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 Le chaos n'est jamais loin [LIBRE]

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J’avais trouvé ce petit coin tranquille il y a de cela quelques semaines. Franchement je n’y connaissais rien à la vie Midgardienne et je ne comprenais rien au monde qui m’entourait. J’avais toujours vécu dans ma prison dorée, entourée d’âmes en peine et emplis de vengeance. Je n’avais rien connu d’autres que le noir total et l’obscurité, aucune chaleur humaine, presque personne à qui parler mise à part les visites ponctuelles de mon père.

Grâce à lui j’étais enfin libre, il avait réussi à lever la malédiction qui pesait sur moi depuis mon enfance, malédiction qu’Odin avait proféré à mon encontre suite à une prophétie des Nornes.
C’était vraiment étrange comme sensation la liberté, je ne savais même pas quoi en faire. Mon père m’avait envoyé en mission sur Midgard il y a quelques temps, et j’en profitais pour apprendre un peu plus sur les coutumes de ce peuple étrange. Les humains étaient tellement éphémères mais tellement intéressant comme créatures. Ca me fascinaient d’être ici

Malheureusement tout ne se passait pas comme dans le meilleurs des mondes. J’avais un problème majeur : mes pouvoirs que j’avais déjà du mal à maîtriser dans mon royaume m’étaient ici presque inaccessibles. Bien que je fasse des progrès constants pour arriver à les maîtriser à nouveau, ils étaient bien souvent hors de contrôle et cela contribuait toujours à des situations cocasses. Moi qui étais censée être là et passer incognito…j’allais finir par me faire repérer.
Mon deuxième problème était que je ne connaissais strictement rien à cette culture et cette manière de vivre, l’avantage c’est que je n’avais rien à comparer, alors j’apprenais assez vite mais c’était compliqué. Je lisais énormément de livres sur la sociabilité entre humain notamment. Je m’étais rendu compte que j’étais assez associable, je parlais peu et je n’allais pas vers les gens.
Mon troisième problème avait été l’argent évidemment. Comment survivre dans un mon tel que la Terre sans un certain capital financier ? Et bien c’est impossible. J’ai essayé…un certain temps mais après trois nuits à dormir dehors sous un carton, j’ai demandé de l’aide à mon père. J’avais honte de ne pas me débrouiller seule, moi, la déesse de la mort, incapable de vivre comme une simple mortel.
Heureusement il m’avait fourni de quoi survivre jusqu’à Ragnarok, bien que je ne lui ai pas demandé comment il avait procédé pour m’obtenir un appartement, des papiers d’identité et un compte bancaire bien fourni. J’avais gardé mon identité intacte, bien que beaucoup d’agents administratifs tiquent sur mon nom et prénom, c’est vrai que c’était bien étrange. Heureusement les midgardiens étaient bien trop bête pour s’intéresser à la mythologie nordique.

J’avais pris l’habitude de passer mes après-midi dans la bibliothèque de Brooklyn, un quartier assez populaire de New-York et beaucoup moins mondain que Manhattan. Ici les gens me fichaient la paix et je faisais de même, je m’instruisais et m’appliquais à passer pour une mortelle parfaite. On me reconnaissant maintenant, à force de me voir traîner dans le coin. La documentaliste était très gentille, elle était toujours là pour m’aider, je m’étais faites passer pour une étudiante en sociologie, ça éviter qu’elle ne me pose trop de question sur mes recherches. C’était une des seules mortelles avec qui j’avais réussi à nouer une sorte de contact. J’étais aimable et polie, elle me le rendait bien, mais rien d’autres.
Je profitais de la chance que la vie m’ait donnée. Des émotions étranges apparaissaient de temps en temps, je n’avais pas l’habitude de ressentir des sentiments mise à part envers mon père. J’étais encore jeune au final, je devais à peine sortir de mon adolescence pour entrer dans l’âge adulte et il est clair que je ne connaissais rien aux joies de l’amour et du sexe. J’étais d’ailleurs très curieuse à ce sujet, j’avais les hormones quelques peu en ébullitions, ce qui m’étonnait franchement vu ma condition de mort-vivant. Je me surprenais parfois à observer des jeunes hommes charmants, j’avais envie de faire mes propres expériences et de goûter un peu à ces joies frivoles, ne serait-ce que pour comprendre un peu mieux les âmes en peines qui peuplaient mon royaume.

