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 This is the story of two undertakers, of a Dawn Thunder and a human bird who walks into a bar...

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This is the story of two undertakers, of a Dawn Thunder and a human bird who walks into a bar...
Aster Blake et Wendy Blake


Il faisait nuit, l’enseigne cassée du Bogeyman éclairait faiblement de ses néons verts et violets la route défoncée qui serpentait depuis San Francisco jusqu’à Salt Lake City à travers le Nevada. Devant, derrière, une étendue déserte et silencieuse, balayée par le vent froid de l’obscurité. Dans la lueur faible des néons et de la lune, d’étranges silhouettes se dessinaient, perchées sur le toit, les voitures et les pylônes électriques, une quinzaine de vautours attendaient silencieusement que quelque chose se passe. Deux hommes étaient entrés plus tôt dans le bar, ils étaient habillé en costume noir, ils conduisaient une vieux corbillard, qu’ils avaient garé à l’écart, pour ne pas que l’on puisse entendre les bruits qui s’en échappaient depuis le parking.

« Détends-toi, tu veux boire quelque chose ? Prends une petite bière ! »
Disait l’un des deux compères à son complice alors qu’ils s’accoudaient au bar, celui-ci interpella le barman pour lui commander deux bonnes bières brunes. L’autre paraissait angoissé, presque maladif, la lumière étrange donnait à un son visage une teinte verdâtre. « Remonte ta braguette... » Lui murmura le premier après l’avoir regardé d’haut en bas. Il eut un sourire crispé avant de s’exécuter, marmonnant rapidement à l’autre tout en jetant des coups d’oeil autour d’eux : « Alors ? Est-ce qu’elle… ? Tu es sûr que personne ne nous a suivi ? Si d’autres mutants la cherche, on devrait pas traîner dans les parages… » L’autre balaya ses inquiétudes d’un geste avant de prendre sa bière en main, vidant un premier quart de sa pinte. « T’inquiète pas pour ça… »

La créature s’était réveillée après San Francisco, le cercueil en métal était solide mais elle n’arrêtait pas de se débattre, et elle faisait un boucan d’enfer, ils avaient besoin de rien d’autre après avoir réussi à s’échapper avec elle d’Utopia, qu’un contrôle des flics découvrent un mutant enfermé dans un cercueil à l’arrière de leur voiture. Pendant que son compère était parti pisser, ils avaient besoin d’une pause de toute façon ils ne s’étaient pas arrêté depuis qu’ils avaient quitté le port de San Francisco, il était allé lui faire son affaire, il avait essayé de ne pas trop l'abîmer, mais elle s'était débattue la garce, il avait frappé jusqu'à qu'elle s'endorme. Ça avait au moins calmé ces piafs qui les suivaient depuis Reno et n’arrêtaient pas de piailler. « ils ne nous auraient pas laissé quitter l’île, ils ne savent sans doute même pas qu’on a l’un des leurs. »  

Leur patron qui rêvait de mettre en cage l’oiseau humain du cirque des monstres avait retrouvé sa trace à Utopia, ils avaient étudié l’hôpital et l’entourage qui lui rendait visite, elle n’avait pas beaucoup d’amis et guère de proches, mais les mutants rendaient la tâche difficile. Avant même d’échafauder un plan pour pouvoir l’enlever, ils avaient du prévoir un moyen de la sortir de l’île sans se faire arrêter, ce qui était sûr, c’était que Magnéto ne lésinait pas sur la sécurité de son île et de ses mutants, mais tout système, même les meilleurs, avaient une faille, et ils l’ont exploité. La faire sortir n’avait pas été facile, mais ils avaient réussi à l’enlever.

Ils étaient passé entre les mailles du filet. Leur cible devait sortir de l’hôpital d’un jour à l’autre, ils avaient attendu ce jour-là pour l’enlever à sa sortie. Ils s’étaient fait passer pour des médecins et l’avaient intercepté, une fois la mutante isolée ils lui avaient injecté une drogue pour lui donner l’apparence de la mort. Ils l’avaient enregistré à la morgue de l’hôpital sous un faux nom puis après quelques formulaires bourrés de fausses informations de demande de récupération de corps par une famille qui n’existait pas pour une morte qui ne l’était pas, ils lui avaient fait quitter l’île.

« Finis ta bière, et on se casse, je veux qu’on ait dépassé Salt Lake City avant levé du soleil. »
Dit-il en terminant la sienne d’une traite, avant de se retourner, dos au comptoir, et de jeter un regard à la salle remplie de déchets bruyants qui puaient l’alcool. Il attendit que son coéquipier ait terminé et ils s’avancèrent pour quitter le bar et rejoindre le parking, se hâtant dans la nuit noire et silencieuse, pour disparaitre bientôt dans l'obscurité.  



Dernière édition par Wendy Blake le Sam 3 Oct - 23:05, édité 4 fois
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Dans le ciel nocturne, je roule. Pas trop vite. Je suis une bagnole. Un corbillard pour être précis. Pourquoi suivre cette bécane qui roule d'une lenteur qui surpasse peut-être même celle des poids lourds ? L'accumulation de plusieurs données. Y a quelques semaines, j'ai pu rencontrer une nana. Une mutante qui se faisait appeler "Arachnée" dans un cirque dont tous les artistes ou presque étaient des Mutants où j'avais assisté à un de leurs spectacles en tant qu'artistes itinérants. Je me souviens avoir été impressionné par la prestation qui m'a été proposée, ce qui m'a poussé à vouloir les rencontrer en dehors de la scène. J'ai appris qu'une des leurs, la Femme Oiseau, était hospitalisée à Utopia. En allant la voir, j'ai constaté la présence de deux types louches l'embarquer. C'est justement ceux que je suis. Qui voudrait rapatrier une Mutante hospitalisée ? Ca sonnait faux. Ca s'est confirmé quand Tobias m'a appelé, étant sur la piste d'un collectionneur. Le mec à abattre, en somme. Du coup, c'est à moi de m'occuper des livreurs de son prochain cadeau pendant que Tobi' lui apporte un tout autre colis : Neuf millimètres de plomb dans le crâne. C'est réglé comme du papier à musique, cette affaire. J'attends le bon moment pour récupérer la demoiselle et éventuellement descendre les deux chiens de Baskerville. Je m'impatiente. Ils sont lents, bordel ! Ils sont même pas à 100 à l'heure... Certes, je suis pas une référence dans le domaine de l'objectivité à propos de la vitesse, mais je me dis que j'aurais limite pu leur laisser trois heures d'avance... Heureusement qu'y a la liberté d'une nana en jeu, autrement, y aurait longtemps que j'aurais dépassé cette bécane. J'en ai marre, je râle...

- Putain, mais accélérez bande de cons ! Ou arrêtez-vous, j'aurai au moins l'impression d'bouger...

