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 Quarantaine

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Bruce Banner


« Bienvenue Docteur Banner, Général Thompson de l’US Air Force. »

Banner lui rendit la poignée qu’il lui tendait, le saluant sans rien laisser paraître de son agitation intérieure tandis qu’il étudiait avec une certaine inquiétude son environnement ainsi que le comité venu l’accueillir. Il n’aurait pas été si anxieux si on l’avait laissé connaître l’endroit où on le menait, ils avaient au moins eu la politesse de ne pas l’entraver durant le voyage, ni d’avoir tenté de le mettre hors de conscience, ce qui tout en étant très difficile à mettre en place aurait sans doute provoqué nombreuses conséquences désastreuses. Enfin, ils avaient tout de même réduit ses mouvements à l’espace d’une cabine disposant d’un confort tout à fait suffisant pour ne pas être confondue avec une cellule, mais le résultat était sensiblement le même.

Comme cela avait été prévu, un chauffeur était venu le chercher au manoir Avengers, il l’avait mené ensuite à un aérodrome où on l’avait fait embarquer dans un appareil militaire, on lui avait communiqué alors le règlement, qui s’appliquerait à lui pour le temps de sa présence dans la base. Il avait été rédigé en accord avec les demandes particulières qu’il avait adressé avant d’accepter la mission, tel qu’un accès aux communications extérieures de sorte à qu’il ne soit pas complètement isolé et puisse contacter l’équipe, ainsi que la possibilité d’utiliser son ordinateur portable personnel. Sous condition bien sûr qu’il respecte les consignes contenues dans le règlement ainsi que dans le contrat, qu’il avait accepté, de non divulgation des informations secrètes gouvernementales qui pourraient lui être communiquées durant sa mission, cela concernant aussi les artefacts qu’il étudierait et les découvertes qu’il pourrait faire à leur sujet.

Il avait été gardé sous haute surveillance dans la cabine jusqu’à leur arrivée dans un hangar de la base, ainsi sans qu’il puisse disposer du moindre repère extérieur lui permettant de savoir où il se trouvait. Il savait juste que le voyage avait duré moins de deux heures et il supposait par déduction qu’ils n’avaient pas quitté le territoire des États-Unis. Il avait été accueillit dès son arrivée par le Général à la tête du complexe, un homme d’une cinquantaine d’années à la stature forte et sévère, qui n’était pas sans lui rappeler quelqu’un malheureusement, il était encadré par un comité de sécurité composé de dix soldats des forces spéciales, lourdement armés et équipés, qui prirent la suite de l’équipe de transfert.

« Je vous présente le Colonel Warren, il dirige l’unité affectée à votre sécurité, c’est un de mes meilleurs éléments et je lui accorde toute ma confiance, vous pouvez vous référer à lui s’il vous avez besoin de quoique ce soit. »

Banner ne put retenir un trait cynique relevant l’expression du Général, pour sa « sécurité ». Malgré tout le ressentiment qu’il avait contre l’armée, contre le fait de se retrouver ainsi enfermé et sous surveillance, il ne pouvait que comprendre la nécessité de protéger les occupants de la base de l’Autre. Même s’ils ne disposaient sans doute d’aucune force de frappe ni d’installations capables de l’arrêter. Quoique, il ignorait s’ils disposaient réellement d’artefacts extraterrestres et de quoi ils étaient capables contre lui. Il n’avait après tout pas eu directement affaire aux Krees et le gouvernement cachait aussi sans doute d’autres secrets, sans compter tout ce qu’ils avaient pu récupérer du Shield. Il était sans doute paranoïaque, mais il n’aimait pas ce sentiment, de se sentir surveillé, observé, il avait l’impression d’être prisonnier, de cet endroit duquel il ignorait tout et dont on avait dissimulé l’emplacement à lui comme au reste de l’équipe.

Il espérait vraiment pouvoir croire en l’honnêteté de leur démarche et de leur demande, et qu’il n’était pas tombé dans un piège tendu par l’Hydra par exemple, ou sans aller aussi loin, par l’armée américaine, le gouvernement, il ne connaissait pas après tout cette présidente nouvellement en place dont il avait reçu son ordre de mission. Il était peut-être un Avengers, pour beaucoup, il n’était rien d’autre qu’un monstre, à capturer pour l’exploiter ou pour l’abattre. L’armée s’était rarement rangée de son côté, sauf le Shield qui avait prétendu assurer sa sécurité, mais on savait tous comment avait fini le Shield. Mais si certains de ses ennemis ne voyaient en lui qu’un monstre, ils auraient tord de sous-estimer les Avengers, Banner ne se considérait peut-être pas comme un héros, mais il était l’un des leurs, et s’il devait prêter une part de sa confiance à l’un d’eux, il était à-peu-près sûr de pouvoir compter sur Iron Man. Il n’avait pas décidé seul de toute façon de sa mission, sa participation avait été soumise au reste du groupe, ils ne disposaient que de peu d’informations, mais ce qu’ils savaient étaient suffisant pour qu’ils soient capables de le retrouver s’il venait à disparaître.  

Il espérait vraiment qu’on ne l’avait mené ici que pour assister les équipes scientifiques dans leurs recherches sur des artefacts dont la complexité dépassait les capacités de l’esprit humain. Il espérait aussi vraiment que ces soldats étaient là seulement pour garantir « sa sécurité » et la sécurité de la base si quelque chose arrivait, et qu’ils n’essayeraient pas de s’en prendre à lui pour une autre raison que la nécessité de réduire les dommages qu’il pouvait causer en cas d’incident. S’ils disposaient du moindre moyen de le stopper, ils jouaient néanmoins un jeu risqué, il savait qu’aucune raison de s’en prendre à lui ne pouvait être valable, pour les conséquences horribles que cela pouvait entraîner. Tout comme pour les véritables fins moralement et éthiquement discutables qu’ils pouvaient avoir pour lui, l’étudier ? L’enfermer jusqu’à la fin de ses jours ? Le détruire ? Le détruire, c’était tout ce qu’il pouvait encore accepter qu’on lui fasse subir.  

« Le briefing commencera dans une demi-heure, vous y recevrez les détails de votre ordre de mission et rencontrerez l’équipe scientifique avec laquelle vous allez travailler. Colonel, veuillez escorter le Docteur Banner à ses quartiers pour qu’il puisse s'y installer et l’amener ensuite en salle de briefing. »  

L’entrevue conclue il fut escorté sous bonne garde à travers les couloirs ternes et sans décoration si ce n’était quelques équipements de secours et agréments militaires, il releva aussi l’absence d’ouvertures sur l’extérieur, ignorant alors que le complexe était souterrain. Ils empruntèrent un ascenseur qui les mena jusque dans les profondeurs de la base, l’espace qu’ils avaient prévu pour Banner ressemblait à un espèce d’abri anti atomique, ou à une chambre de stockage conçue pour quelque chose de très dangereux ou de très précieux. Ils étaient enterrés peut-être à plusieurs centaines de mètres de la surface, et du reste des installations dont ils se trouvaient séparé et à bonne distance, les deux reliés seulement par l’ascenseur qui continuait depuis les niveaux inférieurs du complexe jusqu’ici.

Une prison sous des tonnes de terre et de roches, étrangement bien ventilée, et bien aménagée aussi, ses quartiers avaient la sobriété du reste de l’endroit, mais ils étaient aussi confortables, il ne doutait pas non plus qu’ils avaient été aménagé pour pouvoir le contenir, et qu’il devait y avoir aussi d’autres choses qui ne lui étaient pas montrées à cette même fin. Ça lui rappelait la cage de verre que Fury avait préparé pour lui avant d’y enfermer Loki. C’était loin d’être suffisant pour le tuer, mais cela pouvait-il le retenir ? Il se retourna vers Warren, qui était resté à coté de lui jusque là tandis que ses hommes les suivaient comme leurs ombres. Il n’était pas sûr qu’il répondrait à ses questions, mais il était toujours curieux en voyant de tels moyens mis en œuvre. Les bras croisés en faisant un tour visuel des lieux il lui posa la question qui l’occupait depuis qu’ils étaient descendus jusqu’ici :

- C’est une installation impressionnante, on doit être à plusieurs centaines de mètres sous terre, ça représente un forage important. Vous n’avez quand même pas construit ça parce que je venais ?

Warren était différent du reste des soldats qui l’accompagnaient, ceux-ci n’avaient pratiquement pas décroché un mot, en tout cas rien qui ne lui était adressé, sinon quand Warren lui avait présenté rapidement les membres de l’unité. Le Colonel au contraire semblait un peu plus disposé à communiquer, il avait une approche martiale, héritée de sa formation, mais ses efforts étaient visibles. Banner ne lui faisait pas confiance, mais Warren était réellement déterminé à accomplir sa mission, ce qui impliquait aussi qu’il gère les sources d’anxiété de Banner sur lesquelles il pouvait influer, comme sa propre personne et son équipe par exemple. Celle-ci constituée sur le volet par le Général et lui-même était composée de ses meilleurs hommes, des personnes en qui ils avaient confiance, et dont ils avaient sélectionné les profils judicieusement. Il restait conscient cependant du danger potentiel que contenait Banner, et que si quelque chose devait se produire, ils auraient surtout besoin de beaucoup de sang froid, de leur part et de la sienne, pour assurer leur mission et protéger la base des ravages de Hulk.

Banner savait qu’il était peu probable qu’ils aient construit ça pour lui, ou du moins pour sa venue, c’était impossible en un si court laps de temps, à moins qu’ils s’y soient pris vraiment à l’avance, mais c’était sans doute déjà là avant lui et il voulait savoir à quoi servait initialement cet endroit. Il ne s’attendait pas vraiment à qu’on lui réponde, même si lui parler l’aurait au moins un peu rassuré, plus que de se trouver seul en compagnie de cette dizaine de fantômes silencieux, armés contre lui. Il avait déjà hâte de quitter cet endroit, sans doute souffrirait-il un peu moins de ce sentiment d’oppression et d’enfermement une fois confronté aux mystères scientifiques pour lesquels ils l’avaient fait venir. Enfin, s’ils existaient, pour l’instant il avait plutôt l’impression d’avoir été mené dans un guet-apens, ça n’aurait pas été la première fois. Il s’attendait presque à que la troupe derrière lui passe à l’attaque, maintenant qu’ils l’avaient entraîné à l’écart, dans les profondeurs de la terre, dans leur piège, conçu pour lui.

