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 Les poèmes du Captain

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Hello tout le monde !!!
En attendant de terminer ma fiche, je vous propose ici quelques poèmes de ma composition, et sur un autre sujet quelques textes.
J'espère qu'ils vois plairont et qu'ils sauront vous faire patienter. Wink
Voici donc le premier.

Le Monstre de l'Innocence

Je vivais avec ma raison
Dans ce royaume où l'on rit,
Sans me douter de l'imminente trahison
Dans ce fier pays de folie. 
Les arbres bleus et l'herbe rouge
Entonnaient leur air de fête.
Les loups jouaient avec les agneaux,
Et le Renard embrassait le Corbeau.
Les fantômes amusaient les enfants
De leurs histoires à mourir de peur,
Tandis que les sifflants serpents 
Se régalaient des pommes du coeur.

Et toi, toi qui dansais, toi qui planais,
Et toi, toi qui souriais, toi qui rêvais,
Tu m'attirais, comme une plume appelle l'encre.
Je suis venu près de toi jeter mon ancre.
Entre un chêne et un roseau, je t'ai trouvé.
Près d'un buisson ardent je t'ai emmené.
Au dessous d'un ciel sans âge nous avons communié
Et sous un arc roman de roses, je t'ai épousé.

Le Temps, instrument des Dieux,
Némésis des Vieux,
A ensuite fait son affaire, creusant, raclant
Notre amour d'antan.
Ô, yeux d'émeraude et cheveux de feu,
Tu restais jeune et fraîche,
Tandis que moi, Être à la voix rêche,
Je voyais ma chute s'accélérer peu à peu...

Après une belle paire de lustres
Suspendue au plafond de ma psyché,
J'ai salué bien bas mon humanité
Pour accueillir un nouveau monstre.
Celui qui t'a frappé, celui qui t'a jeté,
Celui qui t'a haï, celui qui t'a violé.
Dans le cimetière, cette dernière nuit,
Il t'a regardé férocement et il t'a dit:
"Tu m'as aimé jadis,
Je vais donc te jeter.                   
Tu as été mon pieux silice,
Je serais ainsi ton bourreau attitré."
   
Emporté par mon dégoût envers toi,
Je me suis proclamé mon propre roi,
Te rabaissant ainsi
Au beau statut de bouffon,
Celui que très vite on oublie,
Qu'on congédie à coups de bâton.
Blessée, meurtrie, tu es à l'agonie.
Tu vas mourir, victime de mes manies.                                    
Tu as été crucifiée dans ma tombe,
Nous t'avons enfoui sous les pissenlits.
Depuis des années tu m'attends,
Aigrie et racornie par tout ce temps.  

Triste histoire que celle de cet espoir,
Triste espoir que celui de cette histoire.
L'Innocence, de qui tout le monde rit,
Par amour et passion, n'a jamais fui.
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La folie fantôme

Ô ma tendre illusion
Ô ma triste passion
Toi que j'ai vu passer
Sans pouvoir t'arrêter.

Tu étais belle, les cheveux au vent,
Brassant l'air de tes yeux charmants
Chevauchant la vie, passionnée,
Battant la rue de tes fins pieds.

Tu glissais avec grâce, comme une lame dans son étui.
Mariée fantomatique, Valseuse antique
Tu dominais cette masse pathétique
Spectre de mes jours et Soleil de mes nuits.

Je hurlais ma rage en te voyant partir,
Je pleurais mon désespoir sans te voir revenir,
Des larmes de sang coulaient aveuglément
Sur mes joues dénuées de sentiments.

De toute mon âme je t'ai maudit,
Ricanant en attendant ma vengeance,
Car au détour d'un chemin, hardi,
Je te ferai payer ton insolence !!!

Je sens déjà couler de tes veines cendrées
Le flot pourpre de la satisfaction
Empreint de toutes tes abjections.
Oh je rêve de voir ce jour arriver...

Je ne mange plus. Je ne dors plus.
J'attends, patiemment, doucement.
Le Temps passe discrètement.
J'attends. Je n'attends plus.
Je ne la vois plus !!!
Elle doit pourtant bien être là,
Persuadé que tout va, que tout ira.
Si elle savait. Si elle avait lu...
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Nero le Clown de Sang

Cheveux de feu et lèvres de sang,
Je suis invité juste pour le temps
D'un repas fort appétissant,
D'un spectacle bien amusant,
Un de ceux qui titille mes papilles
Qui séduit garçons et filles.

Moi, Nero au nez rouge, le Clown de sang,
Fier représentant de ces fieffés charlatans,
Je le clame tout haut, tout fort, en cet instant:
Oui, j'ai assassiné des gens !!!
Oui, je les ai démembré !!!
Oui, je les ai dévoré !!!