Comme s'ils avaient entendu, les deux chiens s'arrêtent devant un bar. Je me disais aussi, ils pouvaient sûrement pas passer trois heures sur la route sans s'arrêter pour picoler. Ils se garent. L'un des deux ouvre le cercueil et en frappe violemment le contenu. Oh putain. Oh putain ! Oh putain ! Je sens que mon coeur rate un battement quand je vois ça... Je sens la pointe de colère arriver jusqu'au fond de ma gorge... Lui... Il mourra en dernier. Et je sens que je vais être d'une violence impitoyable... Ils entrent tous dans le bar tous les deux. Je gare ma moto un peu plus loin et vais vers le corbillard. Première étape : Sortir Géraldine. Ma douce et brillante Géraldine qui m'a tenu compagnie à tous les moments où j'étais seul... Je sors sa lame. Etape deux : Crever les pneus, sèchement -Mais ça va être encore plus lent, bordel !-. Etape trois : Ouvrir le coffre et libérer la demoiselle. Dans un cercueil en métal. Ils ont bien prévu leur coup, ces cons ! Mais c'est qu'un cadenas basique et y a rien qui résiste à la pointe de Géraldine et à mon doigté légendaire... Etape quatre : Parler à la victime qui est peut être en train de faire un arrêt cardiaque de trouille.

- Si tu m'entends, t'en fais pas. J'suis pas là pour t'faire du mal. Alors me saute pas à la gorge quand j'te libère, okay ? J'suis pas dang'reux...

La boîte en métal tient pas longtemps et cède, libérant la femme à plumes... Ils se sont garés dans l'ombre, mais j'arrive à la voir à peu près bien, malgré son plumage sombre. Elle est inconsciente. Elle respire faiblement, mais elle respire. Je porte ma main à sa poitrine et y sens les battements de son coeur. Bon. Elle est pas canée, c'est déjà bien... Par contre, elle est pas mal imposante avec ses grandes ailes. La transporter va pas être facile... J'entends que la porte du rade d'à côté s'ouvre. A tous les coups c'est eux... Je la porte comme je peux, la sortant de sa boîte en métal. Putain ! Elle pèse son poids, la demoiselle ! C'est mal vu de lui demander son poids -bien qu'elle m'entendrait pas...-  mais j'en penserai pas moins. J'arrive à la planquer derrière le rade, entre deux poubelles. Pas glamour, peu éclairé, mais à peu près sécurisé. Ils s'approchent. Je sors Mini-Aster et fais deux ou trois moulinettes avec. Je suis prêt à dézinguer du chien de Baskerville... Je vais éviter de faire du bruit pour pas rameuter des mecs autour de la cachette de ma petite protégée. Je mets quelques petites claques sur son visage pour la ramener parmi les conscients et j'y parviens. Je chuchote à son oreille, pas à l'abri que les deux connards m'entendent...

-  T'inquiètes pas. Reste calme. J'suis comme toi... J'te veux aucun mal, j'suis là pour te tirer de  c'merdier.

Je les entends près de la bagnole. Ils savent qu'elle a mis les voiles. Bon... Je me lève et charge mon flingue. Je lance quelques mots pour la femme oiseau.

- J'm'occupe de leur cas... J'peux t'garantir qu'ils s'en sortiront pas vivants...
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Ils traversèrent la nuit comme des fantômes hâtifs, ce ne fut qu’après avoir parcouru le parking, que le plus malin des deux ravisseurs, celui qui dirigeait le duo, se rendit compte que quelque chose n’allait pas, à mesure qu’ils s’approchaient de la voiture. Il ouvrit les portes arrières et découvrit le cercueil ouvert, il était vide, l’oiseau s’était échappé, pourtant, il était sûr qu’elle était inconsciente quand il l’avait laissé, et elle n’aurait pas pu l’ouvrir de l’intérieur. Il poussa un juron, puis se retournant, observa la nuit silencieuse et immobile. Merde, où est-ce qu’elle s’était barrée ? Et comment s’était-elle sortie de là ? Il sortit un flingue qu’il cachait sous sa veste et fit quelques pas, l’autre s’approcha de lui, il jetait des regards nerveux aux alentours sombres, il était sur le point de parler, mais il lui fit signe de se taire, de sortir son arme et de le suivre. Il sentit quelque chose craquer sous sa chaussure, c’était une plume, il se baissa pour la ramasser, elle était noire comme le jais, et plus longue qu’une plume de vautour. Ce devait être une des siennes, qu’elle avait du perdre en s’échappant, il devait y en avoir d’autres. Ses yeux balayèrent l’ombre, si elle était encore là, il n’y avait pas beaucoup d’endroits où elle pouvait s’être planquée. Elle devait se cacher derrière l’une de ces voitures là-bas, à moins qu’elle ne soit allée se terrer à l’arrière du bâtiment. Ce n’était pas évident pour une créature de cette taille de se cacher, le bar lui offrait sans doute une meilleure planque que ces voitures. Il fit signe à son associé d’aller faire le tour du bar, pendant qu’il allait inspecter rapidement le parking.

La jeune femme était étendue, molle et lourde, à l’arrière du bâtiment, déposée à même le sol jonché d’ordures, entre les poubelles qui débordaient des bennes enduites de pisse et de vomi, le type qui l’avait laissé là se tenait debout devant elle, armé d’un 9 millimètres, c’était une sorte de cow-boy en cuir noir. Mais qui était ce gars ? Elle se souvenait pas d’avoir déjà vu son visage, et sa voix non plus lui disait rien, elle avait eu tout le loisir d’écouter les conversations de ses deux ravisseurs quand elle était à l’arrière de la voiture, il ne devait pas être des leurs, et puis, si il avait été avec eux, il ne l’aurait pas libéré. Elle se frotta le visage, ce n’était pas tant les gifles du cow-boy qui lui faisait mal, mais ce que lui avait fait cet enfoiré tout à l’heure. Elle porta une main à sa tête et toucha délicatement son cuir chevelu à travers ses plumes, elle était blessée, mais le sang ne coulait plus. Elle voulut se redresser, mais tout son corps lui faisait mal, elle étouffa un piaillement de douleur. Elle était restée des heures, seule et terrorisée, enfermée dans cette ridiculement minuscule boite de métal, trop étroite pour son corps et ses ailes pliées et tordues, elle ne pouvait pas bouger, pas respirer, elle avait crié, hurlé, elle avait gratté les parois de la cage jusqu’à que ces serres ne soient plus que des bouts de cornes ensanglantés. Elle avait essayé de s’enfuir quand il avait ouvert la boite, mais il avait réussi à la maîtriser et il l’avait frappé jusqu’à qu’elle s’effondre inconsciente.

