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 Bad dreams ~ William Cooper & Phillia Jenkins

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Phillia ouvrit brusquement les yeux et se redressa, les poings serrés et prêts à frapper. Son cœur battait la chamade, ses yeux grands ouverts et ses pupille complètement dilatées. Elle fixa un moment le noir de la nuit, haletante et couverte de sueur, avant de réussir à reprendre ses esprits. Enfin, elle réussi à se détendre et desserra ses poings. Dans un soupir, elle tenta de se calmer. Tout allait bien, elle était dans sa chambre, au manoir Xavier, en sécurité... Ce n'était rien... C'était juste un cauchemar... Encore une cauchemar...
Sachant pertinemment qu'elle allait être incapable de se rendormir, elle ne chercha même pas à se rallonger et se leva. Elle ne chercha pas à allumer la lumière, ce n'était pas ça qui allait faire fuir les fantômes de ses rêves, et puis elle ne voulait pas réveiller ses compagnons de chambre. Pour une fois qu'elle ne se réveillait pas en hurlant... S'orientant dans le noir comme savent si bien le faire ceux connaissant par cœur l'endroit où ils vivaient, elle se dirigea jusqu'à la douche et se glissa sous l'eau chaude. Avec un peu de chance, a allait l'aider à dissiper la tension de ses muscles.

Une fois séparé par le reste du manoir par des murs et une porte fermée à clef, elle put se laisser aller à sa frustration. De rage, elle donna un coup sur le mur en poussant un grognement très animal alors que l'eau chaude coulait sur sa tête. Cela faisait 5 jours déjà... 5 nuits... 5 cauchemars remplis de sang, de mort, de chute et d'impuissance... Elle n'en pouvait plus, elle voulait pouvoir avoir la paix. Était-ce trop demandé ?!! Tout en poussant un soupir résigné, elle appuya son front sur le carrelage froid de la douche et ferma les yeux.
Sa colère laissa alors rapidement place au chagrin. Depuis cette fameuse mission, elle n'avait fait qu'osciller entre ces deux sentiments, surtout quand elle était seule. Face au autres, elle trouvait la force de faire bonne figure, de se tenir droite... Mais une fois livrée à elle-même, elle était une loque... Les souvenirs remontèrent et sa gorge se noua tandis que son cœur se serrait dans sa poitrine. Comme si faire des cauchemars la nuit n'était pas suffisant, de jour c'était les souvenirs qui la torturaient. A présent, c'était tout ce qui la reliait à son ancien ami. Un ami secret, peu présent et dont elle n'avait jamais réussi à percer à jour, certes, mais qu'est-ce qu'elle l'avait adoré !!

Phillia se redressa et aspergea son visage d'eau bouillante, refoulant ainsi ses larmes. Elle avait suffisamment pleuré, ça faisait du bien, mais elle en avait assez de s'apitoyer sur son sort. Il lui manquait peut-être, terriblement même, mais verser toutes les larmes de son corps n'allait pas le ramener, alors à quoi bon ?... Elle en avait marre d'être dans cet état, les nerfs à vif et émotionnellement instable, elle se sentait vulnérable et elle avait horreur de ça.
Sortant de la douche et retournant dans sa chambre pour s'habiller, elle alla dans les couloirs pour se diriger jusqu'au garage. Là, elle prit les clefs de la moto d'un ami mutant et quitta le manoir pour se diriger à pleine vitesse vers New York. Puisse-qu'elle allait être incapable de fermer l’œil de la nuit elle entreprit d'aller voir la seule personne avec qui elle tolérait le fait de se sentir vulnérable, la seule personne avec qui elle baissait sa garde.