Heureusement il disposait d’assez de raison pour garder le contrôler de ses instincts et de ses pulsions, malgré son anxiété accentuée par la paranoïa que la situation et ce lieu lui provoquaient. Il était prêt cependant à réagir, attentif et prudent à tout ce qui se passait autour de lui, ainsi qu’aux signes de son corps et de l’Autre qu’il avait appris à écouter, comme l’accélération de son rythme cardiaque dont il sentait actuellement les effets, pour mieux désamorcer ces situations sans être pris par surprise ou perdre son contrôle. Il savait faire face à ces situations, qu’elles dissimulent un véritable danger ou non. Mais il y avait toujours un risque, il craignait l’Autre et le risque bien plus que d’être enfermé ou détruit. A y réfléchir, ça ne finissait jamais très bien, entre lui et les bases militaires. Il ne se souvenait pas avoir demeuré une seule fois dans ce genre d’installation suffisamment longtemps sans en sortir en en défonçant tous les murs le séparant de sa liberté.

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« Non, en fait, ce sont d’anciennes installations que le gouvernement a récupéré après l’effondrement du Shield. On appelle cette partie le Puits, c’était une chambre de stockage à ce que je sais, ce que je ne sais pas, c’est ce qui était gardé dedans, enfin, les secrets du Shield seront toujours les secrets du Shield. On a juste réaménagé un peu l’endroit. »

Il lui adressa un sourire tendu qui ne trompa guère ni l’un ni l’autre sur la situation complexe qui était la leur. Banner hocha la tête, pensif, le Puits, c’était un nom bien choisi. Banner délaissa dans ses appartements le peu d’affaires qu’il avait emporté, ceci fait après une visite approximative des lieux, comprenant seulement les parties auxquelles il avait accès, il fut soulagé de pouvoir quitter cet endroit pour retourner près de la surface, invité par Warren à le suivre pour le briefing, s’il n’avait plus rien à faire ici. Ils rempruntèrent l’ascenseur pour rejoindre les niveaux du centre de commandement où ils retrouvèrent en salle de réunion le Général Thompson, en compagnie de l’équipe scientifique. Après quelques salutations polies et rapides, ils prirent tous places autour d’une grande table rectangulaire, Thompson à l’un des bouts invita le Docteur Banner à s’asseoir en face de lui, tandis que les scientifiques avec lesquels il allait faire équipe, et Warren, s’assirent de part et d’autre de la table. Le Colonel prit la place sur sa droite, avec deux autres jeunes personnes, un garçon et une fille, tandis que sur sa gauche une femme plus âgée s’assit près de lui, aux côtés d’un autre homme et enfin de la dernière femme composant l’équipe que le Général commença par présenter.

« Docteur Banner je vous présente le Docteur en astrophysique Elizabeth Montgomery que vous devez connaître, elle est responsable de l’équipe scientifique qui va vous être prêtée, vous travaillerez ensemble. »

Banner hocha la tête, affirmatif, ils ne s’étaient jamais rencontré mais il connaissait bien ses travaux, comme il se doutait qu’elle connaisse bien les siens, elle paraissait se réjouir à l’idée qu’ils travaillent ensembles, comme elle lui en avait brièvement fait part plus tôt avant de s’installer. Lui avait plus de difficultés à se montrer enjoué, ce n’était pas elle, ce n’était pas eux, ni l’endroit même, c’était une émotion générale qui l’habitait, la balance penchait plus souvent du côté du mauvais que du bon pour lui. Mais il devait avouer que ses travaux étaient tout à fait passionnants et il ne s’étonnait même pas de la retrouver à cette place. Elle représentait l’excellence scientifique, elle faisait partie de l’élite de leur pays, comme chacun des hommes et des femmes réunis autour de cette table. Certains avaient son âge comme Elizabeth ou le Docteur Taylor, d’autres comme les Docteurs Podrig et Russell étaient bien plus jeunes.

« Je vous présente ensuite notre ingénieur, Patrick Podrig, notre spécialiste en génétique Shannon Taylor, Alexandria Russell est notre biologiste, et enfin, le Docteur Lang spécialiste en exobiologie, qui vous expliquera elle-même la nature de ses travaux. »

On lui fit parvenir un dossier contenant les détails de sa mission, ainsi que quelques notes contextuelles, il l’ouvrit pour le parcourir brièvement tandis que le Général qui terminait les présentations laissa la parole à Montgomery qui  parla en quelques mots du centre de recherche. C’était une espèce de base 51, un pôle scientifique secret du gouvernement où une branche exclusive de la NASA effectuait certaines recherches concernant des artefacts aliens dont le reste du monde ignorait l’existence. Tout ça dans le plus grand secret, jusqu’à que des dieux aliens fassent voler en éclat toutes les certitudes qu’on pouvait partager sur le monde et notre univers, et que deux races étrangères tentent de nous envahir, dévoilant au grand jour leur existence au grand public. Parcourant les pages du dossier, ses yeux s’arrêtèrent sur certaines images éloquentes, si ce n’était étranges, il releva son visage où s’imprégnait sérieux et concentration et croisa le regard du Général qui reprit la parole.

« Le gouvernement américain détient ici un certain nombre d’objets considérés comme étant d’origines extraterrestres, certains étaient encore il y a un an entre les mains du Shield, ou d’Hydra. »

Le Général s’interrompit pour laisser Montgomery poursuivre sur les artefacts contenus dans le centre de recherche et sur leurs travaux sur ceux-ci. Banner avait l’impression d’avoir déjà entendu ça. Il était né ici, sur cette grande orange bleue pourrissante comme l’aimait à l’appeler Tony, il avait grandi ici, vécu parmi les hommes comme un de leur semblable, jusqu’à qu’on lui arrache ça, qu’on lui prenne ce qui faisait de lui cet homme qui s’effaçait peu à peu de ses pensées rongées, et qu’on le traite comme un monstre, hors de contrôle, une bête traquée, qu’ils avaient voulu enfermer, dompter, pour l’exploiter, exploiter cette chose, pour en faire une arme de mort. C’était comme ça qu’ils fonctionnaient, ils exploitaient, évoluaient pour détruire. Comme le Shield avait voulu le faire avec le cube avant de s’attirer foudres et convoitises du dieu fourbe.

« La plus part de ces artefacts relèvent de technologies qui échappent à notre compréhension, tant qu’on ne sait pas ce que sait et comment ça fonctionne, ils représentent une menace, mais, ils représentent aussi une source de savoirs allant au-delà de tout ce que nous connaissons et pourraient permettre des avancées scientifiques qui pourraient révolutionner notre monde. En premier lieu la mission de cette base consiste à protéger la population de leur menace en évaluant et en maîtrisant le risque potentiel, en second lieu, nous avons pour mission d’étudier ces technologies pour développer les techniques et les savoirs humains. »

Banner garda le silence, laissant le Général reprendre la parole, quelque chose dans tout ça avait ce côté glaçant, qu’il éprouvait parfois, quand il pensait à ce qui s’était passé, l’accident, ce qu’ils avaient essayé de faire, quand il pensait aussi aux recherches du Shield, et même à Stark, à ce que ces gens, à ce que ce génie, projetaient, comme rêves, comme idéaux immédiats et futurs, sur le monde. Un Dieu tout puissant, c’est ce que les Etats-Unis avaient toujours rêvé de créer, mais aussi d’être, d’incarner, ils jouaient avec la nature comme si rien n’avait de conséquences. Pour la science, mais à quel prix ? Il ne pensait pas au prix que lui avait payé, ni aux vies sacrifiées par d’innombrables autres scientifiques qui avaient sans doute été un peu comme lui à cette époque, qui étaient morts pour leurs rêves, quand lui avait eu la chance ou la malchance, selon les points de vues, de survivre. Il ne pensait pas au processus et à ses inévitables dommages collatéraux, il pensait aux résultats, aux conséquences, du monde qu’ils construisaient. Ils, on, était entrain de sombrer, c’était à cause de ce triste constat, et pour quelques autres raisons, qu’il était revenu. Il ne voulait pas voir ce monde, ces vies, se détruire, lui, le destructeur, voulait, essayait, de se battre, pour eux, pour cette belle orange bleue...

Le général se leva tandis que s’affichaient sur un grand écran des images semblables aux photographies présentes dans le dossier qu’on lui avait communiqué. Il les observa à nouveau avec la même curiosité, mais aussi avec une semblable méfiance. Jouer avec des technologies bien plus évoluées que les nôtres et sans les connaître ni les comprendre, ça c’était pire que de jouer à Dieu. Il continua introduisant le propos même de ce qui allait être le sujet réel de sa mission, la technologie Kree. C’était un assez vaste programme, mais il n’était pas là pour trouver des réponses qui n’existaient pas, d’une part parce qu’il existait toujours une réponse pour une question, d’autre part parce qu’il avait été convié en temps que consultant sur une période donnée et qu’il était venu assister les recherches, il n’était pas engagé auprès de la NASA et on ne lui demandait pas de résoudre l’entièreté des mystères que représentaient le contenu secret et jalousement gardé de leurs bases. Il se demandait, assez cyniquement, combien de temps allait mettre l’avancée technologique que leurs travaux promettaient au reste du monde à lui être partagé. Mais le monde avait accès à de plus en plus d’informations et il restait de moins en moins de secrets.    

« Certains de ces artefacts ont été acquis plus récemment au cours des deux batailles contre les envahisseurs Krees, comprendre leur technologie pour nous préparer à de possibles nouveaux assauts de leur part est devenu notre principal objectif. Allez-y Docteur, montrez-lui. »

Elizabeth se leva à son tour et fit défiler les images jusqu’à s’arrêter sur l’une des photographies représentant un objet qu’elle voulait que Banner considère particulièrement. Ce dernier était un ovoïde creux dans lequel paraissait se tenir quelque chose dont la forme, sombre, était difficilement identifiable.

- Qu’est-ce que c’est ?

Demanda-t-il avec peu d’espoir cette fois que le Docteur Montgomery puisse lui donner de renseignements qui satisfasse à sa question. « On ne sait pas », lui répondit « Pops », Podrig, comme il s’y attendait, mais, ce n’était pas tout, Elizabeth avait quelques éléments à lui apprendre sur ce sujet, éléments non pour le moins surprenant. L’objet paraissait émettre des rayonnements dont la nature leur était encore étrangère mais qui était proche du rayonnement gamma dont il était après tout l’un des plus grand spécialiste sur le sujet. Il avait besoin de voir l’objet de ses propres yeux et de l’étudier lui-même, il songeait déjà à différents tests, mais il avait bon espoir d’arriver au moins à évaluer le risque potentiel qu’ils tenaient assez haut à raison mais qu’il pourrait sans doute préciser.  