Elle se redressa sur sa queue et entreprit de déplier ses ailes, doucement, elle grimaça sous la douleur. Ses membres étaient endoloris, mais elle devrait s’en remettre sans trop de mal, ça valait mieux en tout cas pour ces deux imbéciles, s’ils avaient seulement abîmé ses ailes… Elle n’était pas la seule qui avait l’air prête à en découdre, du bruit avait attiré son sauveur, enfin, comme il disait, il était là pour la tirer de ce merdier, elle devait sans doute considérer qu’il était de son côté, mais elle était méfiante envers les humains. Il prétendait être comme elle, être un mutant, elle ne connaissait même pas son prénom et elle devrait lui faire confiance ? Sans oublier qu’il l’avait giflé pour la réveiller, elle ne savait même pas ce qu’il avait pu lui faire pendant qu’elle était encore inconsciente. Enfin, il l’avait libérer de cette cage et pour ça au moins elle lui était reconnaissante. Il n’y avait rien qui ne soit pire pour elle qu’une cage. Elle ferma les yeux et chercha à calmer l’agitation de ses pensées, elle se concentra sur ses sens. La première chose qui la frappa, fut l’odeur  de l’endroit où elle se trouvait, elle dut réprimer une violente nausée, elle sentit son ventre se tordre, elle releva aussi que l’air était très sec, qu’elle avait faim et qu’elle était assoiffée. Elle ignora les douleurs de son propre corps et l’odeur nauséabonde pour se concentrer sur son environnement, elle l’entendait plus qu’elle ne le voyait.

De là où ils étaient, elle pouvait tout entendre, de l’agitation du bruit sonore à l’intérieur du bâtiment, au silence de la vallée balayée par les vents, elle entendait le vol des oiseaux, elle pouvait les sentir, elle se concentra sur ceux qu’elle sentait, essentiellement des vautours, à son appel les oiseaux quittèrent leurs perchoirs et s’envolèrent. Elle se désintéressa des oiseaux pour écouter le bruit des deux présences de l’autre côté du bâtiment, elle les avait entendu comme lui tout à l’heure, elle avait entendu l’un d’entre eux jurer, ils avaient du découvrir qu’elle s’était enfuie. Ils la cherchaient, ils s’étaient séparés, l’un d’eux était parti vers le parking sur leur gauche, l’autre avait entrepris de faire le tour du bâtiment par leur droite si bien qu’il ne devrait pas tarder à les trouver s’ils ne se déplaçaient pas rapidement. Elle ne savait pas si elle était capable de voler, et pour aller où ? Elle n’aurait pas la force de traverser tout le désert. Et puis, elle voulait savoir pourquoi ces types l’avaient enlevés et qui étaient cet homme mystérieux pour qui ils travaillaient. Elle les avait bien entendu en parler tout à l’heure, mais ils n’en avaient rien dit qui puisse lui apprendre quelque chose sur ce sujet.

Ses serres agrippèrent le rebord de la benne, dont elle s’aida pour se mettre debout, elle tremblait encore, elle était désorientée et effrayée. Elle rouvrit ses yeux, habitués à voir à travers l’obscurité. Elle se tourna vers le garçon : « Prépare toi cow-boy, il y en a un qui arrive à droite, essaye de ne tuer personne, je veux savoir pour qui ces connards bossent. » Sa voix ressemblait plus à un étrange glapissement aiguë qu’à une voix humaine, et malgré son assurance feinte, elle peinait à dissimuler sa peur.

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Je m'approche du mur et le longe pour pouvoir avoir un oeil sur le parking. Merde. Y en a plus qu'un... Où est le second ? Je cerne le regard. J'aime pas ça. J'entends du bruit derrière moi. La femme oiseau. Elle se relève et m'interpelle. Elle a l'air d'avoir une ouïe plutôt fine puisqu'elle me révèle l'emplacement du second chien de Baskerville. Il fait le tour... L'autre semble pas bouger alors je me mets à changer de côté quand elle me demande d'éviter de les buter. En un sens, je comprends la raison pour laquelle elle veut que ma lame les épargne... Mais une fois qu'on a récupéré toutes les infos qu'elle veut, je leur fais déposer le bilan... Je lui réponds d'un geste de la tête et me dirige de l'autre côté du mur du bar où on s'est planqués avec la demoiselle. J'approche du bord. J'entends maintenant moi-même ses pas... Je range mon flingue à ma ceinture et au moment où je vois le mec, je le chope par le col avant de le fracasser contre le mur. Un ou deux coups de genou dans le plexus solaire plus tard, je lui fais rencontrer la benne avec son front. Histoire d'être sûr qu'il est sonné... et qu'il y a juste à lui poser les questions qu'on veut pour avoir les réponses, ça va de soi. Je vérifie qu'il a pas d'armes sur lui avant de lui mettre quelques gifles -Paraît que les Texans savent en mettre des bonnes...- Il a même pas encore eu le temps d'en placer une que je lui parle d'une voix sèche et ferme

- J'vais êt'clair avec toi, mec. La d'moiselle veut savoir pour qui tu bosses, alors tu vas et'bien gentil et coopérer. Pour ça, tu vas répondre à toutes les questions qu'elle te posera. Toutes. Sans putain d'exception. Et vaut mieux pour toi qu'tu lui montes pas un flan, autrement c'est tout c'qu'y rest'ra d'toi avant d'main matin. J'me suis bien fait comprendre ?

Je vois que la femme à plumes s'approche de nous. Je pointe Géraldine sous la gorge du torturé et porte mon autre main à mon flingue que je tends à l'ancienne otage.

- J'pense que j'ai pas b'soin d'te faire un dessin sur la façon d'se servir d'un flingue. Tu vises, t'appuies sur la gâchette, tu comptes les morts. Aussi simple que ça. J'te l'prête pour ton interrogatoire. Mais tu m'le rends après, ok ?

Je me redresse lentement une fois qu'elle s'est emparée de mon Mini-Aster et j'approche de l'autre côté du mur, là où le compère devrait pas tarder à débarquer, rameuté par le bordel monstre que je viens de faire avec son pote... Lui, il est pour moi. Je range Géraldine à ma ceinture, me craque les poings et la nuque avant d'avancer d'un pas sûr vers ma prochaine cible. Celui qui est entre les serres de Mortechouette, je lui laisse. Mais celui qui l'a passée à tabac, il est pour moi... J'ai un sourire en coin, bien content de me bagarrer un peu... Il est là.

- Hey, toi l..!

Il a pas le temps d'en dire plus. Une beigne dans la machoire. Je mache pas mes coups, surtout contre les connards. Il essaie de riposter, mais je contre par un coup de genou dans les burnes. Certes, c'est un coup facile qui fait gagner rapidement. Mais là, il s'agit pas de se bagarrer pour le plaisir de foutre des beignes. Il s'agit de cogner comme un sourd pour faire rentrer dans le crâne une leçon de vie... J'appuie mon genou sur son entrejambe alors qu'on est à l'ombre, au mur du bar

- Eh bien, s'pèce de sous merde ? Tu fais moins l'malin contre un mec un cuir, hein ?! C'est plus dur à gérer qu'une femme, hein ?!