Jugez moi et basta.
Pendez moi et basta.
Je n'ai que faire de souffrir
Tant que vous me laissez rire.
Vous voulez un beau repentir ?
Jetez vous donc du Pont des Soupirs,
Vous ferez de sacrés beaux martyrs !!!

Oui, j'ai bien plus d'un tour dans mon sac,
Couteaux, cyanure, ammoniac...
Ce n'est pas le moment de vomir,
Je pourrais faire encore bien pire.
Ouvrez ma cage, faites moi sortir
Observez mon pouvoir agir:
Les enfants tueront leurs parents,
Œdipe sera l'ange des sourires.
J'observerais les gens sortir du rang
Dans le feu romain de ma lyre.
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Minuit

Minuit, l'heure où la lune joue une sérénade de mort
Minuit, temps rêvé pour les âmes en peine.
Minuit, l'heure où les noires histoires entrent en scène
Minuit, temps où seule la lumière dort.

Minuit sonne, minuit résonne
Dans le vent glacé de la solitude.
Il rend les roses de sang aphones,
Il emporte leurs voix avec lassitude.

Minuit gronde, minuit tombe
Quand l'aurore aux doigts roses
Dévoile son œil de feu à toute chose
Et renvoie la lune dans sa tombe.

Minuit patiente, minuit attend,
Doucement, gentiment, amoureusement,
Que midi, son amant maudit, chute à son tour,
Car oui, si minuit souffre, c'est par amour.
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L'Odyssée de la Folie

Emportée au loin vers la mer,
Mon âme vagabonde entre ciel et terre.
Tel un Ulysse sur son frêle esquif,
Je navigue de récifs en récifs...

Ô ma douce Ithaque, me revoilà,
Après vingt longues années d'absence
Après dix longues années d'errance.

J'ai traversé nombre de tempêtes,
Ballotté par les flots obscurs
Qui m'emportent vers des terres pures
Mais absolument toutes me rejettent.

Ô ma douce Ithaque, me revoilà,
Après vingt longues années d'absence
Après dix longues années d'errance.

De vainqueur, je suis devenu naufragé
De naufragé, je suis devenu maudit,
Le Temps de ma jeunesse était passé
Et désormais je ne suis plus qu'un banni.

Ô ma douce Ithaque, me revoilà,
Après vingt longues années d'absence
Après dix longues années d'errance.

Et quand, solitaire dans la nuit,
Je revis ces souvenirs d'une époque passée
En tant qu'Ulysse, Achille et Thésée,
Attaché sur mon frêle lit,
Je me laisse submerger par ce flot d'émotions
Tandis que le poison de Morphée
M'emmène apercevoir Charon
Et m'envoie rejoindre le Pays des Fés.

Ô ma douce Folie, me revoilà,
Après vingt longues minutes de raison,
Après dix longues minutes de passion...
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Ode au Printemps parisien

Ô Paris, chère Paris
Ô soleil de mes nuits,
Lève toi de ta gangue de sang,
Ô Paris, fière Paris,
Amour de ma vie,
Lève toi pour le Printemps.

La belle Seine pleure
De chaudes larmes de joie;
Elle chante à toute heure son bonheur:
Elle seule voit
Arriver
Ces hirondelles argentées
Dans le crépuscule parisien.

Festoyons,
Dansons
Sur les ponts de Paris
Ensemble, et à jamais unis
Par le retour du printemps
Par la pousse des bourgeons
Par l'harmonie des sons
Et par le plaisir de perdre son temps.
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Introduction d'épopée scandinave

Illustres frères d'Armes et amis buveurs,
Laissez moi en ce jour vous conter
La terrible histoire d'Hakon le Marteleur
Qui de son marteau meurtrier fracassa moult contrées.
A la proue de son puissant Cheval des Mers,
Brandissant sa Larme de Thor,
Il a ravagé et pillé les terres,
Ramenant pour la gloire pain, sel et or.
Ami des Broyeurs de Crânes d'Odin
De qui il est honoré,
Berserker des têtes couronnées,
Il fait couler à flot sang et vin.
Toujours le premier à se battre
Et toujours le dernier à s'arrêter,
Il offre à sa famille la noble fierté
D'avoir une grande demeure et un feu dans l'âtre.
Ainsi je me dois, en tant que sa Voix,
De vous expliquer ses nombreux exploits,
Ceux qui ont fait pâlir les Dieux
Et fait frémir les antiques Cieux.
Il est donc temps pour moi de vous dire
Les beautés qu'a accompli ce sire parmi les sires,
Pour l'honneur, la mort et surtout la gloire,
La gloire, la gloire, LA GLOIRE !!!
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Nuit d'Été

Un vent frais courait le long de mon cou
Avec une langueur qui me rendait fou
Tandis que je regardais ma bien-aimée
Se promener dans les champs de blé.