« C’est l’un des artefacts sur lesquels nous souhaiterions votre aide. Toutes les informations que nous avons à son sujet et sur les autres objets qu’on aimerait vous montrez sont dans le rapport qui vous a été communiqué. »

Bruce hocha la tête, il avait noté déjà quelques choses qu’il avait pu voir ou lire dans les documents qui lui avaient été montré et qui avait attiré sa curiosité et son intérêt. C’était tout à fait étonnant et déconcertant. N’ayant rien à rajouter, l’assistance se leva pour quitter la salle, il croisa une dernière fois le regard du Général qu’il sentit presque hostile avant qu’il ne se déporte sur Warren qui sortit à sa suite. Il se doutait qu’il était peu apprécié par le corps militaire, il espérait avoir plus de chance avec l’équipe scientifique de la NASA qu’on lui avait prêté. Il n’avait pas besoin ni le souhait d’être apprécié, mais il n’aimait pas ce sentiment de suspicion, il n’aimait pas qu’on l’observe avec ce regard, il n’aimait pas se sentiment d’être étudié, il mettait ses nerfs à vif à chaque fois qu’il se transformait en Hulk, il n’avait pas besoin que l’armée ouvre son corps en deux pour exposer le monstre. Montgomery l’entraîna dans le couloir où elle lui présenta plus intimement mademoiselle Lang.

« Vous pouvez m’appelez Daniels, ou Dany, comme vous voulez, enfin, si vous préférez Lang, vous faite comme vous voulez en fait. »


Elle paraissait assez jeune et devait avoir dans les 25 ans, elle avait l’air, tendue ou bien nerveuse, à moins que son comportement ne résulte d’un certain état d’excitation, Banner n’était pas bon pour lire le comportement humain et il avait du mal à trancher sur l’état émotionnel de cette mademoiselle Daniels. Il se demandait si ce n’était pas lui qui la plongeait dans cet état, ce qui était en réalité un peu le cas. Pour nombre d’entre eux, son nom représentait beaucoup. Il provoquait autant d’admiration que de crainte, autant de mystère que de rejet, il représentait à la fois autant de mal que de bien.

« Je vous propose de nous mettre le plus rapidement au travail, vous lisez-vite ? Le Docteur Lang va vous faire visiter le pôle scientifique et les laboratoires où vous allez pouvoir vous installer pour travailler, je dois encore assurer le transfert de certains artefacts que j’aimerai vous montrer et qui sont encore dans la zone de confinement, je vous retrouverai là-bas. Si vous avez la moindre question, adressez vous à moi ou à n’importe quel membre de l’équipe. »


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Suivit de prêt par les hommes de Warren, il avait emboîté le pas au Docteur Lang qui avait été désignée pour lui faire la visite des lieux, accompagné de Podrig et d’Alexandria Russell la biologiste du groupe, ils étaient tous trois les plus jeunes de l’équipe scientifique. Lang et Russell ne tarissaient pas d’éloges sur son travail, ne cessant non plus de multiplier les manifestations de la joie qu’ils éprouvaient à l’idée de cette collaboration. La différence d’ailleurs de point de vue qui pouvait exister entre l’équipe scientifique et le corps armé occupant la base sur son sujet était notable. Podrig qu’ils surnommaient « Pops », avec une certaine affection, était lui plus réservé, parlant et s’exprimant très peu, c’était un garçon que Russell qualifia de génie timide et renfermé. Il n’était pas sans rappeler à Banner un certain scientifique qui avait un jour eu son âge. Taylor, lui était retourné travailler pour les retrouver plus tard au laboratoire avec Montgomery. Les trois scientifiques paraissaient apprécier leur supérieure, ils étaient plus réservés concernant Taylor. Russell qui travaillait presque tout le temps avec lui le décrivait comme quelqu’un de très intelligent mais malheureusement aussi d’assez prétentieux et arrogant, ce qui n’était pas non plus sans lui rappeler quelqu’un, même si visiblement les ressemblances s’arrêtaient là.

Sur le chemin et pendant qu’il feuilletait le dossier de la mission, absorbant le plus possible d’informations qu’il était capable d’y lire tout en suivant avec attention les discussions lui étant adressées, il écouta Lang lui faire d’abord une présentation générale de la base pour lui en expliquer les différentes parties. Le complexe était d’après ses dires entièrement souterrain, les niveaux les plus profonds comprenaient le pôle scientifique, les chambres de confinement et de stockage, et enfin le Puits. Au-dessus se trouvaient l’infirmerie, le quartier général, les quartiers des militaires et des scientifiques et enfin des salles de vies telles que le réfectoire. Ils se rendirent directement aux étages destinés à la recherche, pour le reste, il aurait bien le temps de faire un tour avec Warren et ses gros bras pour déjeuner. Leur présence était assez incommodante, il essayait de ne pas y penser, même s’il sentait l’Autre s’agiter sous la menace qu’ils représentaient et la peur qu’ils provoquaient chez Banner. De l’autre côté, Warren était conscient que la réussite de sa mission tenait essentiellement à une donnée : Empêcher le Docteur de basculer. Pour ça, il essayait de s’efforcer de tisser un lien humain avec lui, espérant que ça puisse peser dans la balance si quelque chose devait arriver. Il n’avait plus eu cependant l’occasion d’échanger avec Banner depuis le briefing, il s’était tenu en retrait pour le laisser converser avec les scientifiques.    

Ils commencèrent par l’étage le plus haut du pôle de recherche où ils furent accueilli par le directeur en chef du pôle scientifique, le docteur Hewlett. Son nom était une légende, c’était une éminence, même si cela faisait plusieurs années qu’il avait paru s’être retiré du monde de la recherche, le Docteur Banner comprenait maintenant pourquoi, il avait commencé à travailler pour la Nasa à la même époque à peu près où il avait cessé ses travaux, du moins pour le public. Cet étage comportait bureaux et salles dédiées à des examens ou à des recherches dont le risque potentiel était évalué comme étant faible. Ils ne s’y attardèrent pas longtemps, s’y arrêtant seulement pour présenter leur hôte aux gens importants qui s’y trouvaient. Ils poursuivirent dans les niveaux inférieurs jusqu’à l’étage des laboratoires dont les usages étaient dédiés aux manipulations et aux études considérées comme représentant le plus haut niveau de menace. Ils prêtèrent à Banner une blouse blanche dont le port ici était de rigueur pour tous les agents scientifiques, elle était souvent complétée par des combinaisons et des équipements de sécurité dont le port s’appliquait aussi pour la plus part de leurs examens. C’est là qu’ils allaient travailler et que leur laboratoire vers lequel Lang les menait se trouvait. Sur leur route, elle lui montra quelques salles dédiés à certains examens complexes dont il pourrait avoir besoin de l’usage. Toutes les portes affichaient des restrictions d’accès, des consignes de précautions, et rappelaient les principaux dangers pouvant être rencontré en les franchissant. Radiations, toxicité, agents pathogènes, il ne manquait rien.

« Oh, j’oubliais, Docteur Banner, on vous a donné votre carte d’accès ? »

L’intéressé fouilla un instant dans l’une de ses poches pour en tirer la carte magnétique qu’on lui avait transmise plus tôt dans l’avion et qu’il avait il est vrai oublié. C’est que l’endroit et le contexte n’étaient pas fait pour le tranquilliser, depuis qu’il avait mis les pieds dans la base, depuis l’avion même, il s’était senti particulièrement anxieux et avait eu peine à contenir l’angoisse que la situation réveillait en lui. Il en avait oublié sa carte d’accès dont Daniels lui rappela l’importance :

« Ne vous en séparez pas, vous en aurez tout le temps besoin. »


Il hocha la tête avec sérieux, rangeant l’objet à sa place. Il n’en aurait à vrai dire pas autant besoin que Lang pouvait le penser. Il ne risquait pas de se retrouver seul, avec les dix soldats qui constituaient son escorte et qui étaient là pour assurer sa « sécurité » sur la base, et Warren disposait d’une semblable carte qui lui donnait accès aux mêmes zones que celles auxquelles Banner aurait pu avoir besoin de se rendre, et l’autorisation d’y accéder. Et puis, si une porte qu’il avait besoin de franchir lui résistait toujours, il avait un bon ami qui l’avait initié à l’art de pirater les systèmes informatiques d’à peu près n’importe quoi, une méthode un peu plus discrète que de défoncer les murs à coups de poings verts.

Lang ouvrit la porte donnant sur l’une des pièces du laboratoire où ils travailleraient, c’était l’antre de Taylor et de Russell, un espace consacré à la micro-biologie, la biologie, la génétique, à la recherche cellulaire. Ils y retrouvèrent Shannon qui était plongé alors dans l’étude des résultats qui venaient de lui être communiqués. Russell précisa non sans un humour emprunt de dégoût qu’il n’avait aucune envie de savoir sur quoi portait ces résultats, Banner n’en demeurait pas moins curieux. Shannon néanmoins prit le temps de lui expliquer en quelques mots la nature des travaux qui l’occupaient :

« Vous venez de rater le monstre Docteur Banner, ils viennent de le ramener au confinement, c’est une créature alien qu’on a récupéré après l’attaque de Peak. Ses propriétés sont vraiment fascinantes, enfin, elles le seront encore plus quand on aura percé les secrets qu’elle renferme. »

Banner approuva d’un geste silencieux, évacuant rapidement sa gêne, il avait l’habitude disons. Warren et Russell ne l’entendirent pas de la même façon, le premier fronça les sourcils et la seconde cacha une moue de réprobation. Hormis la petite attaque volontaire ou non envers sa propre condition, ce qu’impliquait les paroles de Shannon le laissait très pensif, tandis qu’il cachait lui aussi sa réprobation, qui n’était sans doute pas la même que celle que dissimulait Russell, ou Lang qui avait l’air avec Podrig d’avoir très envie de passer très vite à autre chose. C’était aussi lié à sa condition qui avait fait évoluer son regard sur la science et l’armée. Il voyait d’un mauvais œil les recherches qui souvent ne se justifiaient d’aucune considération éthique ni morale, que ce soit pour leur sujet, que pour les objectifs qui étaient les leurs, consistant souvent à développer des technologies plus destructrices les unes que les autres. Le monde était menacé, mais la fin, qui devrait être seulement de le protéger, ne justifiaient pas les moyens employés. La créature était sans doute dangereuse, comme lui d’ailleurs, mais ça ne légitimait pas les mauvais traitements que ce genre d’expérimentations pouvaient prêter à faire subir à ces sujets involontaires.    

