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 En route pour Utopia

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Feat : Lee Pace
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Race : Elfe Noir
Localisation : Perdu dans une petite ville des Etats Unis

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San Francisco... Encore une de ces villes surpeuplés dont ce monde était si friand. Voyager ainsi parmi le peuple, une agitation grouillante et presque malsaine dont Drazhar se délectait. Il aimait vraiment entendre ici et là, écouter les ragots, observer avec grand intérêt ce peuple si ignorant du reste de la galaxie de débattre dans leur propre vie si insignifiante. Il était clair que quelques puissants si ce n'est tous avaient conscience de la dangerosité et de l'immensité réelle de l'univers mais ce simple état de fait avait été plus ou moins adroitement dissimuler au bon peuple. Leur naïveté aurait pu être touchante même si cela conduisait davantage à une franche hilarité. Pourtant, il fallait être aveugle pour ne pas se rendre compte des évènements et de la vérité que l'on essayer de cacher... une invasion extraterrestre ne passe tout de même pas inaperçue. Plus ironique encore que cela, il semblait bien que la présence sur cette Terre de mutant et d'humains possédant de grands pouvoirs paraissait tout aussi incongru que l’existence d'une vie alien. En définitive, on amalgamait bien vite ces deux vérité pour conduire à une animosité contre toute ces aberrations à leur vie toute insouciante qu'elle était. Pendant son voyage dans ce pays qui s'appelait les États Unis, l'Elfe Noir avait donc prit goût autant à observer ces gens qu'à les juger. Il lui apparaissait que bien qu'ils soient d'une autre race, dans un autre monde, il y avait certaines choses qui ne changeaient guère.

Lui qui avait vécu loin de tout esprit de civilisation, il n'avait connu ni enfance heureuse, ni même malheureuse, une formation au combat, à la lutte de pouvoir, telle une ode à la destruction systématique, il était bien loin de comprendre cette vie. La mesquinerie des humains, leur cruauté, l'aptitude à la haine, la colère, la vengeance, l'ascension d'une montagne de cadavre pour assoir un pouvoir aussi infime soit-il lui était pourtant familier. Toutefois, certains agissaient par bonté, une simple attitude d'un altruisme qui lui était étranger. Mais toutes ces divagations ne pouvaient lui ôter de l'esprit les interrogations qui entouraient le mystère de cette attaque des Krees. D'ailleurs, que pouvait-il en dire ? Bien peu de chose en réalité. Il n'oubliait pas sa mission, la raison même de sa présence ici bas et, bien souvent, il venait à considérer que son maitre le mettait à l'épreuve. Difficile de dire ce qu'il attendait de lui. Toutefois, ce monde devait lui appartenir, il l'avait choisi et comme de coutume, ses mots faisaient loi. Il était donc de son devoir de s'assurer à ce que rien ne contrecarre les plans de son Seigneur. Les Krees... une offensive soudaine qui avait brusquement prit fin. Drazhar n'en savait que trop peu pour se forger une opinion et puis une autre question subsistait, plus importante encore que toutes les autres... Son maitre était il pour quelque chose dans cette attaque ? Il était son serviteur zélé et un doute l'oppressait à cette simple réflexion car deux choix seulement s'offraient à lui. Si Thanos était derrière cet évènement, il ne devait surtout rien faire pour s'y opposer mais dans le cas contraire, il devrait bien sûr contrecarrer les projets des envahisseurs. C'était là l'unique raison de sa présence en ces lieux, dans cette ville de San Francisco, en route pour le lieu de l'attaque, Utopia.