J’étais aujourd’hui assise à une table un peu reculée, une pile de libre encombrait la grande table sur laquelle je m’étais installée. J’avais mon petit carnet à la main sur lequel je notais tous ce qui pouvait me semblait utile dans la vie, et je mâchouillais un stylo bille pendant que j’étais en train de lire un chapitre passionnant sur les différentes relations entre les hommes et les distances de sociabilité.
Ma tête était soutenue par mon bras droit, j’étais à moitié affalée sur la table. J’étais fatiguée aujourd’hui, je sentais ma magie qui s’affolait depuis deux jours, j’avais peur qu’elle ne provoque encore une catastrophe. La dernière fois j’avais accidentellement créé une projection qui avait magistralement basculée sur une des étagères, faisant évidemment tombée celle-ci, je peux vous dire que pour être discrète, c’était bien raté !
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Assise à l'arrière de son taxi, Felicia regarda le mémorial défiler sur sa gauche d'un air las. Ses iris d'azur refusaient de miroiter comme à l'accoutumée sous l'éclairage de l'après-midi, soulignant le ton terne de son chemisier gris et l'absence de fantaisie dans son pantalon en toile ocre. Les missions de jour la rendaient toujours un peu grognon, irritable, ce qui influençait son choix vestimentaire. Et les conducteurs de taxi un peu trop insistants dans leurs tentatives de drague n'arrangeaient rien à son humeur orageuse. Froidement, elle pianota sur son téléphone, tentant de dissuader le quadragénaire au volant de revenir à la charge.

Quoi ? Une jolie fille comme vous, célibataire ? Impossible ! Vous avez forcément quelqu'un ! Lâcha son soupirant du moment (Richard. Mais il lui avait donné la permission de l'appeler « Rich' », si elle préférait. Felicia s'était retenue de lui rétorqué qu'elle préférait ne pas l'appeler tout court) en lui décochant son meilleur sourire dans le rétroviseur intérieur.

La cour de justice Californienne étant en vue, la passagère comprit qu'elle serait bientôt parvenue à destination. Une excellente nouvelle, puisque sa patience venait à s'émousser, devant la quantité proprement prodigieuse de mauvais clichés qu'on lui déballait. Avec un discret soupir de lassitude, elle consulta ses messages sur son portable, pour vérifier que l'adresse à laquelle elle se rendait était bien celle indiquée dans le SMS, puis décocha à son interlocuteur :

Vous avez raison, Richard. J'ai menti. Je partage effectivement ma vie avec quelqu'un. Un bel homme, responsable de la communication à Stark Industries. Intelligent, et romantique. Bref, tout ce que j'aime. Vous m'imaginez, moi, célibataire ? J'en serais progressivement réduite à devoir accepter les avances pitoyables de pauvres travailleurs sans personnalité, juste pour m'épargner les affres de la solitude... Insista la menteuse en observant à la dérobée, l'expression du conducteur se décomposer à mesure qu'elle décrivait ce qui, en fait, était le portrait du chauffeur de taxi.

Un petit frisson de joie sadique lui griffonna les abdominaux, juste avant que son véhicule ne ralentisse. Au-dessus des toits tournés vers l'orient, la voûte de la faculté de technologie se devinait, pour l’œil entraîné de Felicia, habituée à dévisager la grosse pomme depuis le ciel. Cadman Plaza West, et sa collection de tribunaux construits en file indienne s'offrait à sa vue, par-delà l'épaule de Richard, étrangement silencieux.


Trente-sept dollars, et cinquante cents. Marmonna, chagriné, le pauvre bougre, en évitant de croiser le regard de sa passagère, qui extirpa de son porte-feuille un billet de cinquante.

Gardez la monnaie, Rich'... Je m'en voudrais de vous priver de pourboire... Vous boirez une bière à ma santé. Conclut la blonde avec un clin d'œil de peste, ses boucles d'oreilles argentées s'illuminant tandis qu'elle pivotait pour sortir de l'habitacle, et inhaler profondément l'odeur de ville.