Quand elle arriva au Bronx, il était 2 heures du matin passé, les rues étaient pratiquement vides. Elle se dirigea vers les égouts et après quelques minutes à marcher dans leurs tuyaux, elle entra le plus silencieusement possible dans la planque de William. Depuis la dernière fois, il l'avait légèrement aménagé pour qu'elle soit un peu plus personnelle et habitable. Phillia l'avait même convaincue d'acheter un lit... double... évidemment... Il était d'ailleurs allongé sur celui-ci, profondément endormi.
Son cœur recommença à battre la chamade quand elle le vit. La dernière fois qu'elle l'avait vu, il était en train de la traîner de force loin de la base secrète de l'Hydra qu'ils avaient infiltré, abandonnant un ami derrière eux. Elle se souvenait à peine de leur retours aux États-Unis et de sa visite à l'hôpital pour se faire faire des points de suture, mais elle se souvenait parfaitement des mots qu'elle lui avait adressé entre deux sanglots... et surtout du geste qui avait suivit juste après.

S'accrochant à ces souvenirs tout aussi récents que ceux, plus sombres, qui la torturaient, elle s'assit à côté du lit de William et le regarda dormir, le regard tendre. Il semblait calme, apaisé, sans soucis... Il était beau... S'il n'avait pas été là à la fin de cette mission, elle aurait été incapable de se redresser. Elle aurait passé des semaines entières dans son lit, refusant de bouger ou de se nourrir. Mais grâce à lui, elle était là à le dévorer du regard. Il avait été son point d'encrage, en sa présence, elle pouvait espérer que la vie pouvait continuer et qu'elle était capable d'aller de l'avant, que tout n'était qu'une question de temps...
Son regard passa de ses yeux bougeant sous ses paupières à ses lèvres entrouvertes d'où s'échappait son souffle régulier. Elle mordit les siennes au souvenir de leur goût. La dernière fois, ça avait été un acte désespéré, une supplique, un besoin de réconfort... Et il ne l'avait pas repoussé, il lui avait offert son épaule pour pleurer et son affection pour la consoler... Elle avait besoin de ça aussi cette nuit, le contrecoup de son dernier cauchemar en date ne s'était pas dissipé sous sa douche. Mais elle voulait plus, elle voulait pouvoir se coller à lui et s'oublier dans ses bras... Elle voulait trouver avec lui le répit dont elle avait besoin depuis le jour où ses pouvoirs s'étaient violemment manifesté pour la première fois. Elle le voulais lui.

Et alors, comme sentant le regard qu'elle avait posé sur lui, William s'agita dans son sommeil. Phillia s'approcha alors une peu plus de lui et, à genoux par terre et les coudes sur le bord du lit, elle lui caressa doucement les cheveux avec douceur. Déjà, ce simple geste commençait à l'apaiser. Si bien que quand il ouvrit les yeux pour se poser sur l'intrus qui l'avait réveillé, elle trouva la force de lui adresser un mince sourire.

- J'ai fais un cauchemars... murmura-t-elle comme une enfant, trahissant sans crainte sa vulnérabilité. Alors je suis venue te regarder dormir, désolé...


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Voilà presque une semaine qu’ils étaient revenus de cette île du pacifique. William n’osait repenser à cette sombre journée. Si lui était revenu saint et sauf, ce n’était pas le cas de tout le monde. Il se tenait responsable de ce qui était arrivé. On avait donné sa vie pour lui et cela, il ne le supportait pas. Ne pouvant rester inactif, au risque de se repasser sans cesse ces images dans sa tête, il cherchait à occuper son temps, le plus souvent en vadrouillant en ville à la recherche d’une situation sur laquelle agir.
Il semblait lentement se laisser dépérir, cela aurait sans doute été vrai si Phillia n’avait pas été là. Il restait pour elle. Il avait souvent eu l’idée de repartir à Londres ou de prendre le large loin de ses préoccupations. Mais s’il partait, il allait perdre la seule chose qui comptait à présent pour lui.