Malgré toute l'importance des réponses qu'il espérait y trouver, il y avait ici une curiosité maladive, un choc, celui d'un monde auquel il n'appartenait pas et le voila reparti dans ses réflexions afin de combler une incompréhension qui le tiraillait. Pourquoi cette digression ? Pour quelle raison se laissait il si aisément divertir de son objectif ? Des rumeurs... Oui, aussi aberrant que cela pouvait paraitre, il entendait ici et là l'opinion du peuple, une haine envers tout ceux qui leur paraissaient différents. "Ces monstres de foire", voila qui revenait souvent comme une sentence suffisante envers ceux qui tentaient de détruire leur monde et cette harmonie dont ils se vantaient. Pour le peu qu'il avait passé auprès d'eux, Drazhar se riait de cette harmonie, de cette paix. L'utopie risible de toute la perfection d'une société dont le peuple est si fier et dont les puissants sont si irrespectueux de toutes ces valeurs. Il y avait de quoi se gausser. Puis cette guerre entre ce Monde Libre et cette Hydra propulsée comme une guerre pour ou contre la liberté tandis que ceux qui semblent aspirer le plus à cette liberté sont bien les mutants de ce Magneto souhaitant rester à l'écart du reste du monde. Oui c'était eux que l'on rendait responsable de tout les maux.

A peine arriver au port, attendant de prendre le bateau qui l'emmènerait à Utopia, Drazhar regardait se regrouper une foule de visage mécontents. Le brouhaha de leur colère, de leur hargne agissait comme un épais brouillard qui enveloppait les lieux dans une atmosphère des plus sombres. Puis certains d'entre eux prirent en main la foule, galvaudant des slogans plus haineux les uns que les autres. C'est alors que la foule tout entière reprit de concert cette invitation à la colère. Que cette armée avait l'air bien faible, une faiblesse qui n'était que contrebalancée que part toute la fierté mal placée qu'ils semblaient avoir. Cela se lisait dans leur yeux, persuadés d'êtres dans leur bon droit autant que dans leur force, ils étaient bien décidé à faire savoir leur mécontentement. A les entendre, il fallait que les coupables répondent de leur crimes, que ces "monstres" se rendent compte de l'absurdité même de leur existence devant les malheurs qu'ils causaient. Qu'il était aisé de rejeter ainsi la faute sur la seule preuve de leur différence...

Ni tenant plus, l'Elfe Noir s'avança. Même s'il ne parvenait pas à totalement comprendre ce monde et ces gens, il parvenait toutefois, à garder son anonymat. Derrière la façade de son humanité apparente, il rejoignit la foule comme un simple passant. Il vit un groupe un peu plus calme que les autres et engagea la conversation. Il voulait comprendre cette haine, il ne pouvait s'en détourner.

    " Que se passe-t-il ? "

Un homme d'un certain âge se retourna pour répondre.

    " Ces mutants... vous n'êtes pas au courant ? Ils avaient dit vouloir vivre à l'écart, sans se mêler aux autres. C'était une bonne chose mais pourtant, une bataille avec des aliens et le président à été assassiné ! "

Il n'était pas bien difficile de reconnaitre au ton de sa voix tout le mépris qu'il avait pour ces mutants. Il apparaissait d'ailleurs à Drazhar que ce "problème mutant" n'était pas quelque chose qui datait d'hier.

    " J'ai pourtant entendu dire que leur île a souffert et que nombre d'entre eux ont péri..."

Il était peut être risqué d'avoir ce débat au milieu de tout ces fanatiques ainsi que pour continuer à passer pour un humain mais cela lui importait peu sur le moment.

    " C'était un piège. ! Ils se mêlent parmi nous pour répandre des rumeurs, se faire passer pour des victimes mais ce sont eux le vrai danger. Je ne serais même pas surpris que cette histoire d'aliens n'était qu'une mise en scène pour dissimuler leur crime. Il ne faut pas croire tout ce que vous entendait mon cher. Vous êtes bien naïf, ce sont des monstres et rien de plus. "

Qu'est ce qui ne fallait pas entendre...

    " Je crois pas qu'ils aient jamais demandé à être différent de nous..."

Ce fut là des mots de trop et Drazhar ne mit guère de temps à s'en rendre compte.