Son sac installé à l'épaule, Felicia confirma l'envoi du SMS qu'elle avait pré-composé durant son trajet, tournant sur elle-même pour tenter de deviner où pouvait bien se trouver la clé USB qu'on l'avait envoyée récupérer. Brooklyn Heights et ses triangles de verdure mal entretenus l'accueillirent avec joie, l'ombre de la Cadman Tower s'étendant sous les semelles de ses bottines noires comme pour l'étreindre. Les piétons, aveugles les uns aux autres, s'évitaient comme toujours, tels des globules naviguant dans des vaisseaux sanguins. Une masse grouillante et informe de gens sans pouvoirs, sans dons, sans particularités, obligés de compter sur les bons samaritains pour se prémunir des catastrophes, des guerres, des explosions... Comparée à New-York, Utopia respirait d'indépendance, et on n'y croisait que des gens spéciaux. Des gens intéressants.


Alors pourquoi est-ce que j'aime autant de retrouver entourée par ces mollusques embourbés dans le train-train du quotidien ? Songea, légèrement perplexe, la belle cambrioleuse, avant de recevoir la réponse de son texto. En son for intérieur, Black Cat lut le SMS. « Bibliothèque publique de Brooklyn. Cherchez à l'étage de Sociologie. Le périphérique sera dissimulé dans un ouvrage intitulé La Force de l'intuition par Malcolm Gladwell. ». Ha ! Pas bête. Pas bête du tout, comme cachette. Quoi de mieux pour cacher une clef USB contenant des données précieuses qu'un bouquin de socio ? Réalisa mentalement l'experte en fouille de cachettes, qui savait qu'elle n'aurait jamais été fourrer son nez dans un ouvrage aussi rébarbatif, surtout à l'ère d'Internet.

Aiguillonnée, la jeune femme engagée pour sécuriser les données sensibles longea Cadman Plaza en partant plein sud, pénétrant sans mal dans l'édifice public. L'odeur stagnante du papier usé, d'une ventilation turbinant à plein régime, et de dizaines d'étudiant en pleines révisions studieuses, lui monta aux narines. Libérée des contraintes universitaires, Felicia promena quelques secondes ses pupilles sur les étalages sans fin de livres assez gros pour servir de pavés et les silhouettes de ceux qui s'amusaient à les lire, se demandant intérieurement comment quelqu'un pouvait s'infliger pareil supplice. Avec un haussement d'épaules, elle fit glisser son talon pour avancer vers la documentaliste de permanence, une femme entre deux âges, et dont le physique inspirait la gentillesse. Sans doute une employée exploitée, la bonne poire de la bibliothèque.


Bonjour... Excusez-moi, je cherche un ouvrage... La Force de l'intuition, de Gladwell. Où puis-je le trouver ?

La serviable dame lui offrit un sourire candide qui confirma la première impression de Felicia concernant sa nature profonde, avant de lui indiquer que le livre en question avait été pris par une étudiante en sociologie. Stupéfaite, Black Cat sentit ses sourcils remonter brutalement, jusqu'à lui frôler la frange barrant son front. En 2014, on trouvait encore des étudiants en Sociologie qui parcouraient les lignes d'ouvrages traitant des relations humaines. À se demander pourquoi Wikipedia avait été créée, si personne ne l'utilisait...
Remerciant poliment la documentaliste, Felicia se fit indiquer où se trouvait ladite étudiante, et pria intérieurement pour que cette dernière n'ait pas eu la mauvaise idée d'ouvrir le livre renfermant la clé USB. La mercenaire aurait énormément plus de mal à remplir sa mission, s'il lui fallait expliquer à une civile, en plein lieu public, ce que fabriquait un périphérique de stockage incrusté entre les pages d'un livre de la bibliothèque de Brooklyn. Sur son passages, quelques jeunes hommes perdirent le fil de leur lecture, chose à laquelle l'intruse ne prêta aucune attention. Elle venait de repérer l'étudiante ayant sorti de son rayon le livre qu'elle convoitait, telle qu'on le lui avait décrite : brune, solitaire, entourée par des ouvrages dont le seul titre donnait des migraines à l'ex-étudiante, et mignonne, si on aimait le genre Celte (teint pâle et yeux clairs, avec des cheveux bouclés aussi noirs que le jais).

Une masse froide vint buter contre les reins de Felicia, tandis qu'une main ferme s'assurait qu'elle ne bougerait pas. De derrière, une paire de lèvres lui susurra suavement :


Je t'ai manquée ? Le pistolet du pseudo-chauffeur de taxi lui chatouilla un peu plus le bas du dos. Suis-moi. Un mot, un geste, et tu es morte, princesse.

