pas où on va. Ni ce qu'on va devenir. Comme eux... Ca sent mauvais. Je tremble. J'ai pas tremblé comme ça depuis des années. Je voyais encore mon père, sûrement, c'est dire... Wendy est à côté de moi. On est enlacés l'un à l'autre. Faut pas qu'on se perde. Non... Surtout pas. La dernière fois que j'ai laissé quelqu'un à qui je tiens deux minutes avec le dos tourné en temps de guerre, je l'ai très amèrement regretté... J'ai ma main dans ses cheveux longs auxquels se mêlent quelques unes de ses plumes.

- Ca va aller... Ca va aller... Ca va aller... J'suis là... J'suis là... J'suis là...

Oui. Je suis là, avec elle. Mais est-ce que ça va vraiment aller ? Est-ce que c'est elle que j'essaie de convaincre ? Ou est-ce que c'est moi ? Je regarde la populace mutante dans le bateau. Aucune trace de Ruth. Aucune trace de Sarah. J'espère qu'elles étaient pas dans le secteur quand on s'est bouffé un remake de Resident Evil sur le coin de la gueule. Utopia est décidément maudite. En moins d'un an, deux attaques... Le temps a arrêté de s'écouler, pour moi. Je sais pas où on est, ni ce qu'on fout là, ni ce qu'on va devenir. Quel jour on est ? Jour ? Nuit ? Minute ? Je comate dans ma psychose sans pouvoir rien faire d'autre...

- Putain d'bordel de merde...

Les gens se cherchent. Ils cherchent leurs proches... C'est alors qu'une petite fille s'approche de nous. A vue de nez, pas plus d'une douzaine d'années. Des tâches de rousseur, des yeux verts et des cheveux longs noués en une natte brune légèrement décoiffée. Je la reconnais à peu près. La bataille rangée dans le carrefour de rues d'Utopia. L'attaque de zombies. Mon arrivée à corps perdu dans le carnage pour protéger des personnes innocentes. J'étais pas seul. Wendy y était aussi. Ma bouffeuse de salades aussi. La petite fille met sa main sur mon épaule.

- Ca va, l'Eclair ?

Elle me demande si je vais bien. L'île vient d'exploser, laissant peu de chances de survie aux personnes restées là bas, il y a eu quasiment un génocide, et elle me demande si je vais bien... Mais je peux pas me plaindre. Deux personnes qui étaient avec elle, probablement ses parents, ont passé l'arme à gauche. Même avec sa vitesse, l'Eclair a pas réussi à empêcher les zombies de bouffer ses parents... Elle voit l'expression de mon visage. Elle a dû comprendre...

- Dis... Si t'es aussi rapide, tu pourrais m'emmener avec toi quand on sera arrivés aux Etats-Unis..?
- J'sais pas... J'pense pas pouvoir t'aider, p'tite... J'ai eu une grosse galère, j'ai pas pu protéger tes proches. Tu d'vrais p'têt' pas mettre ta vie dans mes mains. J'pourrais te faire regretter ton choix... Pis j'ai plus ma bécane pour t'emmener.
- Ta moto ? C'est celle la ?

Elle sort de la poche de sa petite parka un modèle réduit de Harley Davidson et me la montre. Peinture noire metallisée, corps légèrement plus large que la normale, sacoches en cuir sur les côtés, brunes avec l'emblême d'un aigle sur l'une d'entre elles... Bordel.

- Bordel... C'est... C'est ma bécane ?
- T'allais partir sans ta moto, alors je l'ai prise avec moi... Donc tu as ta moto ! Alors, tu m'emmènes ?
- Attends, mais comment t'as fait pour faire un modèle réduit d'une vraie bécane..?
- Ma maman disait ça aussi en parlant du frigo avant qu'on arrive sur Utopia... C'est là qu'elle a dit que j'étais une mutante... Mais je sais redonner la taille d'origine à ta moto... Si tu m'emmènes. Alors, t'es d'accord ?

Et là, on apprend un truc qui nous met probablement tous sur le cul. Les States veulent identifier tous les mutants, tous les êtres à pouvoirs... S'ils sont recensés, ils sont sans craintes. Mais sinon, ils sont vus comme des terroristes. Qu'est-ce que je disais... Comme les Juifs en quarante... J'ai le sang qui bout. Il fait qu'un tour. Oh putain, ça va péter... Je regarde Wendy et en une demi seconde, sans nous échanger le moindre mot, on prend notre décision. On emmerde le gouvernement.

- Où tu veux aller ?
- A Portland. Dans l'Oregon. J'ai ma tante qui habite là bas...
- Ok. Dès qu'on touche terre, tu rends sa taille à ma bécane et j't'y emmène...