    " Eh les gars, voila un de leur partisan ! A moins que tu sois un des leurs ? "

L'homme, d'un geste arrogant, agrippa son interlocuteur par le col.

    " Allez, tu en es un ? Montre nous a quoi tu ressemble là dessous."

L'Elfe qui fut surprit par cette agressivité soudaine commença à se dire qu'il serait de bon ton de remettre ces humains prétentieux à leur place tandis qu'un rictus commençait à se dessiner sur son visage.
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Feat : Susan Coffey
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Race : Mutante
Localisation : Dans la mouise
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Après tous les événements que vécu Ruth à New York, elle fut assez impatiente de retourner sur Utopia. Son voyage lui avait fait du bien, elle s'était écarté des événements qui l'avaient secoué sur l'île et avait pu reprendre en main son contrôle émotionnel. Bien sûr, ce n'était pas comme si elle avait oublié les morts qu'elle avait causés, cela aurait toujours un poids inconscient sur ses épaules, mais s'éloigner de toute cette histoire durant un laps de temps lui avait permis de trouver la force de surmonter tout cela. Elle ne pouvait pas se permettre de s'apitoyer sur son sort, d'avoir peur de ces capacités, c'était une pente glissante sur toujours plus d'incidents et toujours plus de morts. Et elle avait pu s'extraire de ce cercle vicieux.
Durant son voyage de retour, elle avait regardé les informations avec plus d'intérêt qu'à l'aller. Ne possédant pas d'état civil légal, elle n'avait pas pu prendre part au vote anticipé pour nommer le remplaçant du président Palmer... ou plutôt LA remplaçante vu les résultats du vote. Ruth ne savait pas trop quoi penser de Laura Roslin. Elle semblait pleine de bonne volonté et suivre les mêmes pensées que le précédent président ce qui pouvait être une bonne nouvelle pour la communauté mutante. Mais quand on voyait ce qu'était devenu son prédécesseur, Dieu seul savait combien de temps elle tiendrait. Ruth avait en fait peur que les mois qui allait suivre marquerait soit un revirement dans les pensée de la nouvelle présidente, soit son décès. Tous unis, disait-elle... Mais qui comprenait-elle dans cette union ?

Et c'est avec ces nouvelles pensées en tête qu'elle arriva à San Francisco. Une ville aussi vivante que celle de New York... Sauf que s'était la ville des mutants, des mutants qui se cachaient et s'isolaient, pas celle des héros. C'était une ville parfaite pour une fugitive comme elle, assez de monde pour s'y fondre et peu de personne pouvant lui poser des questions trop indiscrète. Mais d'un autre côté, alors que la méfiance se mêlait à l'espoir dans la ville des héros, San Francisco lui paraissait bien triste en comparaison... Et avec Utopia qui tentait de se relever de ses ruines, on avait plus tendance à croiser des personnes désespérées que de "porteur de flamme". Dans un soupir, résigné, elle se dirigea vers le port, en direction de l'île de Magneto. Il était temps pour elle de retourner où était sa place.
Mais alors qu'elle arrivait sur la baie, elle vit un groupe de manifestant en plein défilé. Même sans leurs pancartes agressives et les phrases hurlées au mégaphone et répétés par une foule animé par la colère, la jeune femme pouvait comprendre ce quoi il s'agissait. Elle avait tenté de fuir cela tout le long de son voyage... La réaction des humains... Une réaction facile et automatique : répondre à la menace par la violence, choisissant une proie facile et suffisamment différente d'eux. Les épaules de Ruth s'affaissèrent. Elle qui voulait rentrer au plus vite sur l'île, il allait falloir qu'elle attende qu'ils se dispersent. Elle n'allait pas prendre le risque de leur faire une cible facile juste parce qu'elle voulait rentrer plus vite. Il ne lui restait plus qu'à ronger son frein et attendre.