« Venez, la salle suivante, c’est le domaine de Pops, j’y travaille aussi le plus souvent si vous me cherchez… »

Continua Daniels en l’entraînant à sa suite précédée par l’ingénieur. Ils pénétrèrent dans un laboratoire encore admirablement bien équipé, leurs installations étaient vraiment dignes d’éloges, il n’y avait que le laboratoire de Tony qui pouvait rivaliser, il était bien loin du centre de recherche de Culver, et encore plus de ce qu'il avait pu connaitre en Inde… Finalement il pourrait se plaire ici, enfin, tant que son temps de présence ne dépassait pas les quelques jours. Quitte à s’enfermer quelque part, il préférait que ce soit à la Tour Stark que dans une base militaire enterrée sous des tonnes de terre. Il n’arriverait pas à se sentir en sécurité ici. Ils pénètrent par des portes de verre dans une antichambre dans laquelle était entreposé sur une table un artefact sur lequel Pops travaillait en ce moment et qu’il voulait montrer à Banner. Le scientifique qui jusque là n’avait pas dit bien grand-chose s’anima soudain en désignant l’objet qui avait la forme d’une sphère, elle était de taille réduite, elle tenait dans la main, ce qui attira l’œil du scientifique, ce furent les étranges inscriptions extraterrestres qui la recouvraient.

« La sphère est l’un des jolies cadeaux que nous ont laissé les Krees après l’attaque d’Utopia. Ils nous le devaient bien… Si aucune énergie ne semble émaner du matériau qui la recouvre, les rayons x on révélé une chambre creuse à l’intérieure... impossible cependant de l’ouvrir, on a essayé de percer la coque, la chauffer ou de la refroidir, on l’a bombardé de rayonnements... mais rien pour l’instant n’a réussi à en venir à bout… »

Il parlait vite et avec une certaine fascination, ses phrases étaient rapides et entrecoupées, Banner détecta aussi un bégaiement léger, il pensait plus vite que les mots ne lui venaient. Bruce s’approcha, suivit de prêt par Warren qui regarda l’artefact avec suspicion. Il allait empêcher le Docteur de la toucher quand il constata que lui-même se l’interdisait. Il était prudent, c’était mieux. Pops n’avait pas peur, il enfila des gants de protection et prit l’objet dans sa main pour mettre en valeur certains reliefs couverts d’inscriptions.

- Sait-on ce qu’elles signifient ?


Lang intervint à son tour, traversant le côté de la table pour rejoindre Pops, face au reste du groupe.  

« Nous ne le savons pas encore, mais c’est ce que j’essaye de découvrir. Mes recherches consistent à étudier les aliens et leurs technologies pour mieux les comprendre, les traces culturelles comme ces inscriptions font parties des éléments que j’étudie. Celles-ci semblent correspondre à un langage mais nous n’avons évidemment pas les connaissances encore pour le déchiffrer. Peut-être que le comprendre nous permettrait de savoir comment l'ouvrir. »

Pops poursuivit, illustrant ses propos par le mouvement :

« Les reliefs sont constitués de crans que l’on peut enfoncer, certains que l’ont peut déplacer, en les combinant on pense qu’on pourrait réussir à l’ouvrir... mais jusqu’à maintenant nous n’y sommes jamais parvenus, et il y a encore beaucoup de combinaisons que nous n’avons pas testé. »

Il abandonna sa démonstration s’apprêtant à reposer la sphère, quand la bande médiane de celle-ci se mit à pivoter, les crans du milieu se rétractèrent, et ceux du haut et du bas s’enfoncèrent. Paniqué et pétrifié par la peur, le jeune homme lâcha la sphère qui tomba et roula sur la sol. Ils se reculèrent d’un même mouvement, lui seul ne bougeait pas.

« Je… je… »

Bégaya-il sans pouvoir prononcer le moindre mot.

- Il faut mettre cette zone en quarantaine et...

Ordonna Bruce avec empressement en se retournant pour activer le mécanisme d’alerte, avant de couvrir son nez de sa main, une odeur étrange assaillant son odorat.

- C’est un gaz !

S’écria-t-il en reculant, Taylor fut plus rapide que lui, activant le confinement, les portes de verre séparant l’espace où se trouvait la sphère, avec à l’intérieur Pops et Daniels, se refermèrent sur eux. Les lampes du laboratoire s’éteignirent pour être remplacé par des lumières rouges et une alarme stridente. Tout était arrivé extrêmement vite, et le pire était encore à venir.

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« A vos ordres Général »

Warren coupa la communication avant de se retourner vers le groupe, découvrant une quinzaine de visages qui le fixaient avec gravité et angoisse. Shannon se tenait contre la vitre, son regard faisant des vas-et-viens entre l’autre côté, Banner et ses gardiens. Russell était juste à côté de lui, adossée au mur, les bras croisés la tête baissée, jusqu’à que ses yeux ne se relèvent pour tourner son regard vers le Colonel. Banner se tenait debout en face, les bras croisés lui aussi, surveillant avec attention et méfiance chaque visage, chaque mouvement et chaque expression chez ses voisins. De l’autre côté du mur de verre Pops s’était assis sur une chaise et Lang se tenait contre la table d’examen, la sphère était encore pour le moment au même endroit où elle était tombée. Elizabeth était dans un autre laboratoire à quelques mètres seulement de là, Taylor l’avait prévenu et lui avait demandé de ne pas en bouger pour le moment, elle communiquait avec eux par une liaison vidéo. Warren, lui, avait contacté le centre de commandement pour faire un compte rendu de la situation et prendre ses ordres, il était nerveux, ça se voyait, il faisait les cent pas. Ses hommes se tenaient juste dans l’entrée, débordant un peu dans le couloir. Tous s’étaient tournés vers leur supérieur quand il était revenu vers eux.  

« Nous sommes en alerte de niveau 3, la base est verrouillée, le centre de recherche est en quarantaine, plus personne n’entre et plus personne ne sort, tant qu’on ne sait pas ce que c’est, ce que ça fait, et comment on l’empêche de se répandre, vous êtes les scientifiques les plus intelligents de cette planète, on compte sur vous pour trouver les réponses à ces questions. Je veux que cette vitre de confinement reste fermée tant qu’on ne sait pas si c’est dangereux, Taylor et Russell vous assisterez Podrig et Lang depuis les laboratoire 1 et 2, Docteur Montgomery vous travaillerez avec eux depuis le troisième laboratoire, sauf autorisation contraire, personne ne quitte l’étage où il se trouve. »

Annonça-t-il en fixant chacun des scientifiques tour à tour, s’attardant sur les deux prisonniers derrière les portes de verres, avant de s’arrêter sur Bruce, poursuivant :

« Docteur Banner, j’ai reçu l’ordre de vous ramener au Puits par mesure de sécurité. Depuis là-bas on pourra mettre en place un système de communication vidéo qui nous permettra de rester en contact avec les niveaux supérieurs, vous disposerez d’un minimum de ressources pour assister l’équipe scientifique. Todd, Hans, Carter et Woods vous restez ici avec l’équipe de Montgomery, Cry, Jackson, Robin, Veck et Vicky vous descendez avec nous. »    


Ordonna-t-il sans quitter Bruce des yeux, observant la moindre de ses réactions. Mais celui-ci, ne laissa rien percevoir de son trouble ni de son angoisse, il releva seulement ses yeux vers le Colonel, attentif au moindre mouvement de ses hommes, son immobilité et sa concentration trahissait sa tension. Il ne savait pas s’il devait plus craindre la sphère ou les militaires comme sa présence dans cette base, tout comme Warren ne savait pas non plus de quoi il devait le plus s’inquiéter, du comportement de l’artefact où des réactions du Docteur Banner, il savait que ça ne serait pas simple, il ne savait même pas si Banner allait accepter d’être enfermé là-bas ni comment le convaincre de le suivre, puisqu’il ne pourrait pas visiblement l’y forcer. Ce n’était pas un piège, personne n’était capable de prévoir les effets de cette chose, ne pas savoir classait l’objet dans la catégorie des éléments dangereux, par précaution ils avaient besoin d’éloigner Banner, il était capable lui aussi de le comprendre, mais certaines craintes dépasseraient sans doute toujours les qualités de l’intellect le plus puissant. Même si son esprit était fort, l’Autre le dépassait. Il était toutes ses craintes, mais aussi toute sa colère, sa rage, son angoisse, son instinct. Il était bien plus fort que sa raison.

Le silence pesant trahissait la tension environnante. Les militaires ne bougeaient pas et le Docteur non plus. Finalement c’est Lang qui rompit le silence et l’immobilité pour s’avancer jetant un regard à Pops :

« Nous allons déjà procéder à une analyse spectroscopique de masse par une chromatographie en phase gazeuse, et une analyse dispersive en énergie sur la sphère. Je sais que ça n’a jamais rien donné jusque là mais jusque là elle n’était pas non plus ouverte. Je vous fait transmettre nos anciens rapports d’examens… »

Dit-elle à l’adresse du Docteur Banner, Russell et Taylor sortirent à leur tour de leur immobilité, quittant la pièce pour rejoindre leur laboratoire duquel ils pourraient assister les deux scientifiques prisonniers de la vitre de confinement, les soldats s’écartèrent sur leurs passages, deux d’entre eux se détachèrent du groupe pour les suivre tandis que deux autres s’avancèrent pour garder le second laboratoire et ses occupants. Daniels se dirigea vers un ordinateur sur sa droite tandis que Pops lui récupéra la sphère au sol pour la reposer sur la table d’examen avant d’aller chercher certains appareils parmi lesquels Bruce reconnut un détecteur à particules. Pops voulait protester quant aux ordres de Warren, ils avaient besoins d’appareils de mesures et d’examens dont ils ne pourraient pas se servir s’ils devaient rester coincés derrière cette vitre. Il n’était d’ailleurs pas le seul à ne pas apprécier son sort.