C'est que quelques temps plus tard qu'on accoste enfin. Wendy, la petite et moi, on fait nos furtifs. On est sur le bord de la route. Moi vivant, je laisserai jamais personne atteinter à la liberté d'autrui, même au nom d'un gouvernement. La petite redonne sa forme à ma bécane et je l'enfourche. Elle s'accroche à moi, on se regarde avec Wendy quelques secondes, et je démarre le bolide.

- Allez vous faire foutre...

Je me mets à rouler en direction de l'Oregon. On va probablement faire des escales, mais la petite sera safe chez sa tante.

[Aster Ethan Blake : Non recensé]
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« C’est pas vrai… » Natasha passa une main sur son visage, excédée, alors que le dicours de la présidente des États-Unis se poursuivait. Dans la salle à manger de la famille Barton où tout le monde s’était rassemblé dans le bus de passer une soirée agréable, pour fêter le retour tant attendu de Clint, un silence de mort s’était installé. La soirée avait pourtant bien commencé, tout le monde avait enfin pu se réunir après la fin d’Hydra, après le réveil de Barton qui les avait tous soulagés, après la fin du problème principal qui secouait le monde entier. Les Avengers ne demandaient pas grand-chose, juste un peu de répit. Puis il avait fallu que ça arrive. Ce recensement mis en place, qui allait obliger ceux qui s’y plieraient à traîner les chaînes du gouvernement à leurs pieds, et à ceux qui s’y opposent, de fuir, se cacher, abandonner leur vie pour ne pas se faire attraper. Parce qu’ils était sûr et certain qu’il allait y avoir des opposants. Lesquels de ses amis choisiraient d’obéir docilement ? Lesquels choisiraient la rébellion ? Natasha tourna la tête vers ses coéquipiers. Tous arboraient un air grave. Elle put voir notamment l’angoisse dans les yeux de Bruce. Comment pourrait-il accepter le recensement, vu la nature de son pouvoir ? Et elle ? Qu’allait-elle faire ? Cette histoire… Elle n’en connaissait que trop bien les conséquences. Se faire recenser ne changerait pas grand-chose pour elle, certes, puisqu’elle était déjà au service du gouvernement, en quelque sorte. Mais elle n’était pas pour autant en faveur de ce recensement. Forcer les gens ne menait jamais à quelque chose de bon. Et elle n’était pas le genre de bon petit soldat qui se plie à ce genre de décisions juste parce que le grand patron l’accepte. Le SHIELD n’était pas une raison pour l’inciter à se recenser. Et il lui fallait aussi protéger ceux qu’elle aimait et qui seraient poursuivis. Cela dit, ne pas se faire recenser l’exposait à des risques inutiles et elle serait immédiatement recherchée aussi, et le SHIELD serait probablement sollicité. Disparaître n’était pas vraiment un problème pour Natasha mais il lui fallait aussi avoir la possibilité d’aider ceux qui auront accepté de se ranger du côté du gouvernement. Elle détourna ses yeux sur Clint pour le fixer longuement. Et si jamais ils se retrouvaient en désaccord ?

*****

L’espionne prit une grande inspiration. Postée devant la fenêtre de sa chambre, elle observait la silhouette de Bruce s’enfoncer dans l’obscurité de la nuit. Elle lui avait indiqué un endroit où il pourrait trouver refuge, en attendant qu’elle le rejoigne. Elle l’avait supplié, une fois de plus, de ne pas s’enfuir, d’aller là où elle saurait le trouver. Et elle espérait vraiment pouvoir avoir l’heureuse surprise de constater qu’il l’avait écoutée. De son côté, il lui fallait la jouer finement. En jouant sur les deux tableaux, elle marcherait sur des charbons ardents. C’était risqué mais ça en vaudrait la peine. Elle allait mettre tout en œuvre pour protéger Bruce et ceux auxquels elle tenait, quelle que soit leur décision. On finirait peut-être par apprendre qu’elle avait trahi le gouvernement, mais après tout, trahir, tromper, manipuler, n’était-ce pas tout ce qu’elle savait faire ?

NATASHA A. ROMANOFF – RECENSÉE.

crackle bones


That was hell of a smile she had. Most men probably did a lot of stupid things for one of those. And she probably gutted them with a stiletto without changing her expression.