Et là, mon cerveau répond plus. Un coup de poing. Puis un autre. Et encore un autre. Je cogne comme un sourd à n'en pas finir et bien vite, du sang finit sur mes gants ou éclabousse mon visage pâle, cerné et crispé par la rage. De tous les trucs qui me mettent bien en rogne, il a choisi un des pires pour le faire devant moi. Y en a un qui va se réveiller avec un épais mal de crâne... S'il se réveille...
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Aster Blake et Wendy Blake


Il lui avait consenti de ne pas les tuer, pas tout de suite en tout cas, il avait attendu que l’autre approche, pour s’emparer de lui, il l’avait frappé, plusieurs fois, avec violence, jusqu’à que l’homme, à demi-conscient, le front ensanglanté et largement ouvert, s’effondre gémissant contre le mur où il l’abandonna. Enveloppée de ténèbres, elle s’était reculée dans l’ombre, elle avança dans la lumière lunaire, dévoilant sa silhouette, créature immense et sombre de la nuit et de la mort. « J'pense que j'ai pas b'soin d'te faire un dessin sur la façon d'se servir d'un flingue. Tu vises, t'appuies sur la gâchette, tu comptes les morts. Aussi simple que ça. J'te l'prête pour ton interrogatoire. Mais tu m'le rends après, ok ? » Elle s’était contentée d’un hochement de tête, craignant que sa voix ne trahisse sa peur et sa faiblesse. Le cow-boy lui avait livré l’homme, autrefois ravisseur et bourreau, pour qu’elle l’interroge, il lui avait prêté son arme, elle n’avait jamais tenu de flingue, pas un vrai en tout cas, un qui pouvait tuer. Elle avait déjà vu quelqu’un se faire descendre, il n’était pas mort, elle s’était toujours demandé si ils n’auraient pas du le tuer, plutôt que de le laisser vivre. Ses mains tremblaient, quand elle s’empara de l’arme, ses doigts se serrèrent autour de la crosse, elle frissonnait d’angoisse et d’une crainte profonde.

L’autre avait du entendre les bruits et la rumeur du combat, il venait maintenant à son tour par ici et le cow-boy se tenait prêt à le prendre en embuscade pour lui faire connaître le même sort qu’à son compagnon que Wendy tenait en joue. « Putain de monstres... » Murmura son prisonnier duquel elle s’était rapprochée. Elle se baissa pour mettre son visage en face du sien, avant de murmurer à son tour à son oreille. « Si tu ne veux pas que les méchants monstres te tuent, tu vas répondre à mes questions... » Il se contenta de lui répondre un va te faire foutre avant de cracher sur son visage. Quand l’autre se pointa au coin du bar, Aster le cow-boy lui tomba dessus, Wendy et l’homme tournèrent leurs visages d’un semblable mouvement, il le frappa si fort, que l’autre finit par tomber au sol où il continua, le rouant de coups, le frappant jusqu’au sang, Wendy grimaça avant de se détourner, revenant à son prisonnier qu’elle attrapa par le cou, le forçant à retourner son visage et à la regarder. « Me touche pas ! » Se défendit-il en se débattant et en lui crachant une volée d’insultes, elle avait trop l’habitude pour que ça lui fasse quelque chose. Ils n’avaient pas hésité à s’en prendre à elle, ils l’avaient enlevée, ils l’avaient enfermée dans une cage et battue, même si elle était en colère, même si son corps lui faisait mal, même s’il elle avait peur, Wendy se demandait s’ils n’avaient pas déjà assez soufferts. Mais elle avait besoin de réponses, rapidement, et si le cow-boy lui avait fait de l’effet, il ne la craignait pas assez pour lui dire ce qu’il savait.

Elle enfonça lentement, avec une délicatesse douloureuse, ses serres abîmées dans son cou, elle le souleva du sol en se levant. L’homme gémissait et se lamentait, il voulut se débattre mais elle enfonça plus profondément ses griffes. Wendy ferma les yeux un instant, se concentrant sur les vautours qui volaient en rondes désordonnées au-dessus d’eux, ils se mirent à crier brutalement, ils faisaient un tel vacarme que leur bruit couvrait la rumeur de la bagarre et les cris de son prisonnier. Celui-ci leva les yeux au ciel et découvrit la ronde sauvage et tempétueuse de la quinzaine de vautours qui avaient encerclé le bar. C’était facile pour elle, d’exciter leur agressivité et leurs instincts, c’était plus difficile de les contrôler. « Tu vois ça ? Si tu me résistes, j’ordonnerai à ces vautours de t’arracher les yeux, de dévorer tes entrailles et les restes de ta cervelle malade, puis je  leur ferais bouffer tes couilles... » Son instinct de préservation le poussa à se rebeller et il chercha à la frapper et à prendre son arme, il lui donna un coup dans la poitrine et parvint à la faire reculer, elle poussa un sifflement agressif et inhumain, ses ailes s'ouvrirent, elle se jeta sur lui lui arrachant l'arme et lacérant son visage avant de le repousser contre le mur et de le menacer avec le pistolet.

« Tu veux jouer ?… » Dit-elle en  enserrant d’une main sa gorge et plaquant de l’autre le canon de son arme sur son entrejambe. « J’ai pas envie de leur donner ta merde à bouffer finalement, alors si tu recommences, je t’explose directement l’entrejambe… Maintenant, tu vas me répondre. J’ai deux questions, pour qui tu travailles, et où est-ce que je peux le trouver ? » Finalement, son numéro lui avait fait de l’effet, et le mec finit par déballer ses informations. Ils l’avaient rencontré à Boston, mais ils ignoraient son véritable nom, et c’était à Boston qu’ils devaient lui livrer le Death Owl. « A quoi est-ce qu’il ressemble ? Est-il jeune ? Est-ce qu’il utilisait un faux-nom ? » Elle avait eu le temps, pendant les quelques heures où elle était restée enfermée dans cette boite, de réfléchir, sur sa situation, sur comment fausser compagnie à ses ravisseurs, et sur l’identité de celui qui était caché derrière son enlèvement. Elle avait fini par faire des hypothèses, certaines moins rationnelles que d’autres. « Un vieillard… il n’avait pas de nom, il avait une allure… terrifiante... » Répondit-il, effrayé soudain, mais pas par elle. Mauvais Oeil… ça pourrait être n’importe qui d’autre, mais pas pour elle, ça ne pouvait être que lui. Elle se recula, le relâchant, elle était sonnée, la peur qui l’avait délaissée peu à peu depuis son réveil, se transforma en un sentiment sinistre et d’une terreur profonde qui la frappa aussi vivement que lorsque que l’autre gars s’était défoulé sur elle.

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Une pluie de coups de poing dans la gueule, des éclaboussures de sang, des ondes de choc qui font trembler son corps sous leur violence. J'entends mes os craquer à chaque coup que je donne. Cogner comme un sourd sur une sous merde, ça fait longtemps que je l'avais pas fait. La dernière fois, c'était en pleine bagarre rangée dans un rade dégueulasse avec un gros con qui avait un peu trop bu pour comprendre que la nana qu'il tentait d'aborder était pas intéressée par la présence de sa main sous sa jupe... Je m'arrête quelques secondes pour vérifier que ma consoeur a bien l'avantage sur son adversaire. Et pas qu'un peu ! Mini-Aster sur ses burnes, le mec va pas apprécier... J'ai un sourire sadique l'espace d'un instant avant de l'interpeller.