Banner après avoir suivi des yeux les mouvements des militaires avait retourné son regard vers Warren. Il ne le suivrait pas, mais avait-il le choix, qu’allaient-ils faire ? Se battre ? Combien même il s’y laisserait enfermé, l’Autre n’aurait aucun mal à remonter à la surface. Et maintenant que la base était verrouillée, il n’existait plus que deux moyens pour lui d’en sortir, en creusant à la force du Hulk, ou en neutralisant la sphère, avec l’esprit de Banner. Il ne pourrait pas supporter de rester enfermé dans ces souterrains très longtemps, il avait l’impression de ne plus avoir les pensées très claires, et il s’inquiétait que cela ne soit pas du seulement à son stress mais à une action de la sphère et du produit qui s’en était échappé qu’ils suspectaient être un gaz. Quittant le coin où il avait reculé, il s’avança prudemment dans le couloir suivit par son escorte et Warren à côté de lui qui renifla avant de passer une main sous son nez.

- Vous saignez ?


Demanda-t-il en observant la tache de sang qu’il avait recueillit dans sa main. Il fronça les sourcils s’arrêtant.

- Russell devrait vous examiner…


Le militaire secoua la tête et balaya d’une main les inquiétudes de Banner. Il n’avait pas tord cependant, ce n’était peut-être pas anodin, mais son état de santé était secondaire sur sa mission.

« Vous êtes Docteur, non ? Je sais, vous n’êtes pas ce genre de Docteur, je travaille avec des scientifiques tous les jours il faut bien que j’adapte mon registre d’humour. Mais j’ai lu votre dossier, vous avez travaillé comme médecin en Inde et en Amérique du Sud, vous faisiez aussi des recherches en technologies biomédicales avant votre accident. Quoique ce truc soit capable de faire, vous et ces chercheurs sont les seules personnes capables de l’arrêter, c’est ça ma mission, vous protéger, pour que vous puissiez accomplir la votre. »


Répondit-il dans un sourire tendu. Ils reprirent leur chemin jusqu’à l’ascenseur, mais Banner resta en retrait, préférant ne pas avoir Warren dans son dos et pouvoir observer son comportement pour y déceler le signe de quelconques symptômes. Ils rejoignirent le puits sans autre incident au bout de quelques minutes d’une descente qui lui parut durer une éternité. Il avait eu quelques appréhensions plus tôt quand ils lui avaient fait visiter l’endroit prévu pour ses quartiers, il avait rapidement compris qu’ils n’étaient autre qu’une prison conçue pour lui en réalité. Mais la situation renforçait ses sentiments d’angoisse, d’isolement et d’enfermement, tandis qu’ils plongeaient dans les profondeurs de la terre, dans une tombe qu’on avait creusée pour lui.

Ils s’installèrent dans un laboratoire, il était plus spartiate que ceux des niveaux supérieurs, mais l’endroit avait été pensé pour que Banner puisse continuer son travail même à l’isolement, celui-ci n’était pas sensé représenter une quelconque forme de punition, mais seulement une sécurité en cas de situation d’urgence comme celle-ci, ou de toutes autres situations susceptibles de provoquer un basculement chez leur hôte. Warren assista Banner établissant à proximité un centre de commandement et de communication afin de relayer les signaux et de connecter tous les scientifiques entre eux pour qu’ils puissent partager leurs recherches. Dès leur arrivée, sans doute pour canaliser son stress, Banner s’était attelé à la lecture des dossiers que Lang lui avait envoyé sur la sphère, mais il n’y trouva aucune information pouvant les aider. Un terrible sentiment d’impuissance l’envahissait alors qu’il se trouvait enfermé et à l’écart, il imaginait bien que Pops et Lang devaient ressentir la même chose.

Il était entrain de parler avec cette dernière lorsque quelque chose dans son dos qu’il ne pouvait pas voir détourna Lang, celle-ci se leva et quitta le champ de la caméra de l’écran. Banner fronça les sourcils, il avait un pressentiment qu’il se passait des choses anormales, et qu’il serait bien mieux là-haut avec eux pour les aider qu’à tourner en rond et à faire les cent pas ici. Il se sentait comme un animal en cage, ce qu’il était par ailleurs, sauf que la cage ne le retiendrait pas. Lorsqu’elle revint elle paraissait inquiète et soucieuse, plus encore que lorsqu’il les avait quitté.

- Tout va bien Docteur Lang ?


Demanda-t-il en relevant ses gestes répétés sur ses avants-bras à un intervalle régulier suffisamment long pour ne pas que l’on remarque la répétition. Mais il pouvait reconnaître ce genre de signe et jusque là malgré l’excitation qu’il avait pu relever chez elle, il n’avait jamais remarqué ce genre de tics.

« Pops n’est pas très bien, il a eu une sorte d’absence, ça doit être le choc… »


Il releva un sourcil avant de l’interroger, l’encourageant à poursuivre sur l’état du Docteur Podrig :

- Comment cela ? Décrivez moi ses symptômes ?

Demanda-t-il, ses yeux parcourent la pièce où il se trouvait, lui aussi, prisonnier, Warren était à pas moins de deux ou trois mètres de lui, deux autres gardes tenaient la porte, les deux derniers étaient partit patrouiller dans le Puits. Lang lui expliqua que depuis que la sphère s’était ouverte, Pops avait montré les signes d’un traumatisme suite au choc, il avait paru effrayé d’abord, puis, il s’était renfermé, ce qui ne semblait pas anormal chez le garçon qu’elle disait bien connaître, mais il y avait quelque chose, quelque chose de suspect et qui l’inquiétait.

« Vous croyez que nous aurions à faire à une sorte d’arme chimique ? »

Demanda-t-elle, Bruce ne lui répondit pas, il avait levé les yeux vers Warren sur sa droite, il tenait son arme et il voyait ses doigts trembler sur la crosse. Il se tendit, raide, l’appelant pour voir s’il réagissait, mais pendant au moins une demi minute le militaire ne lui donna aucune réponse.

- Docteur Lang… On va avoir besoin de tests cliniques pour tous ceux qui ont pu être exposé au gaz…


Répondit-il enfin en se levant avec prudence pour s’approcher de Warren.

- Colonel, j’aimerai vous examiner…


Dit-il en s’approchant, mais il n’avait pas fait un pas dans sa direction que l’homme avait levé son arme vers lui reculant d’un pas. Banner s’était aussi reculé sous la surprise avant de s’immobiliser complètement, levant ses mains devant lui en signe d’innocence.

« Vous, ne vous approchez pas de moi ! »

Répondit-il avec défiance, ses mains tremblaient sur la crosse de son arme, les trois soldats sortirent leurs armes à leur tour, deux visèrent Banner, l’autre la tint seulement par précaution, sans le prendre pour cible, ni lui ni le Colonel.

- Colonel, vous ne devriez pas faire ça…


L’avertit Banner, déglutissant et réprimant un frisson qui le traversa en lui faisant l’effet d’un choc électrique. Il regarda ses mains trembler avant de relever son regard vers celui fuyant de Warren. D’un tour rapide il observa les positions des autres soldats. Était-ce un piège ? Était-ce finalement un coup monté pour l’attaquer, le capturer ? Il croisa le regard du soldat qui n’avait pas levé son arme, il crut y lire de l’angoisse et une forme de panique. Il retourna son regard devant lui, il pouvait sentir l’Autre, dans son esprit et ses pensées qu’il avait de plus en plus de difficultés à tenir ordonnées, il grondait, la peur de Bruce excitait son instinct. Mais si quelque chose d’autre était à l’œuvre ? Il vit Warren baisser imperceptiblement son bras, non sans que cela ne semble lui coûter un certain effort, non pas comme s’il s’était battu contre une force invisible qui l’aurait forcé à viser Banner, mais plutôt comme s’il devait lutter contre lui-même pour s’empêcher de tirer sur le scientifique.

- Warren, est-ce que vous m’entendez ? Vous devriez baisser votre arme et dire à vos soldats de ranger aussi les leurs, je ne suis pas votre ennemi…


Le prévint-il, sous-entendant que l’Autre lui le serait s’ils tiraient sur lui. Warren eut un mouvement, ses yeux papillonnèrent avant de se fixer sur le canon de son arme, quittant sa cible. Le deuxième soldat abaissa la sienne de quelques centimètres. Warren déglutit, ses mains tremblaient de plus en plus, jusqu’à que leurs tremblements cessent soudainement et que sa prise se referme sur la crosse qu’il abaissa doucement. Banner qui s’était rapproché dans le but de le désarmer amorça un mouvement quand un coup de feu qui venait de son côté retentit. Il plongea sur le côté et quelque chose heurta son flanc avant de retomber lourdement sur lui le plaquant au sol.

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Il l’avait vu, la créature, immense, puissante, terrible. Ses grondements avaient fait trembler le sol, elle s’était élevée, elle mesurait trois mètres de hauteur, ses mains et ses pattes étaient affublées de griffes acérées, sa gueule était couverte de crocs et il en émanait des vapeurs pestilentielles et empoisonnées. Elle avait rugi, et ses yeux d’un noir profond de la nuit avait déchirée son âme d’un sentiment d’horreur. Il avait tiré. L’instant d’après elle était ailleurs, elle se déplaçait si vite et avec tant d’aisance qu’il croyait qu’elle se téléportait, il tirait à chaque fois sur elle mais toujours son ombre se dérobait. Impuissant, il l’avait vu fondre sur lui et il n’avait pu que pousser un hurlement de terreur quand ses griffes le lacérèrent.  

" Docteur ? Docteur Banner ? Ça va aller ? "


Warren s’était redressé, accroupi, protégé des tirs par la table qui les séparait du tireur. Des élancements douloureux déchiraient son côté, mais ce n’était rien, il en réchapperait avec un hématome, peut-être une côte fêlée, il avait pris la balle à la place du scientifique, elle n’avait pas passé le gilet par-balle, mais autre chose l’inquiétait, au-delà de la douleur, du tir ou de l’état second dans lequel il avait été plongé plus tôt, c’était l’homme qui lui faisait dos et dont il ne pouvait pas voir le visage, seulement entendre le souffle rauque, profond et agité.