  

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San Francisco
Mois de Novembre


Ils avaient assisté, impuissants, à l’embrasement de la ville, il n’y avait plus trace de l’île des mutants, à la place où l’île aurait du être, où elle était encore il y a quelques instants à peine, il y avait un immense nuage de fumée, de cendres et de poussières, le ciel était balayé par les flammes, il était gris, ocre et brun, il y avait cette brume, qui flottait sur la mer agitée, le brouillard était irrespirable. C’était arrivé, en quelques secondes, tout avait été balayé, comme si il n’y avait rien eu, jamais ici, des centaines de gens étaient morts, c’était comme si ils n’avaient jamais existé. Il y a eu un bruit, fort, qui venait du sol, une explosion, et des craquements, comme si la terre allait s’ouvrir, la terre a tremblé, le sol s’est effondré, il y a eu des hurlements, de terreur. Avec Aster, ils avaient réussi à embarquer quelques instants avant que l’île disparaisse, engloutie dans les flots. Utopia, avait disparu, Sam avait disparu, des centaines et des centaines de mutants venaient de mourir. Et ils ne savaient pas pourquoi. Comment autant de gens pouvaient mourir, sans raison, sans explication ?

Wendy, avait hurlé, elle avait hurlé, et des passagers qui étaient autour d’elle avaient du l’empêcher, la retenir de retourner sur l’île, elle voulait retourner là-bas, elle n’arrêtait pas de hurler, de dire qu’il fallait retourner en arrière, retourner chercher tous ceux qui n’avaient pas pu monter sur le Broken Mirror, qu’il fallait chercher les malades, qu’il fallait les soigner, qu’ils étaient encore vivants, qu’ils n’étaient pas tous morts, qu’ils étaient encore vivants. Aster l’avait serré dans ses bras, entremêlant ses doigts à ses cheveux et lui murmurant qu’il était là, comment, comment ça irait ? Comment ça pourrait aller ? Comment ça pourrait s’arranger ? Où est-ce qu’ils allaient les emmener ? Qu’est-ce qu’ils allaient devenir ? Sa voix mourut, remplacée par les pleurs, les sanglots, elle s’était endormie en pleurant, épuisée, à bout de force, elle repassait encore et encore la scène dans sa tête, elle revoyait leur fuite, elle revoyait Sam, son œil crevé, la plaie dans son ventre, sa bouche déchirée par la haine et la douleur, elle ne se souvenait plus du visage du mutant qu’elle avait tué dans les escaliers, elle se souvenait de l’odeur du feu, de la poussière, elle entendait les cris, les hurlements, elle revoyait ce mutant en déchiqueter un autre, elle revoyait les corps, entassés, les uns sur les autres, mutilés, l’odeur du sang et de la chair qui brûle, elle se revoyait, là, sur le point de les rejoindre, presque morte, acculée, recroquevillée contre le mur, son corps blessé, elle n’avait du sa survie qu’au sauvetage d’Aster et d’une autre femme qui était douée du pouvoir de guérison et qui avait soigné les lacérations les plus graves de son dos. Puis, le tremblement de terre, qu’elle avait senti, dans le sol, et dans les murs, dans les vibrations qui avaient fait vaciller les immeubles, la première explosion alors qu’ils étaient presque au bateau, elle ne savait pas comment elle était montée à bord, elle avait cherché Aster, il avait tenu sa main, il ne l’avait plus relâché, comme si il avait peur qu’elle parte, qu’elle disparaisse sous la mer, avec tous les autres corps, si seulement il la lâchait, elle ressentait la même peur pour lui, elle avait peur qu’il disparaisse, elle avait peur et elle continuait de serrer sa main dans son sommeil.

Le lendemain, ou deux jours plus tard, elle n’arrivait pas à faire la différence entre les jours et les nuits, comme si elle avait arrêté de vivre alors que le monde lui continuait de tourner, des secours étaient venus et ils avaient organisé la quarantaine, les soins, ils avaient examiné chaque mutant pour s’assurer qu’il n’y avait aucun malade parmi les réfugiés. Réfugiés, c’était pour ça, c’était pour eux, qu’Utopia avait été créé, c’était pour ça qu’elle était montée dans ce bateau il y a un peu plus d’un an, elle n’avait pas de papiers d’identité, bien qu’elle avait la citoyenneté américaine, elle n’avait pas d’argent non plus, ni rien, pas de bagages, le garde côte lui avait juste procuré un visa temporaire où il avait inscrit « mutant réfugié ». Utopia devait être un terre d’accueil pour tous les mutants, exilés, rejetés, réfugiés, et maintenant ils étaient seuls, ils étaient incroyablement seuls, face à la peur et la colère légitime qu’ils ressentaient, de la perte, de la tristesse, de l’incompréhension aussi, de la peur, de la colère, et bientôt de la haine.

Le 25 novembre, ils assistèrent à l’annonce faite par la présidente des États-Unis depuis le Broken Mirror, ils étaient toujours immobilisés, prisonniers, parqués, entassés comme des bêtes ou des juifs dans des trains, dans les eaux internationales, le temps que la quarantaine soit levée, ils devaient regagner la côte américaine dans les jours prochains. Le 25 novembre, ils assistèrent à l’annonce de la présidente Laura Roslin, faisant suite aux attentats survenus à Washington, dont ils étaient vaguement informés, attentats qui étaient survenus le jour même de la tragédie, de la catastrophe sans précédent qui avait touché Utopia et ses habitants, ses mutants, ses réfugiés, qui voulaient seulement vivre librement, sans avoir à craindre d’actes de violences motivés par la haine de leur nature, de ce qu’ils étaient, différents.