- Fais gaffe, mec. La gâchette est hyper sensible. Elle l'effleure un peu trop fort et tu perds tes couilles. J'en ai buté une paire à cause de ça, alors la contredis pas...

Je reviens à ma victime qui a méchamment morflé de mes coups de poing dans la gueule. Mes gants sont couverts de sang. Son sang. Putain, ça va encore être la merde à enlever... J'ai le sang d'un connard sur la gueule. Il a des plaies partout, le pauvre... Je cherche dans la poche intérieure de mon cuir une bouteille en verre, prête... A en juger par la couleur de ce que j'ai mis dedans, c'est de la vodka. Peut-être avec de l'alcool pur... Dans tous les cas, c'est imparable sur une plaie ouverte. Je sors Géraldine et et coupe un fragment de son tshirt avant de l'imbiber de la substance et de le mettre en partie dans la bouteille. J'interpelle la femme oiseau au plumage d'ébène avant de sortir mon zippo.

- Regarde pas ça, ça va pas êt' beau à voir.

Je mets le feu au tissu inflammable. Une flamme trône sur la petite bouteille, comme si c'était une grosse bougie sur un gâteau d'anniversaire... Fais un voeu, connard...

- De la part de la Justice.

Je lui éclate la bouteille dans la gueule. L'alcool commence déjà à lui brûler le visage. Puis les flammes viennent lui grignoter la gueule. Le verre brisé s'enfonce dans sa chair, ne faisant que multiplier ses blessures. Je suis trash, je sais. Mais bon, il faut bien faire rentrer les messages dans la tête des gens. En voilà un qui recommencera plus ce qu'il a fait... Je l'entends gueuler. Il me vrille les tympans, l'enfoiré ! Il peut pas souffrir en silence, ce gros sac à merde ?! Putain, il va rameuter des gens... Et ça a pas manqué. Ma collègue me signale que y a quelqu'un qui se pointe. Je me lève d'un coup, faisant un oui de la tête.

- Faut vite s'casser d'là...

Elle me rend Mini-Aster que je range dans mon cuir, et on se sépare. Chacun prend une direction histoire de nous disperser. Je fonce vers ma bécane. Surtout, ne pas envoyer la sauce maintenant. C'est dangereux... Je la vois dans le ciel. Pas évident, mais j'y arrive. J'enfourche mon bolide, mets le contact et je mets les gaz. Jusqu'à maintenant, je roulais lentement pour pas me faire remarquer. Mais là, le but, c'est de se barrer le plus vite possible... Mon portable vibre. Texto. Pas le temps de répondre. Sûrement Tobias qui me donne des nouvelles du front de son côté. J'attendrai d'avoir pris assez de distance pour les lire... Pour l'instant : Rouler. Rouler vite...
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Aster Blake et Wendy Blake


Ce gars était cinglé… Elle le vit, mettre le feu à la bouteille et la jeter sur l’homme à ses pieds. Elle vit, le visage couvert de sang, s’enflammer, l’humain se mit à hurler, se débattant, son corps se contorsionna de douleur, sa peau disparue dans le feu ne laissant que de la chair noire... La vue du corps, en proie à la terreur des flammes, l’odeur de chair brûlée, lui donnèrent envie de vomir, sa main se serra autour de la crosse du flingue, elle se retourna, chancelante, la tête lui tournait, elle s’agrippa au rebord de la benne pour ne pas tomber, elle crut un moment qu’elle allait régurgiter son estomac, ses poumons et tout le reste du bordel, mais elle avait le ventre vide et un seul filet de bile acide s’échappa de ses lèvres, il alla se perdre dans les plumes de son cou. Haletante, tremblante, elle eut besoin de quelques secondes, pour reprendre sa respiration. C’est à ce moment que l’autre gars, terrifié par la scène d’immolation, choisit de se tirer. Elle se retourna, l’attrapa, et le renvoya contre le mur. Elle serra sa gorge. « Reste ici, tu... » Du bruit attira son attention, elle tourna la tête dans la direction du cow-boy, tendant l’oreille.

Elle avait entendu plusieurs voix, ça venaient de l’autre côté du bâtiment, des gars étaient sortis du bar, alertés par les hurlements, l’un d’eux s’était stoppé sur le pas de l’entrée, levant le regard vers le ciel, il avait vu la nuée de vautours au-dessus de leurs têtes. « C’était quoi ça ?… Eh, c’est quoi ce bordel putain ?… » Merde. L’autre gémit, elle se retourna et découvrit son visage rouge, ce gros con était entrain de s’étouffer, elle le relâcha par terre et se retourna vers le cow-boy. « Quelqu'un vient par ici... » L’avertit-elle en venant vers lui. «Faut vite s'casser d'là... » Ouais, bonne idée, elle hocha de la tête et lui rendit son arme. Plus qu’à espérer qu’elle était en état de voler, ses ailes lui faisaient un peu mal, elle avait connu pire. Elle se recula et ouvrit ses ailes, elles se déplièrent dans son dos, immenses et noires, elle sentit le vent, caresser ses plumes, ses épaules s’écartèrent, son torse se gonfla, elle fléchit ses pattes et s’élança d’un battement puissant dans les airs. Elle entendit un cri, puis une volée de jurons, venant de derrière elle. Elle se retourna, faisant face aux trois gars, ses yeux se rétrécir, elle discerna le canon d’un fusil dans l’obscurité de la nuit.

Merde. Elle s’élança, s’élevant dans les airs. L’homme qui tenait le fusil le leva, le pointant sur elle, il tira, heureusement il était bourré, le coup la manqua, le bruit de la détonation résonna à travers le désert, déchiré bientôt par leurs hurlements, se mêlant aux sifflements terribles des vautours. Elle ressentait presque un certain plaisir à les regarder courir, poursuivis par la tempête de plumes et de griffes acérées. Mais elle n’avait pas vraiment de raison de s’en prendre à eux, sauf peut-être à celui qui avait essayé de tirer sur elle. Elle ne leur voulait pas vraiment de mal, elle voulait juste leur faire un peu peur, et couvrir leur fuite. Ils auraient sans doute oublié qu’ils l’avaient vu d’ici quelques heures. Elle se détourna d’eux, quittant les environs du bar qui disparut derrière elle bientôt. Elle prit de l’altitude, pas trop cependant, elle n’était pas très sûr encore de ses capacités, sa longue convalescence l’avait affaibli, et si voler lui était aussi naturel que respirer, elle sentait ses muscles engourdis et douloureux, si la rééducation lui avait rendu ses réflexes, elle avait perdu en partie son endurance, et sa captivité ne l’avait pas aidé.