Sympa de m'avoir prévenue que je n'étais pas seule, sur le coup, Fisk... Grinça pour elle-même la mercenaire doublée, tandis que son agresseur continuait de feindre être son amant lui murmurant des mots doux.

Tout sauf débutant, Richard (si tel était bien son nom) s'assura que personne ne pouvait deviner la présence de son arme en demeurant collé à sa prisonnière. Une proximité qui révulsa Black Cat, autant qu'elle ravissait son kidnappeur. L'odeur de grillades et de cigarette froide qu'il dégageait donnait la nausée à la cambrioleuse, qui froussa le nez de dégoût. Mais son instinct lui intimait d'obéir aux ordres. Pour l'instant. Felicia devait en apprendre plus, sur à qui elle avait affaire. Le murmure excité de l'homme revint titiller son oreille.


Par là. Y'a personne, dans cette allée. On va pouvoir discuter tranquillement, toi et moi, « chérie ».

Les traits de la blonde se durcirent aussitôt, et une certitude profonde l'envahit, chassant tout doute, toute hésitation de son organisme. Cet homme, quel qu'il soit, qui que soit son employeur, allait mourir. Échappant à son contrôle, le pouvoir de Black Cat se déclencha à pleine puissance. Dans toutes les directions autour de la jeune femme, les événements les plus catastrophiques devinrent irréellement probables. Déterminée à provoquer le décès de son ravisseur, la féline puisa dans ses derniers retranchements, inondant l'atmosphère, siphonnant toute chance de la zone, pour n'y laisser que poisse et infortune. Un grincement sinistre gémit, au-dessus de sa tête. L'un des plafonniers suspendu au-dessus du duo oscilla dangereusement, comme si ce qui le retenait au plafond donnait des signes de faiblesses. Les yeux levés au ciel, le faux chauffeur de taxi se sentit comme un lapin hypnotisé par les phares d'une voiture, refusant de croire qu'il allait mourir de cette manière. Puis l'applique céda sans crier gare. La mercenaire engagée par le Caïd bondit vers l'avant, se dégageant de l'étreinte de son rival alors que ce dernier ouvrait grand la bouche, hurlant en prévision de ce qui allait lui arriver.

L'éclairage du plafond lui pulvérisa bruyamment le crâne, sous les regards médusés des personnes présentes dans la bibliothèque. Haletante, glacée d'avoir frôlé la mort, Felicia chassa les mèches de cheveux qui lui barraient la vue, et s'adossa à une étagère pour reprendre son souffle. Des gens crièrent, et s'enfuirent, autour d'elle, évitant de passer sous un plafonnier, de peur qu'un autre incident meurtrier ne se produise. La jeune femme se préparait à se remettre sur pied, encore un peu désorientée par l'effort qu'elle venait de s'infliger, lorsque ses yeux s'immobilisèrent sur sa victime. Plus précisément, sur son pantalon. Là où dépassait une insigne d'U.S. Marshall.


Je viens de tuer un agent fédéral... Fisk, qu'est-ce que tu m'as envoyée récupérer ? Se demanda la cambrioleuse, qui se posait désormais de sérieuses questions sur le contenu de la clé USB.

Clef qu'il lui fallait encore récupérer.


Au moins, avec tout ce raffut, je vais pouvoir tranquillement ouvrir le bouquin dans lequel la clé a été cachée... Positiva la mercenaire en se relevant lentement, les jambes un peu molles, n'escomptant plus avoir à craindre la présence de témoins dans la bibliothèque.

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Le chaos n'est jamais loin





Je m’ennuyais fermement à lire ces stupides bouquins. Je n’y comprenais strictement rien en plus à la sociologie, comme si ça allait pouvoir m’apprendre un peu plus les relations humaines. Les gens je n’avais pas envie de leurs parler, juste de me mêler à eux et de les observer à leurs insu. C’est ça qui m’amusait dans ce bas monde. J’étais curieuse de voir comment vivait le mortel classique que je recevais une fois sa mort.

J’observais les personnes présentes autour de moi. La plupart devait être des étudiants fauchés, ils semblaient travailler dur, enfin pour certains. D »autres étaient clairement là pour draguer de jolies jeunes filles en manque d’affection. Certains me souriaient, espérant sans doute que j’allais leurs répondre, ce qui ne fut pas mon cas. Fricoter avec un mortel ? Et puis quoi encore ? Que dirait mon père ? Même pour une expérience je n’essayerais pas, bien que l’envie n’en manque pas. Le sexe était une des seules choses dans ma vie que je n’avais pas eu l’occasion d’expérimenter. Qu’ils soient dieu, asgardiens, elfes, humains, tous en parlaient comme si c’était la 8ème merveille du monde. Evidement que j’étais curieuse.