Mais alors qu'elle se détournait, voulant retourner à l'intérieur de la ville pour mettre de la distance entre elle et les manifestants, quelque chose attira son attention du coin de l’œil. Alors qu'une grande partie de la foule continuait d'avancer, un groupe s'attardait et s'était rassemblé autour d'un point précis. Et ceci, au milieu d'une foule ivre de colère, n'était jamais bon signe. La mutante reporta toute son attention et distingua alors que c'était un homme en particulier qui était le centre d'attention de ce groupe de manifestant. Et avant même qu'elle se demande s'il y avait un risque pour que leur discussion dégénère ou non, l'un des manifestants empoigna l'homme par le col. Ruth poussa un soupir, avec un peu de chance, c'était un mutant ou un partisan des mutants qui avait voulu jouer au plus malin... Les gens ne pouvait-ils pas simplement faire preuve de bon sens ?
Elle hésita une seconde entre intervenir ou s'éloigner davantage. Elle avait depuis longtemps adopté la politique d'exposition Zéro, ne voulant à tout prix pas se faire remarquer... Mais au point de se détourner d'un début d'agression ? Ruth n'avait pas fait que reprendre en main son contrôle émotionnel durant son voyage. Elle y avait appris plusieurs choses. Bruce Banner, principalement, lui avait dit quelque chose qui restait gravé dans sa mémoire. On ne choisissait pas ce que l'on devenait ni ce que cela impliquait. Mais on pouvait choisir quoi en faire... Elle avait aussi croisé ce héros, William Cooper, qui n'avait pas hésité à s'allier à elle contre des soldats de l'HYDRA à New York, laissant de côté toute l'animosité qu'il avait accumulée à son égard... Il était peut-être temps pour elle aussi qu'elle fasse ses choix. Et ceux-ci laissaient-il tomber un de ses semblables entre les mains de manifestants en colère ?

Quelques instants après, Ruth se frayait un chemin jusqu'au groupe qui s'était arrêté. Son éternelle capuche toujours sur sa tête, elle se glissait entre les manifestants, les poussant légèrement et s'excusant à l'aide de sourires forcés. Elle arriva enfin à la hauteur du présumé mutant et du manifestant qui l'avait agrippé par le col. Le premier avait un rictus assez inquiétant sur le visage, si bien que la jeune femme se demanda qui était le plus à plaindre sur ce qui allait arriver, lui ou les manifestants ? Dans tous les cas, une bagarre en pleine manifestation n'était jamais une bonne idée, les mouvements de foules accentuerait le tout à une vitesse exponentielle et il y aurait forcément des blessés. Elle mit ses mains sur ses hanches et s'adressa alors à l'homme au centre des attentions d'une voix forte.

- Ah ! Te voilà enfin !! Je te cherchais partout... fit-elle, attirant ainsi l'attention des deux protagonistes avant de se tourner vers le manifestant tenant l'autre homme par le col. Désolé s'il vous a insulté, cet idiot aime bien jouer aux durs et chercher la bagarre dès qu'il en a l'occasion...

Son esprit marchait à toute vitesse, tentant de monter le bobard le plus plausible avec ce qu'elle avait sous les yeux. Et, heureusement pour elle, elle avait passé un grand nombre d'années de sa vie à mentir continuellement. Elle s'approcha ensuite légèrement du manifestant, un léger sourire timide sur le visage tout en plongeant son regard dans le sien.

- Vous pouvez me le rendre ? S'il vous plait... Je vais avoir besoin de lui à la maison...

Malheureusement, dans ce genre de situations, quand les hommes étaient prêt à tout pour évacuer leur rage dans des coups, même le mensonge le plus élaboré était inutile. Ils se mentaient à eux-mêmes, cherchant la moindre excuse. Ruth s'en rendit compte quand une main forte lui prit l'épaule pour la faire se retourner, faisant tomber sa capuche dans la foulée pour révéler ses cheveux rouges vifs, non sans une brutalité qui fit grimacer la mutante. Elle se retrouva alors face à un autre manifestant qui lui agrippait le bras pour le serrer avec force.