Amour jeune, Amour incompris,
C'est trop tard que je l'ai appris...

Son petit sourire mutin aux lèvres
Qui à lui seul disait:"Viens avec moi,
Allons regarder le ciel bleu sous les cèdres."
M'invitait à la suivre et j'y allais avec joie.

Amour jeune, Amour maudit,
C'est trop tard que je l'ai appris...

Je lui pris doucement la main et,
Dans un geste fou et passionné,
Je posais mes lèvres sur les siennes
Et je crus naïvement qu'elle était mienne.

Amour jeune, Amour détruit,
C'est bien trop tard que je l'ai appris...

Seul le Destin cruel aurait pu prévoir ceci,
Cette violente réaction insensée
De ma tendre et douce Dulcinée
Avec qui je pensais passer toute ma vie.

Amour jeune, Amour anéanti,
C'est trop tard que je l'ai appris...

Des fleuves cristallins coulèrent de mes yeux.
Il ne me reste qu'une seule chose à faire:
Penser à ses iris merveilleux
Et couper le lien qui me retient à cette terre.

Amour jeune, Amour puni
C'est trop tard que je l'ai appris...
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Le marseillais

Tu glisses dans mon blanc navire,
Ô intrépide moussaillon phocéen.
Tu obéis aux ordres de ton sire
Qui te dirige d'une main de marin.

Tu frottes où on te dit de frotter,
Les pieds dans l'eau s'il le faut.
À chaque passage tu t'épuises
Le travail est ta seule hantise.

La proue propre déchire ton être,
La poupe et le pont se disputent ta tête,
La cale attend la fin de cette folle fête
Et les mats sans voilures t'envoient paître.

Au bout d'une vie de loyaux services,
À côtoyer chaque jour la peur et le vice,
Tu fonds au profit d'un savon de groseille,
C'est dans un plop que disparut le savon de Marseille !!!
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Le Capitaine

Glisse, glisse, ô mon navire d'airain
Que ta proue fende les flots sereins.

Sous les moussons de sang des anciens corsaires
Par delà les glaces des têtes de dragon,
Près des naufragés maudits par Poséidon
Et le long des côtes de nos pères,
Je tiens la barre, je maintiens le cap
En fier capitaine du vaisseau de mon âme,
Le corps endolori par tous les chausse-trappes,
Le corps enorgueilli par le rhum et les femmes.

Et quand le crépuscule éclaire encor
De ses faibles rayons d'or
Le calme naissant de la nuit,
Le renouveau d'un ciel qui noircit,
Je me pose sur la sable fin
Sous l'ombre mourante d'un cocotier,
Un sac de denrées en guise d'oreiller
Pour attendre tranquillement le petit matin.
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Le Désespoir

Devant moi, derrière moi, tous se courbent.
Le Dieu, les dieux, soumis à mon poids.
Le Temps, lui aussi, tremble face à moi.
Par la folie et la mort je mène à la tombe.
Je me nomme Solitude,
Priez pendant que vous le pouvez...


La Folie

Et vint le temps de la déception.
Moment d'espoir battu, banni
Âcre comme la vie.
Moment de peine et de passion.
Triste, triste de pleurer
Son innocence esseulée,
Traquée, encerclée.
Triste, triste de leurrer
Son esprit
Solitaire.
Mais j'en ris, j'en ris !!!
Car rien n'est plus comique
Qu'une conscience en terre,
Un bourgeon cosmique...
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Laisse moi donc voler, aimer, rêvasser
Au Pays des songes enfouis.
Laisse moi donc marcher, haïr, bavasser
Au Pays des songes enfouis.

En ce lieu infini
Se rencontrent dans la brume de minuit.
Des désirs tout étourdis
De leur passage dans ce rêve-pays.

Tordus, Torturés, Torsadés,
Sont les arbres bleus dans ce ciel de fête !!!
Des racines nuageuses sans tête
Regardent tristement le sol empourpré.
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Le Palais délabré

De cet antique Palais délabré
Usé par le temps et par les Larmes,
Hanté par les fantômes du passé,
Je tire la force de mon cœur et de mon âme.
Je suis le Roi du Château de l'esprit,
De ses arbres, de ses murs, de ses pierres,
De tout ce qui naît et vit ici,
Et de ces rêves qui me sont chers...
Ses longs corridors laissaient jadis passer
Un flot fluide et pourpre de personnes,
Qui allait du pauvre erre à la nonne.
Mais cette vie a depuis longtemps cessé
D'emplir ce fantasmagorique château,
Arraché à ma Muse, mon maestro.
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