En bas, elle pouvait voir le désert s’étendre, surface immense et blanche sous les lueurs de la lune, parsemé ici et là de bosquets gris sombres. Une moto, c’était celle du cow-boy, la suivait par la route. Elle continuait vers le sud.  Elle avait mal et elle était épuisée, mais elle n’avait qu’une envie,  partir loin, voler, le plus loin possible, voler, juste, seulement, voler, ne plus penser à rien, ne plus rien sentir, seulement le vent dans ses ailes, voler, dans l’immensité vide et silencieuse du ciel. Elle finit par le plus penser à la douleur ni à la fatigue, mais la sensation se rappela douloureusement à elle, lorsqu’elle survola Las Vegas. L’aube s’était levée sur la ville de lumière, le soleil lui rappelait qu’elle appartenait au monde de la nuit et qu’à cette heure d’habitude elle dormait, la fatigue, qu’elle sentait dans chacun de ses muscles étirés, lui rappelait qu’elle n’avait plus l’habitude des long vols, et sa vitesse qui diminuait qu’elle n’était plus capable de voler aussi longtemps et aussi vite.

Elle était épuisée, affamée, tout son corps la brûlait, elle était à bout de forces, c’était bien, ça voulait dire qu’elle avait fait la moitié du chemin. Elle vola, jusqu’au midi, quand le soleil fut au zénith, elle était alors aux alentours de Phoenix, elle se posa dans les environs de la forêt nationale de Kaibab. Elle s’écroula dès que ses pieds touchèrent le sol. Elle était incapable d’aller plus loin, elle ne pouvait plus continuer. Elle entendit la moto s’arrêter sur la route, à quelques mètres de son point d’atterrissage, tandis qu’elle rampait péniblement jusqu’à une cachette sûr, dans la végétation, pour se reposer. Elle avait besoin de dormir, dormir et manger, boire de l’eau pourquoi pas, mais dormir surtout. Mais elle ne pouvait pas se reposer, pas ici, ce n’était pas sûr. Elle l’entendit venir et se redressa, s’adossant contre le tronc d’un arbre. Si elle pouvait dormir, seulement quelques heures, et manger un peu, elle pourrait voler jusqu’au Texas… Sa grand-mère adorait quand elle lui rendait visite… elle lui parlait des oiseaux… elle était morte il y a longtemps, et la maison était pleine de courant d’air…

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Je mets les gaz. Je suis pas à l'abri de me faire courser et tirer dessus, comme ça a été le cas pour Chicken Girl. Heureusement qu'on l'a loupée et que je suis pressé. Autrement, y en a un autre qui aurait passé un mauvais quart d'heure à avoir un rencard avec mon poing. Je me contente de suivre la masse noire dans le ciel que je galère à suivre du regard en plus de voir la route pour ne pas me bouffer un camion qui arrive en face comme un de mes confrères motards. Heureusement que j'ai la lune pour voir à peu près bien la femme oiseau qui vole mine de rien à une sacrée vitesse... Je suis obligé d'appuyer sur le champignon pour pas me faire distancer par un piaf. Mais je préfère ça qu'utiliser le Tonnerre de l'Aube. Si je m'en sers, je suis pas sûr de m'en sortir vivant au vu du fait qu'elle semble pas prête de s'arrêter, et si on doit tourner, je suis mal. Un jour, faudra que je m'entraîne pour tourner sans risquer de me bouffer un mur dans la gueule à 450 kilomètres/heure... On finit curieusement par ralentir. Enfin, curieusement... Ca fait déjà un paquet de temps qu'on fuit puisque l'aube se lève. Je roule plus doucement. Heureusement que ma Harley est tunée, parce qu'avec un réservoir comme celui de base, j'aurais dû m'arrêter une fois ou deux... Pensées mécaniques mises à part, je me rends compte qu'on a changé d'état, qu'on est en Arizona. Plus ça passe, plus on s'approche du Texas, là où mon connard de père habite sûrement. Ca doit être pour ça que j'évite cette partie des States. Texas, ton univers impitoyable...

Elle perd de l'altitude quand le soleil est pas loin de pointer le sud. On est pas très loin de Phoenix. La voilà qui est en train d'atterrir. Une forêt. Ca change du désert du Nevada... A la vue de la vitesse elle a fait son piqué, ça sent la pause à plein nez... En même temps, l'idée peut être que bonne... Je la vois ramper vers le premier arbre qui passe à sa portée. J'ai compris le message... Je gare ma bécane un peu plus loin et arrive vers la femme oiseau. Je la vois maintenant à la lumière du soleil à travers les feuillages des arbres. Le seul truc humain que je distingue, c'est des cheveux. De très beaux cheveux, certes, mais que ça... Ca sent la mutation ou l'expérience pas très légale... Je penche plutôt sur la mutation. Je prends son pouls. Bon, déjà, elle a pas déposé le bilan. Elle respire. Elle a juste volé longtemps, donc, elle est crevée... On est dans un endroit où on viendra pas nous chercher, je prends mes sacoches sur ma bécane et reviens vers la poulette noire.

- J'sais pas si tes plumes te tiennent chaud, mais j'préfère pas prendre de risques...

Je sors mon plaid aux couleurs de l'Anarchie et la couvre. Je m'installe pas très loin d'elle. Je sens qu'on va en avoir pour un petit moment avant de reprendre la route. Je regarde mon portable. J'ai mis un vent violent à Tobi, ironique quand c'est lui qui y est lié... Messages : Quatre. Messages vocaux : Deux. Je consulte tout ça. Mauvaises nouvelles. Il a raté le vieux connard qui voulait la femme oiseau pour sa collection personnelle. Bonnes nouvelles, Tim était dans le coin et maintenant, le vieux a plus de collection. En gros, le seul qui a merdé hier soir, c'est Tobi. 'Fin... Ca se discute...

- Bon, ben plus qu'à attendre...
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Tout était sombre, silencieux et lourd. Comme l’orage menaçant du crépuscule, qui attend, comme le prédateur, que vienne la nuit. Wendy rêvait, ses pensées étaient sombres, son esprit était une cage, son corps était une brûlure, et tout autour d’elle n’était que silence et obscurité. Elle dormait d’un sommeil profond, les oiseaux ne dormaient jamais profondément, ils ne dormaient que d’un œil, une partie de leur cerveau était constamment éveillée. Une partie du cerveau de Wendy était toujours éveillé, il écoutait, il sentait, mais là, tout était silencieux et sombre, comme quand elle avait été droguée, elle avait toujours préféré les ténèbres à la pleine lumière du jour, mais elle avait peur du silence. Elle s’était effondrée, à bout de force, fatiguée de lutter, contre l’épuisement, la faim et la peur.  