Il entendait les éclats d’une dispute à quelques mètres de leur position, là où ses hommes cherchaient à maîtriser le tireur, il perçut dans la mêlée un cri glaçant suivit d’un gémissement, pourquoi avait-il tiré ? Sans doute pour la même raison que lui avait menacé Banner de son arme. Mais s’il était préoccupé par leurs conversations, il ne voulait pas détourner son attention du scientifique, s’apprêtant à chaque seconde que l’accident se transforme en catastrophe, si ça pouvait encore être pire que ça. Finalement les voix se turent, Robin avait désarmé Cry, il se débattait plaintif, Jackson le tenait et le traînait à l’extérieur. Rien de tout ça n’avait de sens, quelque chose ne tournait pas rond dans cette mission, ça avait commencé quand cette sphère s’était ouverte, il avait fallut que ce gosse…    

Il eut une pensée pour les scientifiques, son regard quitta brièvement la silhouette du docteur dont il s’était éloigné par prudence pour reporter ses yeux sur le monitoring, l’image filmait encore, mais la chaise était vide, il pouvait entendre au loin une voix féminine appeler un nom. Qu’est-ce qui se passait là-haut ? Il reporta son regard sur la forme au sol qui bougea pour se tourner vers lui, le docteur était encore lui-même, il respirait péniblement, mais son souffle ralentissait à mesure que les secondes lourdes et pesantes dans le silence s’égrainaient. Ses yeux se baissèrent sur son arme, elle était tombée, il se revoyait, il se revoyait comme s’il avait rêvé, ce n’était pas Banner, c’était autre chose, un monstre, une terreur, un cauchemar.

Sécuriser le Docteur, c’était la priorité, avant que ce qui était entrain de leur arriver, quoique ce soit, provoque un accident. Ensuite, comprendre ce qui était entrain de leur arriver. Pour ça, ils avaient besoin des scientifiques, Banner avait l’air d’avoir encore tous ses esprits, Warren était obligé d’imaginer les pires scénarios, et si cette chose les affectait tous, le Docteur et Hulk pourraient aussi en subir les effets. Sécuriser Banner, dans la chambre du Hulk. Sans le quitter du regard, il attrapa son arme et appela Robin qui n’avait pas quitté sa position :

« Lieutenant ? »

Le suivant des yeux, tandis qu’il lui intimait d’un geste l’ordre de rester à couvert, il vit Warren se redresser, serrant la crosse de son arme dans son poing, dirigée vers ses propres hommes. Il devait s’efforcer de respirer, profondément, respirer, lentement, penser, il devait penser, penser le terrifiait, il devait s’efforcer de croire que tout ce qui se passait n’était que le fruit d’un accident, le comportement de Warren en était une preuve, il le défendait contre sa propre unité, mais même cette pensée ne le rassurait pas, pas après ce qui venait de se passer, pas avec ce qui allait encore arriver. Un tir, suivit d’une réponse et d’un troisième, à l’extérieur, et des cris, interrompirent ses pensées. Le regard de Warren quitta Robin pour observer la porte par laquelle Cry et Jackson étaient sortis. A nouveau il interpella Robin :

« Lieutenant ! Répondez Lieutenant c’est un ordre ! Robin ! »

Face à lui, le lieutenant ne bougeait plus, muré dans le silence, ses yeux écarquillés fixaient les ténèbres, emprunts d’une terreur profonde, il avait seulement réagi au bruit des coups de feu, observant autour de lui, ses yeux et les mouvements de son visage étaient vifs, rapides. Warren étouffa un juron. Il l’interpella à nouveau, l’ordonnant de déposer ses armes sur le sol. Ses mains se serrèrent mais Warren ne pouvait pas attendre, dehors la rumeur s’était éteinte, les combats avaient cessé, peut-être pour le pire. Il sortit de l’arrière du bureau, tenant toujours le soldat en joue, il se rapprocha sans que l’autre ne manifeste le moindre mouvement autre que les regards rapides et furtifs qu’il jetait autour de lui et il lui retira ses armes. Il ne relâcha pas la prise sur son bras et passa une paire de menotte à son poignet qu’il accrocha à un tuyau du mur.

« Docteur Banner, prenez ça, tenez le en joue et restez là, attendez-moi, si je suis pas revenu dans plus de trois minutes, barricadez le laboratoire. »  

Celui-ci se releva pour le rejoindre, il luttait, il devait lutter, contre l’instinct, contre la terreur, contre la violence, elle animait ses pensées de lamentations et de mouvements furieux, il sentait l’Autre se débattre, mais paradoxalement le chaos extérieur l’aidait à garder ses pensées ordonnées malgré le bruit de son esprit. Ce qui arrivait était grave. Son pas était mesuré, son corps tendu, sa main trembla lorsqu’il récupéra l’arme que Warren lui tendit, sa prise se resserra sur la crosse, le Colonel sortit juste après, les laissant seul, il tourna son regard vers le soldat, il pouvait presque entendre les battements hâtifs, précipités, de son cœur contre sa cage thoracique. Son souffle était rapide, saccadé, son regard virevoltait perdu dans le vide, il releva un myosis important, il nota aussi que la sclère n’était pas colorée. Il transpirait, de la sueur perlait en gouttes brillante sur son visage à la peau mat.

Banner, sans relâcher son arme, leva son autre main pour essuyer son front, il était lui aussi en sueur, il ne savait pas si cette transpiration manifestait un symptôme, mais elle était glaciale alors que sa peau elle était brûlante. Il ne se sentait pas fiévreux, mais une douleur persistante perçait son crâne, ce n’était pas vraiment inhabituel, mais il nota dans sa mémoire tous les symptômes potentiels qu’il pouvait observer sur lui comprit. Sa main quitta son front pour se poser dans son cou contre sa gorge, son pouls était vif et rapide, mais son rythme cardiaque élevé résultait de son état de stress du à la situation sans doute plus qu’à une réelle altération pathologique de son état, il observa surtout les glandes sub-mandibulaires, il ne décela aucune anomalie, ni dans leur taille ni dans leur forme, elles n’étaient pas douloureuses non plus.

Son corps était plus résistant, et la discipline de son esprit l’avait rendu psychologiquement plus fort. Quelque soit le mal qui les affectait, il était possible qu’il ne l’affecte pas où qu’il puisse y résister, ou n’en subisse pas certains effets, son corps ne réagissait pas comme les autres, et il ne pouvait pas se baser sur son organisme pour analyser les symptômes de la pathologie. Il attendit le retour de Warren qui revint avant les trois minutes annoncées, il avait la mine grave et du sang couvraient ses gants, il verrouilla la porte du laboratoire derrière lui. Un moment Banner craignit qu’il ait à nouveau basculé mais celui-ci leva les mains en signe d’innocence quand il braqua son arme sur lui.

« Ça va Docteur… Reposez cette arme… »


Dit-il en se délestant aussi d’une partie de son équipement, ne gardant qu’une arme de poing à sa ceinture. Il devait garder de quoi se défendre, mais pas la peine de risquer encore de tirer sur le toubib, une bombe à retardement c’était assez, et ses armes ne feraient rien contre Hulk. Bruce baissa son arme et reporta son regard sur Robin qui soupira douloureusement, ses pupilles se dilatèrent et il poussa un gémissement avant de reculer contre le mur. Banner s’éloigna prudent, observant ses réactions avec attention.  

- Y a quoi dehors ?

Warren baissa les mains et s’approcha de quelques mètres avant de s’arrêter à une distance prudente.

« Du sang et trois douilles de pistolet, quoiqu’il se soit passé, il n’y a plus personne, ils se sont volatilisés. J’ai contacté mes deux autres hommes qui patrouillaient dans les couloirs, ils sont à leur recherches, rien d’anormal pour le moment de leur côté, nouveau contact dans un quart d’heure. Il faut aussi qu’on contact le laboratoire, mais avant je dois vous mettre à l’abri, la sécurité a été compromise, il y a un bloc de détention pour… pour Hulk, ça serait plus prudent de... »


Bruce l’interrompit, Warren s’y attendait, mais il ne s’attendait pas par contre à l’argument qu’il lui opposa, s’attendant en fait surtout à un refus voir à un trait cynique de sa part quant à l’évocation de sa sécurité et cet endroit qu’il n’avait pas encore ouvertement critiqué, même s’il ne devait sans doute pas en penser moins.

- Non. Écoutez, on ignore complètement ce qui se passe, on dirait qu’on est tous entrain de devenir fou. Si un agent pathogène extraterrestre s’est répandu dans la base, j’ignore complètement les effets qu’il peut avoir sur moi ou sur Hulk, mais si vous dépensez tous les moyens que vous avez contre Hulk maintenant, vous n’arriverez jamais à le contenir quand il se manifestera. Votre chambre ne le retiendra pas, ni les tonnes de terre au-dessus de nous, vos armes ne lui feront rien, par contre il essayera sûrement de vous tuer et de sortir d’ici, soit il se montrera raisonnable, si j’ai suffisamment de contrôle sur lui, soit vous devrez attirer et divertir son attention pour le contrôler, et s’il est mécontent ça sera très difficile… quelques soient les moyens que vous avez mis en œuvre pour lui, ils ne suffiront pas, mais vous devriez pouvoir l’occuper un moment avec si vous vous débrouillez bien.

Warren resta silencieux, quelques courtes secondes, déstabilisé et tendu à l’évocation du double du Docteur, il déglutit avant de se rappeler de respirer, il n’avait sans doute pas tord, pas la peine de griller des cartouches prévues pour Hulk sur son hôte humain, ils en auraient besoin plus tard, Banner d’ailleurs avait l’air de voir les choses sensiblement comme lui, ils partaient tout deux du principe que le pire arriverait, ce n’était pas un manque d’optimisme, mais de la prudence. Ils devaient se préparer au pire. Une infection pathogène propagée par un agent volatil et un Hulk déchaîné qui pouvait ouvrir une brèche sur l’extérieur. Ce n’était pas réjouissant, mais c’était le pire des scénarios qu’ils pouvaient imaginer pour l’instant. Il tourna son regard sur Robin, ils devraient le déplacer pendant qu’il était calme, Banner devrait l’ausculter. Ils devaient aussi contacter les autres. Communiquer était la priorité.  

« D’accord, contactons les autres, ensuite on s’occupera de l’installer et vous verrez ce que vous arriverez à tirer de lui, je vous avez dis que vous soyez toubib ça nous servirait… »


Il lui adressa un sourire désolé, malgré son trait d’humour noir, il ne pouvait pas s’empêcher de trouver cette situation incompréhensible, ça n’aurait jamais du arriver, encore moins en sa présence, il représentait un danger assez important à lui tout seul pour ne pas qu’il ait besoin de se retrouver impliquer dans ce genres de scénarios catastrophes. Banner hocha de la tête et ils se dirigèrent vers les écrans vidéos. De son côté il tenta de rassembler les scientifiques pendant que Warren contactait ses hommes. Ce dernier reçut trois réponses sur quatre hommes dispersés dans les laboratoires. Carter et Hans étaient toujours avec Russell et Taylor, et Woods gardaient encore Lang et Podrig mais Todd avait quitté son poste prétextant une ronde. Il envoya Hans à sa recherche.  