Il avait si longtemps refoulé ce qu’il ressentait, qu’il se demandait encore parfois si tout ceci était réel. Si ses propres sentiments avaient un fond de vérité. Mais ce jour-là, alors que le désespoir les avait emportés, il avait partagé un moment unique. Si avec le temps, William se doutait que ce geste était dû à la situation dans laquelle ils se trouvaient, il ne pouvait s’empêcher de se demander si cela avait été sincère, aussi bien pour lui que pour elle.
Il n’avait pas revu Phillia depuis ce jour-là, la tentation était tellement forte, aller la voir au manoir aurait été si simple. Mais il voulait lui laisser de l’espace attendre qu’elle soit prête. Elle avait sans doute besoin de se recentrer, de résoudre ses problèmes avant de pouvoir s’engager dans l’inconnu.

Ce fut vers une heure du matin qu’il revint chez lui, enfin ce que l’on pouvait qualifier de chez lui. L’ancienne base des clandestins avait certes changé, pour ressembler à un habitat convenable, mais il ne s’y sentait pas chez lui, il lui manquait quelque chose.
Passant sous une douche glacée, il partit se coucher immédiatement, la journée avait été longue et éprouvante. Puis s’endormant rapidement, il plongea dans un sommeil sans rêves.

Émergeant lentement, il sentit une présence à ses côtés. Ce n’est qu’en ouvrant les yeux, qu’il vit la cause de son trouble. Elle était là face à lui, agenouillée au  sol, s’accoudant au lit. Son regard était fixé sur lui. Il lui fallut un petit moment pour se rendre compte qu’il ne rêvait pas.
Elle lui confia alors avoir fait un cauchemar. Avait-elle réellement pris la route en pleine nuit à cause d’un cauchemar ? Peu importe, elle était venue chercher son aide, et il ne pouvait que la lui apporter.
Il se redressa, s’assaillant dans le lit, et se décala légèrement de l’autre côté du lit. Puis en lui tendant la main, il lui dit :

« Viens, raconte-moi. »

Même s’il connaissait la nature du cauchemar qui la tourmentait, il ne pouvait la repousser sous prétexte qu’il ne voulait plus jamais entendre parler de la mission qui avait coûté la vie à James.
Et alors qu’elle prenait place à ses côtés, il sentit un léger frissonnement à son contact. La voir là face à lui après tout ce temps, lui refit penser à ce baiser qui avait eu lieu. Ce geste l’avait réconcilié avec ses sentiments, mais un tel geste mené par une grande peine, ne pouvait pas être sincère. Et alors que la présence de Phillia en cet instant prouver le contraire,  il ne pouvait cesser de douter de la sincérité des sentiments qu’elle éprouvait à son égard.




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Le regard fatigué que William lui adressa alors qu'il émergeait fascina Phillia. Lorsqu'il était comme ça, légèrement embrumé par le sommeil, c'était comme si le poids de la réalité était inexistant. Le temps était suspendu et cet instant leur était alors entièrement réservés, à eux deux et à personne d'autre. Elle enleva alors sa main de son visage, le regardant intensément, comme pour capturer cette image et la garder intacte dans son esprit.
Elle s'en voulait légèrement de l'avoir réveillé. Elle ignorait la journée qu'il avait pu passer. En fait, elle ignorait totalement comment il avait vécu les derniers jours depuis leur retour en Amérique. Il l'avait laissé aux bons soins de ses semblables, au manoir des X-mens. Et il était partit. Phillia n'avait pas eu la force de le retenir. Et cette fois-ci encore c'était elle qui était venue à lui. Elle avait besoin de lui, pouvait-il seulement le comprendre ? Elle avait l'impression de toujours devoir faire l'effort de le garder auprès d'elle.

Les dernières paroles de James ne cessaient de tourner dans sa tête. William était quelqu'un qui saurait s'occuper d'elle, elle pouvait lui faire confiance. Et plus que tout, ses sentiments étaient réciproques. Ils avaient juste installés tellement de barrières entre eux, des barrières de doutes et d'hésitation qu'aucun n'avait osé briser... aucun avant cette mission. Elle avait alors prit son courage à deux mains et avait osé... Mais rien n'avait suivit, rien du tout... pour l'instant.
Encore maintenant, les gestes de William lui montraient à quel point il tenait à elle. Elle venait le réveiller à deux heures passés du matin juste à cause d'un mauvais rêve, et lui, sans hésiter une seule seconde, il lui tendait la main. La place qu'il lui fit auprès de lui, sans poser de questions ni émettre aucun jugement, toucha Phillia au plus haut point. Il l'accueillait, il suffisait qu'elle demande et il lui donnait tout. Savourant la valeur de ce qu'il lui offrait, elle enleva donc ses chaussures et prit sa main pour s'allonger sur le lit à côté de l'homme qu'elle aimait.