- Trou du cul…

C’était tout ce qui lui venait, pour l’instant, mais le reste n’allait pas tarder. Elle éclata de rire, son rire ne sonnait pas humain, il était aigu et hystérique. Elle riait, elle balançait des insultes au hasard entre deux sanglots étouffés de rire. C’est vrai, oui, c’était drôle, c’était une blague non ? Elle était bonne, un peu cruelle, mais c’était amusant. Non parce que, c’était vraiment drôle, ils étaient là depuis cinq jours enfermés sur ce putain de bateau à attendre, en pleine mer, ils ne pouvaient aller nulle part, parce que l’endroit dont ils venaient, où tous les êtres humains qui étaient ici, pardon, les mutants, l’endroit où tous ces mutants, ces putains de terroristes dégénérés, vivaient, avec leur famille, leurs amis, leur putain d’animal de compagnie, dans leurs appartements, où ils travaillaient, où ces putains de terroristes mutants travaillaient comme boulanger par exemple, avait été détruit dans une putain d’explosion qui avait réduit en poussière leurs maisons, là où ils travaillaient, l’hôpital où elle avait été soignée quelques mois plus tôt, le théâtre où ils jouaient... Sam avait remonté une troupe de cirque, un cirque de mutants... Sam était maintenant au fond de l’eau, ensevelie sous les décombres, avec des centaines et des centaines d’autres corps, qui dormaient avec elle, les corps défigurés par la maladie, ils dormaient pour toujours, dans la douleur, la souffrance, ils les avaient abandonné, ils les avaient laissé tout seul, alors qu’ils pouvaient les soigner, ces connards avaient trouver un putain de vaccin, c’était cinq jours trop tard. Mais visiblement, c’était suffisant, cinq putains de jours, alors qu’ils étaient toujours encore des centaines enfermés dans ce bateau de merde où ils étaient entrain de devenir fous, pour des centaines de morts au fond de l’océan, cinq putains de jours où elle arrêtait pas de pleurer et où elle se réveillait en criant, parce qu’elle avait vu des gens mutilés, morts, cinq jours c’était assez pour leur cracher à la gueule.

- C’est ça alors ? Une putain de guerre et on est du putain de coté des juifs ?

Avait-elle crié en colère, en riant. Plus tard, ils étaient enfin libérés et autorisés à quitter leur prison maritime pour regagner leur nouvelle prison, les États-Unis d’Amérique, pays de la liberté et du rêve américain. Aster s’était trouvé une gamine orpheline qui lui échangeait sa moto contre ses services pour l’emmener jusque chez sa tante, le pouvoir de la môme était cool, et pratique. Elle aurait bien besoin de ça pour passer inaperçu, révoltés, indignés, ils avaient décidé de ne pas se recenser, mais l’apparence de Wendy la trahissait et elle ne pouvait pas se cacher, cacher sa mutation, elle la portait, sur son corps et son visage, elle avait peur, Aster avait promit qu’il la protégerait, mais comment allaient-ils pouvoir s’en sortir ? Comment est-ce que ça pourrait aller ?Le pays qu’elle avait adopté avait disparu dans la mer, des gens qu’elle connaissait, qu’ils connaissaient tous, étaient morts, des centaines et des centaines de mutants, ils n’avaient plus rien, ils n’étaient plus rien, et voila qu’on les enfermait dans un bateau, et qu’ils devenaient des clandestins, des putains de terroristes, s’ils ne laissaient pas un putain de gouvernement les contrôler, les enfermer, les utiliser. Voilà ce que ce gouvernement de merde faisait pour eux.

Quand ils ont pu retourné à terre, ils ont été accueilli par l’immigration américaine qui les a pris en charge. Aster s’est tiré avec sa gamine et Wendy a suivit le mouvement, avant de partir, elle s’est retournée lançant un :

- Allez vous faire foutre…

       
Vulgaire, furieuse, en colère, indignée, et pour la première fois depuis des années, elle n’était pas fière, elle n’était pas fière de ce qu’elle était, ce qu’elle était lui faisait peur, parce que des gens voulaient lui faire du mal pour ça, lui enlever sa dignité d’être humain pour ça, la priver de ses droits, l’enfermer pour ça, parce qu’on la regardait comme un monstre, parce qu’elle avait peur d’eux. Elle s’envola et disparue à la suite de la moto.


Wendy Blake – Non recensée


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Event 3 : There will be blood

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