Du côté des scientifiques, quatre sur cinq répondirent à l’appel. Pops avait du être entravé, Lang lui avait diagnostiqué un délire psychotique matérialisé par une privation sensorielle, elle craignait cependant de possibles liaisons cérébrales provoquées par l’agent pathogène mais elle n’avait pas de machinerie IRM à sa disposition. De son côté ses démangeaisons avaient empiré, sa peau était rougie, elle n’avait pas gratté seulement que ses avants-bras et Banner craignait qu’elle n’en vienne à s’arracher la peau. Elle paraissait encore consciente de son état, elle avait injecté à Pops et à elle-même des calmants qu’elle avait trouvé dans l’équipement de soin d’urgence du confinement.

« Ce n’est pas grand-chose mais je vous ai envoyé nos derniers résultats, on... on a pas encore terminé, Popos n'est plus en état de poursuivre... je vais continuer de travailler sur la sphère jusqu’à que je n’en sois plus capable… J’espère que vous vous en sortirez mieux que nous. »

Sa voix et son sourire se brisèrent, il ferma les yeux, avant de soupirer avec douleur. Il releva son regard vers l’écran plantant ses yeux dans ceux fuyant de la jeune fille, ils étaient bleus comme la mer.

« On va s’en tirer Dany… »

Répondit Russell à travers l’autre écran. Elle essayait de la réconforter mais elle cachait mal son angoisse et sa peur malgré le sourire difficile et douloureux qu’elle lui adressa, elle se demandait à quoi les garder au confinement servait encore alors qu’ils étaient sans doute tous infectés. Taylor poursuivit :

« Rien de notre coté Docteur Banner, le Docteur Russell et moi allons bien, nous allons poursuivre nos tests et relever tous les symptômes que nous pourrons observer, j’ai demandé à l’agent Woods de garder à l’œil les docteurs Lang et Podrig et de nous communiquer tous signes anormaux mais comme nous ne pouvons procéder qu’à des examens visuels pour le moment nous n’avançons pas beaucoup... »

Il hocha la tête. Et si ils perdaient Lang ils perdaient leur seul contact direct avec la sphère. Ils devaient se concentrer sur des taches précises. Ils devaient comprendre à quoi ils avaient à faire. Ils avaient les appareils de mesure et d’examens, il avait les malades, deux cas très différents en plus de son propre cas, Warren avait visiblement été affecté et il voulait l’ausculter au plus vite, mais juste que là quelque chose lui avait permit de tenir bon, Robin lui subissait les effets du gaz tout comme Podrig, ils étaient entrain de perdre Lang, et Russell et Shannon étaient sans doute aussi affectés même s’ils n’avaient pas encore montré de symptômes. Ils avaient aussi trois soldats dans la nature à leur étage, plus ceux qui se trouvaient avec le reste de l’équipe scientifique, l’un d’eux avait peut-être déjà basculé. Elizabeth, elle, n’était peut-être pas encore infectée. Ils ne seraient bientôt peut-être plus seulement que deux scientifiques capables de gérer la crise. Ils devaient faire vite. Il avait besoin d’abord de connaître les effets de la maladie pour prévoir ses évolutions.  
 
- Occupez vous de la sphère et du gaz prioritairement, je vais ausculter les deux sujets que j’ai à ma disposition et je vous transmettrais mes observations.

Ils opinèrent, retournant chacun à leurs tâches, pressés par l’urgence. Banner indiqua un siège à Warren pour qu’il y installe Robin, il l’aida quand celui-ci s’agita et chercha à se débattre, il serait obligé de lui faire un injection, en espérant qu’ils aient prévus une pharmacie dans le laboratoire de fortune où ils s’étaient retranchés, il devrait aussi interroger le Colonel. Pendant que ce dernier s’occupait du lieutenant, Banner afficha sur l’écran toutes les données qu’ils possédaient déjà et que l’équipe scientifique lui avait transmises. Se reculant pour épouser une vue d’ensemble il poussa un soupire, ses yeux parcourant les chiffres et les mots sur l’affichage numérique. Pour l’instant, il n’y lisait aucune solution, mais ils ne faisaient que commencer.




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« Vous trouvez quelque chose ? » Demanda Warren, debout près de Robin, il déporta son regard de l’écran, il ne comprenait pas un traître mot des données qu’était entrain de consulter le docteur. « Pas vraiment non, rien qui ne nous aide pour le moment… Eh bien, on va avoir du travail. » Dit-il en se retroussant les manches et en se retournant vers les deux soldats. Il était peut-être l’un des rares esprits scientifiques présent sur cette base capable de trouver une solution, si seulement elle existait, à leur problème, l’angoisse et le stress étaient source d’irritabilité et d’épuisement, mais l’adrénaline le tiendrait debout, éveillé et concentré pour au moins un temps, pour l’instant il tiendrait le coup, mais il ne savait pas dans quel état ils seraient tous dans quelques heures, et il n’avait aucune idée de l’effet que le gaz aurait sur lui et sur l’Autre. Il alla chercher un tableau blanc dans le fond et un feutre qu’il ramena face à ses deux sujets, il avait besoin d’écrire, de tout écrire, il avait besoin de se faire une vision d’ensemble, il commença à noter :

« Qu’est-ce que tu es, comment tu fonctionnes et comment on t’arrêtes… » Il rajouta une colonne où il marqua « symptômes » en lettres majuscules. « Je vais devoir vous examiner tous les deux, je vais avoir besoin de matériel et de médicaments aussi... »  Demanda-t-il à l’adresse du Colonel en se retournant vers les deux militaires. « Il vous faut quoi ? » Répondit Warren. Pour le moment les demandes de Banner étaient basiques, mais il aurait besoin de plus à mesure que les examens avanceraient, il se doutait qu’il n’y avait pas d’appareils d’imagerie médicale dans le Puits, il avait cependant de quoi pratiquer des prélèvements et des analyses sanguines. « Je devrais me débrouiller pour le moment avec ce qu’il y a ici pour les analyses, il me faudrait aussi un tensiomètre… et des sédatifs. » Robin s’était calmé, mais si son état empirait, ou si il avait de nouveau des accès de violence, il faudrait lui administrer un calmant. « Le Puits n’est pas très fourni en médicaments, on se disait que vous n’en auriez pas besoin, tout ce qu’il y a se trouve dans le laboratoire. » Répondit Warren.

Il aida le docteur à fouiller l’endroit, ils ramenèrent vers les paillasses où ils s’étaient installés quelques instruments qui pourraient leur servir et plusieurs composants qu’ils avaient découvert dans une pharmacie, ils avaient de la barbiturique, ainsi que des inhibiteurs d’adrénaline, plus précisément leurs inhibiteurs étaient assez semblables à ceux que Banner avait mis au point, c’était une sorte de solution de secours d’urgence, pour empêcher les transformations du docteur, mais l’effet était temporaire et son corps s’habituait trop vite. Plus il consommait de calmants, moins ils lui faisaient d’effet, il était toujours obligé d’augmenter les doses. Dans ces circonstances, et aussi parce qu’il devenait vulnérable sans le secours de Hulk, il évitait leur usage qu’il limitait aux strictes urgences pour contrôler ses transformations. Savoir qu’ils avaient ça, qu’ils avaient prévu de les utiliser peut-être, ne le rassurait pas. Néanmoins, il garda une seringue qu’il mit de côté pour lui, au cas où ils en auraient besoin. Une fois qu’ils eurent rassemblé tout ce dont ils pourraient avoir besoin à proximité, Banner put commencer ses premiers examens sur Robin.

Avec l’aide de Warren il installa des électrodes sur sa poitrine ainsi qu’à ses chevilles et à ses poignets, qu’ils relièrent à une monitoring, afin de pouvoir surveiller son rythme cardiaque. « Lieutenant, est-ce que vous m’entendez ? » Demanda-t-il en s’installant en face de lui, il attrapa une lampe qu’il utilisa devant les yeux du lieutenant pour vérifier ses réflexes oculaires pendant qu’il lui parlait. « Lieutenant, vous pouvez me dire comment vous vous appelez ? » Demanda-t-il encore, le regard du lieutenant se déporta une seconde sur le docteur avant de regarder autour de lui, Banner nota ses mouvements oculaires rapides, sa respiration s’accéléra et son rythme cardiaque grimpa. « Est-ce que le lieutenant Robin a déjà fait des crises de tachycardie ? » Demanda-t-il à Warren, mais comme il s’y attendait tous ses hommes étaient normalement en parfaite santé et n’avaient jamais montré de problèmes de cet ordre. « Vous êtes le Lieutenant Bradley Robin, vous êtes né dans le Minnesota... » Reprit-il, les yeux du soldat se figèrent, capturés par la lueur brillante du faisceau de la lampe. « Vous m’entendez ? Est-ce que vous pouvez parler ? Vous pouvez cligner des yeux si vous m’entendez ? »

Le lieutenant entrouvrit la bouche comme pour parler, il cligna des yeux, aveuglé, Banner écarta la lampe de son visage. « Lieutenant Bradley Robin… » Répondit-il d’une voix rauque, Banner posa sa main sur sa gorge, ses ganglions étaient durs, il utilisa une spatule pour examiner la gorge, sa bouche était sèche, et les muqueuses étaient un peu enflées, il prit aussi sa température, il avait 40 de fièvre. « Pourriez-vous décrire ce que vous sentez lieutenant ? » Ses pupilles se dilatèrent à nouveau, ses poings se serrèrent, il gémit, se débattant, Bruce recula, laissant Warren maîtriser le lieutenant pendant qu’il amenait de quoi prendre sa tension et faire une prise de sang. « Tenez-le bien. » Dit-il pendant qu’il procédait péniblement aux examens. « Tension à 17.9. » Releva-t-il, il nota son résultat puis préleva un peu de sang au bras du lieutenant, auquel il termina par injecter une faible dose de calmant, ce qui sembla le tranquilliser un peu pour le moment, son pouls s’apaisa et sa tension redescendit. Il releva son regard vers Warren. « Je vais prendre tout de suite votre tension et un peu de votre sang. » Celui-ci opina et s’assit sur une chaise, présentant son bras au docteur, sa tension était à 16.8, il prit aussi son pouls, il était à 90 battements par minute, et il termina par la prise de sang. Pendant qu’il examinait Warren, vérifiant s’il retrouvait chez lui les mêmes symptômes que ceux du lieutenant, il l’interrogea :