Dès qu'elle fut contre lui, son cœur se mit à tambouriner dans sa poitrine à un rythme endiablé et le rouge lui monta légèrement aux joues. Elle enfouie alors son visage contre son torse, se sentant complètement ridicule à réagir comme une petites fille. Mais bon, elle avait les nerfs tellement à vif ces derniers temps que sa réaction était peut-être due à ça... Oui, c'était certainement ça la cause... Être amoureuse, oui elle voulait bien l'accepter, mais pas jusqu'à réagir comme une idiote !! Elle avait quand même sa fierté...
Toutefois, elle était bien contre lui... Elle s'y sentait mieux qu'à n'importe quel autre endroit depuis son retour. Elle revit la dernière fois qu'elle s'était tenue comme ça, accrochée à son cou au-dessus de l'océan. Elle venait alors de l'embrasser. Encore aujourd'hui, la non réaction de William la tiraillait dans tout les sens et lorsque ses cauchemars et souvenirs ne venaient pas la hanter, elle y pensait sans arrêt, hésitant entre abandonner ou encore aller plus loin et le secouer jusqu'à-ce qu'il réagisse enfin.

Elle finit par décoller son visage de son torse et y traça des dessins du bout du doigts, c'était étrange comme le fait d'être contre William lui était aussi... familier. Elle resta toutefois parfaitement silencieuse et évitait de le regarder dans les yeux. Il lui avait demandé de lui raconter ses cauchemars... Mais sa bouche restait désespérément close. Elle ne voulait pas les faire sortir, elle ne voulait pas en parler... C'était encore trop tôt... trop frais. Elle n'était pas venue pour les partager avec quelqu'un, elle était venue pour les fuir.
Et les émotions bien réelles qu'elle ressentait pour William étaient suffisamment fortes pour repousser les souvenirs. Elle voulait qu'il dissipe les ombres qu'elle avait dans le regard, qu'il chasse les monstres sous son lit. Depuis 5 jours, elle vivait avec l'impression que son cœur émotionnel avait cessé d'exister, c'était comme si elle avait un trou au milieu de la poitrine. Elle avait besoin qu'il le ranime, qu'il le fasse battre tellement fort que plus jamais elle ne douterai de son existence. Mais avant ça, il devait lui donner des réponses.

- Ça fait 5 jours... commença-t-elle à dire, la main à plat sur la poitrine de l'homme. 5 jours que ça tourne et retourne dans ma tête... Tu étais où pendant tout ce temps ?

Elle leva alors les yeux vers lui et se redressa sur son coude. Comme ça, légèrement au-dessus de William, il suffisait juste qu'elle penche la tête, ou qu'il la relève, pour que leurs lèvres se touches. A cette idée, son cœur continua d'accélérer. Mais elle l'avait déjà embrassé une fois et il n'avait rien fait. Elle connaissait son côté très, trop réservé. Mais là il lui devait des explications, ou au minimum des excuses... Car elle savait la nature des sentiments qu'il lui portait. Jusqu'à son dernier souffle, James n'avait cherché que son bien et il ne l'aurait jamais mentit à ce sujet. Ce qui rendait alors l'absence de William encore plus inacceptable.

- Pourquoi tu m'as laissé seule dans mes cauchemars, William ? lui reprocha-t-elle d'une voix douce, mais les reproches en restaient malgré tout bien réelles.