- Hé ! Tu crois faire quoi comme ça ?! Si t'es avec le mutant c'est que t'es comme lui !! Alors essaie pas d'utiliser ta sorcellerie pour hypnotiser mon pote pour qu'il lâche ton copain !! Saleté...

Ruth haussa les sourcils, interloquée. Mais de quoi pouvait-il parler ? À quel moment avait-elle tenté d'hypnotiser l'autre homme, elle n'avait même pas cette capacité... Sur quoi se basait-il pour dire une chose pareille ? L'espace d'un instant, elle eut l'impression de se retrouver à l'époque de la chasse aux sorcières. Peu importait ce que les femmes soupçonnées pouvaient faire, aussi normal cela pouvait-il être, chacun de leurs actes étaient qualifiés de magiques et comme étant une preuve de leur culpabilité. Mais, contrairement à ces pauvres femmes, Ruth n'était pas sans défense... Et, quitte à échouer dans sa tentative pour calmer le jeu, elle n'allait certainement pas se laisser faire. Elle fronça les sourcils et fusilla le manifestant qui la tenait du regard.

- Lâchez-moi... dit-elle d'une voix grave et légèrement menaçante.


Ruth Lion ~ Sujet R

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Il y avait décidément bien des choses en ce monde auxquelles Drazhar ne comprenait rien. Comment pouvait on être à ce point stupide pour condamner ceux là même qui avait protéger villes et habitants, mettant leur propre vie en péril et ce à de si nombreuses reprises. Que ce soit contre des ennemis venus d'ailleurs ou bien pour juguler une menace venant des leurs, les mutants ainsi que d'autres avaient combattus pour des idéaux qui étaient maintenant galvaudés par des êtres abjects dans une haine sourde, piétinant dans ce même geste ces mêmes valeurs. Oui, dans le regard sauvage qu'on pouvait lui lire, il voulait faire taire cette populace, il souhaitait ardemment qu'ils apprennent quelle était leur place et, même si le « message » serait honteusement déformé, cela le démangeait, comme autant de nuisibles lui collant à la peau, de massacrer cette immonde bêtise réunit sous ses yeux. C'est quand l'inconscient vint à l'attraper, lui serrant le col, qu'en son esprit, un compte à rebours débuta… Il allait frapper, faire ployer ces corps frêles, écraser sous sa botte ces misérables cloportes bouffis de leur propre importance. Ce n'était qu'une question de secondes. Quand cette folle frénésie  emplit tout son être, quand il senti qu'il ne pouvait plus résister, une voix se fit entendre derrière lui. D'un moment brusque, plus un réflexe qu'autre chose, tournant la tête dans cette direction, il vit une jeune femme s'avancer l'interpellant, s'adressant à lui comme si elle le connaissait…