Le soleil chutait lentement vers l’ouest et les ombres du bois tombaient sur les deux mutants. Presque quatre heure que la fille oiseau dormait, elle avait à peine réagi quand le garçon s’était approché d’elle, elle s’était redressée contre le tronc d’arbre, elle avait tremblé, légèrement, quand elle avait senti le contact de ses doigts sur sa peau, il avait pu sentir sa peur, dans le frémissement de ses plumes là il l’avait touché pour prendre son pouls, puis, elle avait perdu connaissance. Quand elle s’éveilla enfin, elle sentit la chaleur de la couverture sur elle, elle était allongée dans les feuilles et l’herbe humide, près de l’arbre où elle s’était endormie. Elle remua, avant de s’immobiliser, tendue soudain, prenant conscience de l’autre respiration à côté d’elle, elle cligna des yeux, éblouie par la lumière du jour qui mourrait doucement, son regard se posa sur la vision du cow-boy, assis près d’elle, qu’elle observa avec prudence.

« Désolé… J’ai dormi longtemps ? » Demanda-t-elle considérant l’heure tardive. Elle voulut se redresser, ses yeux se voilèrent et elle s’effondra contre l’arbre. Sa voix était sèche et rauque, elle semblait épuisée, son regard était terne. « Mal à la tête... » Murmura-t-elle dans un grognement, en fermant les yeux. Son corps était brûlant, elle avait de la fièvre, elle souffrait de la faim et de la soif, cela faisait au moins trois jours qu’elle n’avait rien bu et rien mangé, en comptant le jour de son départ, le voyage dans la cage, et ce jour-ci, elle ignorait combien de temps elle était restée inconsciente entre les mains de ses kidnappeurs. La nuit qu’ils avaient passé lui revint comme un mauvais rêve qu’elle aurait préféré chasser, elle se souvenait de ce qu’elle avait ressenti, la douleur, la peur, elle avait dissimulé la peur, elle ne voulait pas leur donner ce plaisir, leur offrir cette faiblesse.

Mais à nouveau, elle avait peur, peur de souffrir, qu’on la brise, elle était épuisée et vulnérable, elle était à bout de force. Elle fuyait le regard du garçon, elle se recroquevilla, serrant ses genoux contre sa poitrine entre ses bras, ses ailes entourant son corps blessé et qui n’arrêtait pas de trembler, elles étaient si grandes qu’elles pouvaient entièrement la recouvrirent, c’était paradoxal, c’était la partie de son corps la plus précieuse et la plus fragile. Elle avait volé si loin, si longtemps, mue par la peur et par la douleur qu’elle éprouvait, comme si elle pouvait fuir ses sentiments, ce qu’elle avait ressenti, ce qu’ils lui avaient fait. Elle avait volé, jusqu’à l’épuisement, mettant le plus possible de kilomètres entre elle et la cage où ils l’avaient enfermé, où ils l’avaient battue, entre ce bar, où il les avait frappé à mort, où elle avait vu, l’homme qui l’avait torturée, être brûlé vif par celui qui l’avait sauvé, et qui l’avait veillé pendant son sommeil. Et à nouveau, elle avait peur.  

Fermant les yeux, elle se concentra sur ce qui l’entourait, elle entendait les respirations de la forêt autour d’elle, des animaux, des rongeurs dont les pattes grattaient le sol, des écureuils lovés dans les troncs d’arbres, elle entendait le bois des branches craquer, ployer sous le poids des oiseaux perchés sur le haut de l’arbre. Une pie sauvage s’envola de la branche pour se poser près d’eux, à une distance prudente des deux humains qu’elle observait avec méfiance. Wendy les yeux clos se concentra sur la présence de la pie, le frêle oiseau se détendit et vint se blottir contre elle. Une autre pie et un corbeau descendirent jusqu’à eux, ils s’approchèrent de la femme-oiseau, gardant aussi une distance prudente avec le mutant qui l’accompagnait. Les oiseaux lui avaient toujours apporté une sensation de réconfort, et de sécurité, la sensation qu'elle n'était pas totalement seule.    


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Je monte la garde. Ici, c'est le calme plat, mais j'ai tendance à rester éveillé, même si je repose mon corps. Ma vigilance est toujours à son plus haut niveau. D'habitude, avec les Frères, on fait des tours de garde pendant que les autres dorment peinards. Jusqu'au coup de feu, du moins... Mais là, y a pas un autre Eagle pour me réveiller si y a un pépin. Je veille sur la femme poule qui bientôt se réveille. Elle aura pioncé quelques heures, au moins. Elle me regarde avant de grommeler quelques mots... J'attrape ma sacoche de provisions, sortant une bouteille de jus de fruits et un Tupperware avec des tranches de viande séchée. A chaque fois que je passe par la case Deerfield - Illinois, j'y ai droit... C'est un peu ma case départ à moi.

- Calme toi... T'as dormi quatre bonnes heures, au moins... T'en fais pas, j'ai veillé sur toi. Tiens, voilà d'quoi boire et manger... Fin... Si tu bouffes pas d'vers...

J'approche les vivres d'elle alors qu'elle a carrément pas l'air d'aller bien. Je constate l'arrivée près d'elle de plusieurs piafs. Rien de choquant, en fait, quand on sait que la demoiselle est à moitié piaf... Voire complètement piaf... Je lui tourne le dos pour jeter un coup d'oeil autour de nous.

- On est seuls dans l'coin. J'sais pas pour combien d'temps, mais on est seuls. Y a pas d'bordel dans les environs. J'pense qu'on est peinards pour un p'tit moment...

Je m'installe à côté de ma bécane, laissant plus d'espace à la femme oiseau et à ses copains à plumes... Je cerne le regard, me disant que je connais rien d'elle... Je brise le silence qui s'est installé pendant quelques secondes et après qu'elle ait commencé à boire et à manger. Je lui parle d'une voix calme avec un petit sourire, espérant sympathiser avec la plumée.

- Y a un nom par lequel j'peux t'app'ler ? Ou tu prendras bien que j't'appelle par un nom foireux genre Bird Girl, Black Wing ou Chicken-Killer..?
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Quatre heure ? Releva-t-elle en silence manquant de s’étouffer. Elle avait la gorge trop sèche parler lui faisait mal, elle toussa et poussa un grognement aiguë et faible de douleur. Elle prit avec reconnaissance et empressement les vivres qu’il lui offrit. Elle était dévorée par la faim, elle était faible, mais elle avait assez de force et surtout assez faim, pour manger. Elle ouvrit le couvercle et sorti une tranche de viande séchée qu’elle dévora comme si sa vie dépendait de cette viande de bison. Elle toussa, assoiffée, elle était déshydratée, elle sentit le morceau de viande se bloquer dans sa gorge, avant de descendre sous l’effet des muscles de son cou. Elle tendit le bras pour attraper la bouteille de jus de fruit, elle dévissa le bouchon et porta le goulot à son bec ouvert. Elle but la moitié de la bouteille avant de s’arrêter, plus par politesse que par réelle satiété, boire lui faisait l’effet d’une brûlure, manger lui faisait mal, sa gorge et sa bouche étaient arides comme le désert, sèches comme du parchemin. Une fois cela fait, elle retourna son attention sur le cow-boy, qui après l’avoir rassuré autant qu’il le pouvait lui demanda son nom, elle se rendit compte qu’elle ignorait toujours le sien, à moins qu’il le lui ait dit et qu’elle l’ait oublié ? Elle toussa pour éclaircir la gorge.