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Alors que le silence prenait lentement place, il pouvait sentir son cœur battre la chamade. Être si proche d’elle et à la fois si éloigné était douloureux. Et même si les dernières volontés de James le lui interdisaient, il se sentait coupable de ce qu’il s’était passé, un homme était mort pour lui et cela resterait à jamais dans son esprit.
Elle était si proche et pourtant il n’osait la regarder. Elle-même ne semblait pas vouloir parler de ses cauchemars, cette mission les avait touchés tous les deux. Ce n’est que lorsque Phillia brisa le silence que William prit réellement conscience des attentes de son amie. Si la voix de la jeune femme était douce, les paroles n’en restaient pas moins accusatrices et pleines de reproches.

Cinq jours plus tôt, alors qu’ils quittaient l’île, un baiser avait été échangé. Pendant les jours qui avaient suivi, William avait pris ce geste pour une tentative désespéré de faire partir la tristesse que ressentait alors la jeune femme. Si lui était certain de ses propres sentiments, il ne savait pas alors ce qu’il représentait pour elle. Et même si les paroles d’un mourant semblaient lui avouer ce qu’il avait toujours voulu, il ne pouvait pas se décider à les croire. Sans doute un contre coup de la méfiance que William avait toujours ressenti pour James.

Il se redressa légèrement, s’éloignant de quelques centimètres de la jeune femme. Il savait que mettre de la distance entre eux pouvait être mal perçu, mais il avait besoin de cette distance pour pouvoir exprimer ce qu’il ressentait.

« Je suis désolé.»

Ces trois simples mots planèrent pendant quelques secondes avant que le silence retombe à nouveau. Son cœur s’accélérait à mesure où le moment fatidique approchait.

« Je n’aurais pas dû te laisser seul une fois t’avoir déposé au manoir. Je pensais alors qu’être seule te serait bénéfique. Je pensais que ma présence te le rappellerait trop… »

Il baissa les yeux, rompant ainsi le dernier contact qu’il existait entre eux. Il s’en voulait énormément, il avait fini par comprendre que son geste n’était que de la lâcheté. Poussé par une colère envers ceux qu’il tenait pour responsable de ce qu’il s’était passé, il avait souhaité ne plus jamais entendre parler de cette mission.

« Je me rends compte à présent que j’ai été égoïste. C’était en fait ma propre solitude que je recherchais. Je ne souhaitais pas te laisser seule. Au contraire même. »

Il voulut ravaler ses derniers mots, mais c’était trop tard. Il n’était pas du genre à se dévoiler, à dévoiler ce qu’il ressentait.

« Et ce qu’il s’est passé ensuite. Ce que tu as fait. Ce fut difficile de ne pas y repenser. Si tu savais à quel point j’aurais aimé… »

Il ne put terminer sa phrase. Cela était trop dur, il ne savait pas comment lui dire. Son regard remonta jusqu’à celui de Phillia. Ce visage si doux semblait si sévère, était-ce un fruit de son imagination, mais quoi qui l’en soit, elle avait le droit de lui en vouloir. Il avait été lâche, il avait fui ses propres sentiments. Mais il était comme cela, ne jamais montrer ses sentiments était une forme de défense, ne jamais se dévoiler lui permettait de cacher ses faiblesses. Mais sa plus grande faiblesse était face à lui. Ce n’était pas la personne, loin de là, non, ce qu’il redoutait était les sentiments qu'ils avaient pour elle et en prendre pleinement conscience risquait de tout détruire.

Mais assis là, face à elle, son regard plongé dans le sien était si revigorant. Jamais, depuis ces cinq derniers jours, il ne s’était senti aussi bien. Il posa sa main sur la sienne. Percevoir ainsi la chaleur de sa peau lui donna le courage dont il avait besoin. Il approcha son visage et après les quelques secondes qu’il lui fallut, secondes qui semblèrent durer une éternité, il finit par poser ses lèvres contre celle de Phillia.
Lorsqu’il décolla ses lèvres, il ne recula pas pour autant. Il était tellement près qu’il pouvait sentir la respiration de son amie. C’est dans un murmure à peine audible, sauf pour elle, qu’il finit par dire :

« Je suis désolé, plus jamais je ne te laisserais. »



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