Non, il ne l'avait jamais vu. Elle parlait d'une voix forte, plus que familière à son égard. S'agissait il d'un piège ? Vu la situation, cela aurait été fort surprenant. Puis quand il croisa enfin son regard, derrière toute la force qui s'y cachait, il comprit enfin. Visiblement, elle accourrait si l'on peut dire afin de le tirer de ce mauvais pas. Encore une fois, ce même sentiment qu'il ne parvenait pas tout à fait à comprendre… pourquoi prendre ainsi des risques pour un inconnu ? Difficile de dire toutefois si elle faisait cela par pur altruisme ou dans l'espoir d'épargner aux mutant une rixe qui leur retomberait dessus. Alors que l'Elfe Noir se demandait s'il fallait ou non rentrer dans son jeu, sa fureur s'étant calmé, la Samaritaine fut elle aussi prise à parti par ces brutes. Sur ces entrefaites, Drazhar aurait bien pu se lancer aveuglément dans le massacre qu'il avait pu imaginer mais il se disait qu'une approche différente s'imposait à présent. Il n'était plus un inconnu venant à corriger ces impudents mais un présumé mutant rejoint probablement par l'une d'entre eux en train de défendre l'honneur même de tout ceux de leur condition. Évidemment, rien ne l'empêchait d'agir comme il le souhaitait, se fichant des conséquences, provoquant un léger battement d'aile, celle d'un chaos naissant et d'en admirer ou non les soubresauts futurs. Il y avait tout de même, quelque part au fond de lui, un petit quelque chose qui lui murmurait de ne pas agir inconsidérément. Ne serait-ce que la sagesse pour qui voudrait se rendre à Utopia, il devait jouer son rôle, celui de la personne qu'il incarnait en ce moment. Cette résolution en tête, il ne mit guère de temps pour réagir. Posant la main sur son agresseur, agrippant son poignet, il plongea son regard en celui cette victime en devenir et lui fit lâcher prise sans effort. Puis, avec une sévérité sur le visage auréolé pourtant d'une légère teinte de sarcasme, il commença à lui tordre le bras.

« Tu appelles tes petits camarade ? Quel courage ! Voilà donc toute la valeur de votre glorieuse entreprise, se jeter tel des chiens sur tout mutant qui passerait à votre portée. Vous êtes vous armés pour aller combattre ceux qui menacent vos familles, vos amis ? Non, bien sur. Vous trouvez bien plus de valeur dans le harcèlement de ceux qui ne sauraient ou ne voudraient pas se défendre. Même des femmes et des enfants pourquoi pas, après tout ce sont des monstres. »

Puis, son regard se fit plus dur encore. Au fond, malgré tout le mal dans lequel il avait grandi, malgré cette forge du pouvoir, de l'arrogance et du mépris dans laquelle il fut le fer que l'on battit afin qu'il devienne cette sombre lame de haine et de souffrance, il avait gardé un honneur et une fierté qui lui était propre. De son personnage ou de lui même les mots continuait d'affluer en son esprit si bien qu'il n'avait guère à les mesurer.

« Si tu souhaite, toi et tes amis, déclarer une guerre, vous allez être servi. Restez là, malmenez encore ces innocents que vous appelez « monstre » et je montrerais ce qu'est un monstre. Battez un enfant et c'est le votre que je prendrais. Brutalisez une femme et c'est les votre que je tuerais, ou bien encore vos sœurs et vos mères. Vous devriez tous rentrer chez vous et prier qu'aucun mutant ne vienne à vouloir répondre à votre idiotie par la violence aveugle car vous ne pourrez les arrêter. »

Il avait parlé avec un calme absolu. Une menace tout ce qu'il y avait de plus raisonnée dans un cœur froid et d'une implacable colère calculatrice. Cela le révoltait, battre ainsi ceux qui représentaient l'espoir de ce monde mais plus que tout, rien ne le mettait davantage hors de lui que toute cette haine, une haine sourde, une haine aveugle. Il ne la connaissait que trop bien car elle avait été sa toute première compagne. Mais il n'oubliait pas non plus ce qui l'entourait, les mouvements de la foule qui résonnaient en lui, son instinct de guerrier le tenant en alerte mais également, la jeune femme qui était venu lui proposer son aide. Si ses motivations restait incompréhensible, il n'était point dans sa nature que de recevoir sans donner quelque chose en retour. Le vestige ombrageux d'un idéal qui persistait ne serait-ce que dans le reflet d'un rêve.

« D'ailleurs, ton ami à intérêt à la lâcher sans quoi je t'arrache le bras… et le sien suivra d'ici peu. »

Drazhar se tourna en sa direction, essayant de déchiffrer cette nouvelle énigme mais sans y parvenir. Non, il ne comprenait décidément rien à ce monde.
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