Une jeune femme blonde assez pressée passa devant moi et observa l’un des bouquins posé sur ma table. Elle devait surement chercher un livre. Mais elle n’avait en rien l’air d’une étudiante. Une homme la suivait de près et lui murmura quelque chose à l’oreille. La belle semblait soudainement mal à l’aise et je ne cessais de les observer alors qu’ils disparaissaient dans un rayon vide, surement pour régler une querelle de couple. J’étais loin d’imaginer ce qui allait se produire par la suite. Je sentis tout à coup une drôle de sensation. Comme si tout espoir disparaissait. J’étais déjà assez malchanceuse ces temps-ci, ma magie était plus électrique que jamais. Je la sentais vibrer sous mes doigts, elle était presque incontrôlable. La catastrophe n’était vraiment pas loin…

Soudain un bruit me fit sursauter. Je vis le plafonnier qui se trouvait à quelques mètres de moi oscillait dangereusement, au de la ranger d’étagères où la jeune femme blonde venait de disparaître. Il ne tient d’ailleurs pas longtemps et s’abattit lourdement sur une masse. Je vis un liquide rouge éclaboussait les livres et le plafond pendant qu’une flaque se formait au sol. La vue du sang provoqua une véritable apocalypse dans cette bibliothèque plutôt calme. Les personnes autour de moi s’affolèrent et crièrent de peur, certains étaient même verdâtres. Ils fuirent tous de peur que le plafond leurs tombe sur la tête.
Je restais plutôt calme en me demandant si la jeune femme avait succombé ou si elle avait réglé son compte à l’homme menaçant qui la suivait. Le sang ne m’effrayait pas du tout, je pouvais même sentir son odeur agréable et métallique qui me chatouillait les narines. J’étais la Mort, ça faisait partie de mon quotidien. Ca me rappelait d’ailleurs l’odeur d’Helheim, mon chez moi que j’avais quitté quelques mois plus tôt.

Dans le vacarme assourdissant, ma magie s’agita plus vite que je ne la maitrisais et malheureusement une apparition me fit fasse. Je sentais que j’avais le contrôle mais je ne pouvais pas la faire disparaître encore. Heureusement qu’il n’y avait plus personne autour de moi, sinon comment expliquait ce phénomène étrange ?
Je vis la tête de la jeune femme blonde apparaître au bout de l’allée où elle avait disparu. Elle était couverte de sang, on aurait dit un cadavre ambulant. Elle me rappelait certaines âmes sanglantes qui errait jusqu’à assouvir leurs vengeances. L’atmosphère s’allégeait petit à petit, comme si elle rappelait à elle sa pleine puissance.
Je vis son regard étonnait m’observer et observer le livre de sociologie que j’avais à la main. Mes yeux fixait sur son regard, j’ouvrais précipitamment le livre, me disant qu’il devait renfermer quelque chose que convoitait la belle devant moi. Effectivement le livre n’en était pas un, on aurait plutôt dit un coffre renfermant un objet métallique étrange. Je ne savais pas du tout à quoi il pouvait servir. Je m’en saisis et le fit tourner dans ma main. Il était assez petit, mesurant 5cm maximum.  C’était exactement ce qu’elle cherchait d’après le regard qu’elle me lançait.


« Et bien dans le genre discrète, vous êtes plutôt forte mademoiselle. Qu’est-ce que cette chose que vous semblez recherchez depuis un moment ? »

J’étais de nature très curieuse. Il faut dire qu’il s’était passé peu de chose depuis que j’avais rejoint Midgard. Un peu de rebondissement me ferait du bien. Et puis cette femme m’intriguait, elle partageait une certaine puissance. J’étais étonnée que des humains puissent avoir des capacités exceptionnelles. D’où cela pouvait-il venir ? Un héritage asgardiens lointain ? Ou une magie propre à la planète Terre ? C’est vrai qu’une certaine aura envelopper l’atmosphère, très différente de ce que j’avais pu rencontrer sur les autres mondes de l’Ygddrasil.
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