- Wendy… Mais au cirque on m’appelait Death Owl…

Répondit-elle dans un murmure entrecoupé d’une quinte de toux. Death Owl ? Oiseau de nuit, oiseau maudit, oiseau messager mortel, chant funèbre et plumes sombres. Elle respira doucement, difficilement. Elle n’avait pas vraiment l’impression de ressembler à l’étoile du cirque en ce moment, mais elle avait meilleure mine que quand elle avait sauté dans ce train, quand ils l’avaient découverte, après sa fuite de la ferme, décharnée et blessée dans ses vêtements trop grands. La ferme… Quand elle avait tourné le dos à l’ancienne maison, elle avait pensé ne jamais y retourner, elle était partie pour toujours. Mais elle était revenue, la maison abandonnée et délabrée, où elle avait connu le réconfort puis l’horreur, était devenue un refuge pour la mutante solitaire. Elle secoua doucement ses plumes, elle en avait perdu quelques unes dans la bataille, ses serres étaient abîmées, elle avait limé la corne à force de gratter le métal, et ses ailes étaient endolories. Elle passa une main sur son crâne douloureux. La blessure à sa tête ne saignait plus, le sang avait coagulé et formait une croûte rugueuse et molle, la plaie avait été étouffée par les cheveux et les plumes. Elle se redressa, difficilement, et observa la forêt autour d’elle, elle entendait la route juste à coté, une voiture roulait au loin, mais les alentours étaient tranquilles.

- Mais appelle moi comme tu veux, tant que c’est pas chicken, duck ou poulette… Bird Girl et Black Wing sont pas trop mal…

Concéda-t-elle en souriant en se remémorant les surnoms qu’il avait proposé plus tôt pour la nommer. Chicken-Killer était plutôt drôle en réalité mais elle ne voulait pas le lui avouer, de peur qu’il l’utilise. Elle n’aimait pas beaucoup qu’on se moque de son physique, mais ça faisait longtemps que les regards, les insultes, ne lui faisaient plus grand-chose, elle ne se considérait plus comme un monstre, elle était fière de sa nature mutante, mais les humains, alors qu’elle était née comme eux, la voyait toujours comme une créature monstrueuse, ils la rejetaient, parce qu’elle était différente, qu’elle ne leur ressemblait pas, elle devait se rendre à l’évidence, elle ne leur ressemblerait jamais, elle serait toujours un monstre dans leurs regards. Elle devait son surnom à son apparence physique, Death Owl, tout de noir, oiseau nocturne, qui amenait la mort à travers la nuit. Elle qui n’aurait jamais fait du mal au moindre humain, sauf pour se défendre, elle était devenue une créature néfaste de folklore pour quelques tarés dégénérés qui croyaient aux ovnis. Bon peut-être pour les ovnis c’était vrai… Mais ça ne changeait rien, le Texas était fou. Leur monde était fou. Et eux, ils étaient la preuve, la matérialisation tangible, visible, matérielle, de cette folie.  

- Merci de m’avoir sauvé… cette nuit… et d’être resté…

Le remercia-t-elle d’abord, sans le regarder, fuyant encore la présence inquiétante du garçon en cuir noir. Sa voix était encore basse, légèrement aiguë, mais elle était plus sûre, elle n’aimait pas être vulnérable, il l’avait vu vulnérable, c’était quelque chose qu’elle ne supportait pas, pas face à un inconnu, un étranger. Elle ignorait tout de lui. Mais pourtant, il était là, face à elle, il l’avait cherché, il l’avait sauvé. Il n’avait pas de raison de faire ça, d’être resté là, ni de venir la libérer de cette cage. Il l’avait sauvé, même si ses méthodes étaient un peu… agressives et violentes, plus qu’elle n’en avait l’habitude, il lui avait sauvé la vie et il avait veillé sur elle pendant qu’elle dormait. Alors qu’il soit un humain ou un mutant, c’était un ami. Pour l’instant en tout cas. Il avait l’air plutôt sympa quand il ne brûlait pas les gens ou ne se battait pas comme un catcheur. Cependant, il parlait toujours comme un texan.  

- Et toi cow-boy t’as un nom ?

Demanda-t-elle en retournant son regard vers lui. Il se tenait pas loin, il était contre sa moto, vêtu tout en cuir, encore taché de sang, il ressemblait à un bad boy en harley… Elle ne pouvait pas s’empêcher d’y voir une sorte de cow-boy moderne, le genre de gars, qui se donne un genre sombre et mystérieux avec son cuir et sa bécane, ses cheveux noirs et son flingue. Pourquoi ce gars était venu l’aider ? Pourquoi était-il resté avec elle pendant son sommeil ? Elle se posait un paquet de questions à son sujet et au sujet de son enlèvement, même si les choses commençaient à s’éclairer un peu. Elle avait une ville, elle n’avait pas de nom, mais des soupçons, rien de sûr, mais il y avait quelque chose, dans le regard de son ravisseur, quand elle l’avait interrogé, quelque chose qu’elle connaissait, qu’elle connaissait bien, elle avait vécu elle aussi dans la terreur de Mauvais-Oeil, elle reconnaissait ce regard. Elle se redressa, s’asseyant dans une posture plus digne. Elle avait besoin d’y aller, elle voulait le voir d’elle-même, s’assurer qu’elle avait tord, ou bien raison, peu importe, elle avait besoin d’aller à Boston. Mais elle n’était pas en état, elle avait besoin de se reposer et de récupérer des forces.

- On devrait pas rester ici…


Finit-elle par dire, après avoir passé un long moment à écouter seulement le bruit des voitures lointaines et de leurs respirations proches. Ils avaient tabassé un gars et brûlé un autre à l’arrière d’un bar, on les avait vu, on allait les rechercher, ils pouvaient pas rester ici, ils avaient besoin de se cacher quelque part le temps de se faire oublier et elle avait besoin de  soins. Elle s’appuya au tronc d’arbre pour se relever, incertaine, ses ailes traînaient autour d’elle et au sol, immenses, elles couvraient tout son corps de leurs ténèbres. Elle chancela, un frémissement parcouru sa chair, elle étouffa un gémissement de douleur.  

- Je connais une planque, au Texas… Mais je ne suis pas en état de voler…

Expliqua-t-elle, elle était faible encore et épuisée, la fatigue physique et psychologique se voyaient dans son corps, ses mouvements prudents, difficiles, les tremblements qui agitaient ses plumes. Elle s’adossa contre le tronc, incapable de faire un pas sans s’effondrer, tout son corps lui faisait terriblement mal. C’était sans doute pas une très bonne idée de voler jusque ici…


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