« Est-ce que vous avez mal quelque part ? » Warren souffrait d’une forte fièvre comme Robin, il avait la gorge sèche et il transpirait beaucoup, et mis à part un mal de tête persistant, il ne ressentait aucune autre douleur. « Vous pouvez me dire ce qu’il s’est passé tout à l’heure ? » Demanda-t-il, prudent, il ne voulait pas risquer de provoquer une autre crise chez le Colonel, mais il avait besoin de comprendre ce qui était arrivé. Celui-ci se racla la gorge, regardant ailleurs, gêné, avant de fixer son regard sur Banner. « J’ai vu quelque chose… » Dit-il, Banner l’encouragea à lui raconter ce qu’il avait vu, Warren secoua la tête. « J’ai cru voir… c’était une sorte de… c’était une sorte de monstre… Je savais que ce n'était pas réel, mais il avait l'air d'être là, d'être réel... j'ai cru voir... » Il s'interrompit, au bord de la crise de panique. Banner nota l’accélération de son pouls ainsi que son état d'angoisse, il fronça les sourcils. « Vous avez déjà été sujet à ce genre d’hallucinations ? » Demanda-t-il au Colonel, inquiet. « Oui. » Répondit-il, relevant son regard sur lui. Il devait absolument parler de quelque chose au toubib. Il se remit debout et lui tourna le dos, tandis qu’il parlait, Banner se leva à son tour, le suivant du regard, attentif à ses gestes. « J’ai déjà vu ça. Une mission secrète en Corée du Nord, mon unité a été décimée, j’ai été fait prisonnier, j’ai été torturé, ils utilisaient des drogues sur nous, qui provoquaient ces espèces de délires hallucinatoires, pour nous faire parler, ils m’ont fait subir un lavage de cerveau, mais j’ai résisté, je me suis enfuis. » A son retour, Warren n’avait pas pu réintégrer les forces spéciales tout de suite, il était resté six mois dans un centre de désintoxication, et il avait du subir plusieurs examens, des tests, et des centaines d’heures de psychothérapie avant de pouvoir reprendre du service et d’être réaffecté à une nouvelle équipe. Sa dernière crise remontait à il y a cinq ans, depuis il avait fait quelques cauchemars, mais aucune hallucination, ni de crise de paranoïa, avant celle-ci. « Vous avez un eu TSPT... » Conclut Banner, pensif, plongé dans des réflexions complexes.

« Je crois que je commence à comprendre ce qui se passe… » Warren se tourna vers Banner, celui-ci s’était retourné vers les écrans et le docteur Elizabeth. « Docteur Montgomery, disposez-vous de dossiers médicaux sur l’équipe scientifique ? » Lui demanda-t-il, pressé. « Bien sûr, il existe des dossiers médicaux sur tous les scientifiques et sur tous les militaires qui vivent sur cette base, mais leurs accès sont protégés, vous recherchez quelque chose en particulier ? » Demanda-t-elle au docteur. « Oui, au sujet du docteur Patrick Podrig, des antécédents psychiatriques, ou une maladie congénitale… » Elle n’eut pas besoin de chercher longtemps avant de trouver l’information dont Banner avait besoin pour vérifier ses hypothèses. « Podrig souffre de TSA. » Répondit-elle, une affection congénitale, Podrig souffrait d’un autisme léger. Il se retourna vers Warren : « Robin et Cry ? » Robin était resté six mois de l’autre côté de la ligne du front en Irak, il avait été capturé et torturé. Cry avait perdu son équipier lors d’une mission commando qui avait mal tourné, il avait abattu quarante hommes à lui tout seul, plutôt que de se laisser capturer par l’ennemi. Son idée se vérifiait, et il n’était pas certain de vouloir que son hypothèse soit la bonne. Si ce qu’il craignait arrivait, le temps risquait de leur manquer.  

« Je crois comprendre ce qu’il se passe. La mauvaise nouvelle c’est qu’on est sans doute tous infecté, à l’exception peut-être de vous docteur, et que ça risque d’empirer. » Elizabeth l’invita à poursuivre, tandis qu’il continuait sur les symptômes qu’il avait relevé chez ses deux patients, sur lui-même, et avec les observations qu’il avait pu faire de Podrig et du Docteur Lang. « Les symptômes que j’ai pu observer sont dans la phase 1 une forte fièvre, un mal de tête persistant, des crises de tachycardie, une sudation anormale et une déformation rétinienne. Ensuite vient la phase 2, le patient infecté est sujet à des crises psychotiques, il souffre d’hallucinations et d’une paranoïa aiguë. » Les symptômes de la phase 1 montraient une stimulation anormale des systèmes sympathiques et parasympathiques, dans la phase 2, le patient devenait psychotique, cette chose s’attaquait au système limbique. En résumé, elle était entrain de parasiter leur système neuronal, elle exploitait leurs faiblesses psychiques pour les manipuler, elle exacerbait les pathologies latentes, ça expliquait pourquoi ils n’étaient pas tous atteints de la même façon. « J’aurais besoin que le Docteur Russell procède à des examens complet sur le docteur Podrig, c’est le premier a avoir montré des signes cliniques de dégénérescence, je veux savoir ce qui nous attend en phase 3. » Warren lui fit remarquer que Podrig et Lang étaient sous quarantaine avec l’artefact. Il ne l’avait pas oublié, mais ça ne servait plus à rien de les garder confiné, et plus ils attendraient, plus la situation risquait d’empirer. Elizabeth était d’accord avec Banner et Warren finit par tomber d’accord avec eux. « Je vais prévenir les autres. » Répondit-elle, tandis que Warren transmettait ses nouvelles directives à ses hommes, s’il avait bien comprit, la situation allait dégénérer, il avait vu ce que ça avait donné dans le laboratoire tout à l’heure, il devait éviter de potentielles victimes.

Une fois la communication terminée, Warren se retourna vers Banner, il l’interrogea, préoccupé : « Excusez-moi, mais comment se fait-il que vous ne sembliez pas atteint par ça ? Je veux dire… » S’interrompit-il, mal à l’aise et ne sachant pas vraiment comment formuler le fond de sa pensée. Mais Banner avait très bien compris ce qu’il sous-entendait et de quoi il voulait exactement parler. « Il est possible que l’irradiation de mon sang freine l’infection, normalement, je ne suis pas sensible aux infections humaines, Hulk est immunisé contre la plus part des maladies, mais dans le cas d’une infection extraterrestre, j’ignore complètement les effets que cette chose peu avoir sur moi et sur Hulk. Je pense être infecté, je n’ai pas encore pu effectuer de tests sur moi-même et je ne sais pas dans quelle mesure l’infection atteint Hulk, son organisme est beaucoup plus puissant et résistant que ma forme humaine. » Il s’arrêta, gêné de parler d’un sujet aussi personnel et sur lequel il ne s’étendait presque jamais. Mais leur survie dépendait peut-être de ça, de leur capacité à résister. « Pendant quinze j’ai du lutter chaque jour contre une force qui me dépassait et qui échappait à mon contrôle. Si je n’ai pas encore... pété les plombs, c’est pour l’exacte même raison que vous êtes toujours vous-même Colonel, vous avez été formé à résister à la manipulation mentale et quand vous avez perdu le contrôle, vous avez tout fait pour le reprendre. Votre entraînement vous rend plus résistant face à ce genre de manifestation psychique. » Il n’avait pas besoin de le dire, pour que Warren le comprenne, il ignorait combien de temps ils seraient capables d’y résister.

Bruce rangea les échantillons sanguins qu’il avait prélevé dans un frigo. Il s’attela ensuite à faire son propre examen, il avait besoin de savoir s’il était infecté et si Hulk était toujours… Hulk. Il montra les mêmes signes cliniques que chez les autres, rétractation des pupilles, transpiration, muqueuses, fièvre et ganglions enflés, il prit ses constantes, sa tension était à 19.5, ce qui était élevé même pour lui et son rythme cardiaque était stable à 110 battements par minute, ce qui était beaucoup aux yeux de Warren était plutôt raisonnable en fin de compte de son avis. « Est-ce que c’est inquiétant ? » Demanda le Colonel, soucieux. « Ça montre ce que je craignais, que je suis probablement infecté… » Répondit-il, se concentrer sur le problème, réfléchir, penser, à des solutions scientifiques, l’aider à se contrôler. Il pouvait sentir l’Autre, à la frontière de son esprit, il pouvait le sentir, se débattre, il l’entendait, gronder. Il voulait sortir. Mais Bruce le retenait, ils avaient besoin de lui pour régler le problème, l’Autre les condamnait, Banner pouvait les sauver.  

Il prépara une seringue et un tube, il remonta sa manche sur son bras, plaça un garrot et serra le poing pour faire ressortir la veine, il planta l’aiguille de la seringue dans son bras et préleva un peu de son sang. Warren ne le quittait pas des yeux, inquiet et tendu. « Détendez-vous Colonel, je ne serais pas là si je ne pouvais pas supporter une petite piqûre... » Il eut un sourire, en se rappelant que c’est ce qu’il avait répondu à Steve, lorsqu’il s’était inquiété des traitements de Tony, quand l’ingénieur s’était mis en tête de tester sa résistance, avant que les choses ne dégénèrent et qu’il ne se retrouve à affronter des monstres géants venus de l’autre bout de la galaxie en plein New York. Il scella le tube qu’il rangea sur lui, il désinfecta la seringue puis nettoya la plaie. Les analyses sanguines prenaient beaucoup de temps, heureusement, il n’allait pas procéder lui-mêmes aux analyses, le laboratoire disposait d’un automate d’analyse médical capable de réaliser une batterie complète de tests sur les différents échantillons, des tests de biochimie à la sérologie en passant par l’hématologie. Pour la bactériologie et la parasitologie, il avait préparé quelques boites de pétri et il allait procéder à une mise en culture des échantillons sanguins. Évidemment, il effectuerait lui-même toutes les analyses sanguines le concernant. « Ça va être long ? » Demanda Warren. « On aura les premiers résultats d’ici quelques heures... » Pour répondre à sa question, oui, ça allait être long.

Il était entrain d’installer son matériel pour procéder aux différentes analyses sur son sang, quand une communication adressée au Colonel l’interrompit. Apparemment il s’était passé quelque chose, le Colonel affichait une mine grave et sérieuse. C’était Veck et Vicky, ils avaient retrouvé Jackson, il était blessé et dans un sale état. Il leur donna l’ordre de le ramener ici. « Le Lieutenant Cry est toujours dans la nature, demande autorisation de continuer les recherches ? » Demanda Vicky. « Négatif, revenez immédiatement au laboratoire, terminé. »  

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