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 Les grands archers se rencontrent

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Je me réveillais dans un lieu qui m'était inconnu. Ma jambe était engourdie et une douleur persistait au flan, c'est d'ailleurs ça qui me réveilla. Je me redressais, les yeux clos et passais ma main là où ma peau achevait seulement de se reconstruire. Me faire transpercer de lames semblait devenir une habitude et ça n'était pas moins douloureux, même à la longue. Une rapide analyse de ma guérison m'apprit que les tissus étaient réparés, la douleur n'était que résiduelle. Même chez les elfes ou même les asgardiens, le système nerveux jouait parfois des tours après des blessures importantes. J'ouvris enfin les yeux et fronçais les sourcils, encore ensommeillée. Il me fallu encore quelques instants pour reconsidérer l'ordre des choses. Je n'était pas sur Alfheim, ni sur Asgard, encore moins dans mon appartement de Midgard. Je n'étais pas non plus dans la chambre d'amis de l'agent Charlie Dent qui m'avait hébergée, il y avait encore quelques jours, après la chute du SHIELD. Non, j'étais chez les Avengers après que Thor me propose d'y rester, suite à notre combat à la Maison Blanche. J'avais logiquement accepté l'offre même si je craignais que cela ne me mette, à la longue, dans une situation délicate. A commencer par la proximité géographique avec Thor, qui, certes, était un ami, un ami très estimé et en qui j'avais confiance, et donc en qui j'avais quelques réticences à mentir, chose que je faisais pourtant allégrement.

Je posais les pieds sur le sol et m'étirais. Je m'étais installée la veille et n'avait pris que le temps d'achever de soigner les blessures de Thor avant d'aller dormir. Même dans la chambre qu'on m'avait assigné, je n'avais encore rien exploré, c'était dire du reste du bâtiment. Je me sentais comme une petite elfe qui venait de découvrir une nouvelle cabane dans un arbres. J'ouvris les rideaux pour découvrir un nouveau panorama de la ville. Je n'avais plus vue sur Central Park mais les lieux semblaient agréable, comme isolés et pourtant au cœur de New York. Je trouvais ensuite mon sac avec mes quelques affaires et pris une bonne douche avant d'enfiler une tenue parfaitement midgardienne, un t-shirt de coton vert émeraude et un pantalon de lin sombre. A présent présentable, je partis à la découverte des lieux.

Je trouvais tout d'abord une sorte de réfectoire où je me pris un café et grignotais un morceau de pain. Premier réflexe en terrain inconnu, détecter les endroits où se nourrir. Le deuxième, probablement accessoire pour beaucoup de gens, mais primordial pour moi : trouver un lieu avec des armes. Je me mis en quête d'une salle d'arme. Après m’être perdue une ou deux fois, cet endroit était encore plus improbable que le palais d'Asgard, je finis par trouver ce qui ressemblait à une salle d’entraînement. Sur les murs étaient accrochés tout un arsenal ainsi que bon nombre de cibles différentes. Voila qui me parlait. Mieux, il y avait des arcs ! Je m'approchais de l'un deux, caressant la corde tendue du bout de l'index, appréciant la tension et l’élasticité. Je pris l'arc en main pour évaluer la matière des branches, c'était étonnant, un arc qui n'était pas fait de bois. Je n'avais plus eu un arc en main depuis plusieurs mois... depuis la bataille d'Alfheim en réalité. Je n'avais pas pris d'arc en venant sur Midgard, juste mon éternelle dague, plus discrète pour une mission qui ne devait être que diplomatique. Je l'avais amèrement regretté quand nous avions été attaqués à la Maison Blanche, j'aurais fait bien plus de dégâts qu'au corps-à-corps. Je pris une flèche, étudiais son poids et son équilibre, puis, en un éclair, fit volte-face, encochais la flèche et l'envoyais sur une des cible, elle la toucha en plein cœur. Je souris, malgré la composition assez improbable de l'arc et la flèche, il était extrêmement réactif et précis, en réalité il était même plus léger, souple et puissant, j'étais agréablement surprise et c'était un réel plaisir que de retrouver le contact familier d'un arc. Je réalisais alors que je n'étais plus seule et qu'un homme se tenait à l'entrée. « Salut. » Dis-je d'un ton joyeux, manifestement indifférente au fait que, à part Thor, très rares étaient ceux qui savaient qui j'étais et encore moins que j'étais présente dans le bâtiment. La personne en question m'était inconnue et son physique ne m'évoquait pas quelqu'un qu'on m'avait déjà décrit, j'étais incapable de l'identifier.
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Rigel & Hawkeye
Let's play a little game...


La nuit est opaque. La femme sourit à l'homme devant elle, je vois l'éclat d'envie dans son regard. Elle ne fait pas cela que pour de l'argent. La machoire de l'homme tremblote légèrement, puis finalement, dans un soupire il acquiesce. Je les regarde partir ensemble, sous le couvert de la nuit. Perché tout en haut du building, j'attends moi-même mon heure. Hawkeye, l'on m'a surnommé, mais du faucon, je n'ai pas que les yeux. Je marche sans un bruit sur le parapet du toit, silencieux, comme l'oiseau de proie. Je ne cherche pas mon futur repas, ni même une cible potentielle, j'interroge la nuit. Mais les réponses tardent à venir. J'ai tant de questions. Après tous les évènements passés, on pourrait se demander pourquoi continuer. Pour quelles raisons? Mes pensées errent, tournent et se retournent, reviennent et repartent comme le ressac d'une mer déchainée. Elles caressent les souvenirs d'une seule et même personne, mais comme à chaque fois, je me refuse de m'y attarder trop longtemps. Cela fait trop mal, cela est malsain et cela ne se peut. Alors je soupire et dans un bond, je descends du garde-fou de pierre pour retrouver la terre ferme du toit du batiment. Mes doigts se serrent, mon poing se forme, la colère qui m'habite ne me quitte jamais. Je sens le métal froid de l'arc dans ma main, contre ma paume, au creux de mes doigts. J'aime ce contact, et à chaque fois que je m'en aperçois, cela m'étonne. Il ne me quitte jamais, jamais je ne m'en sépare, mais il est bien là, toujours présent, soit dans ma main, soit à ma ceinture. Le carquois dans le dos, je me dirige vers la porte qui me mènera à l'intérieur. J'entends déjà le vrombissement sourd et discret de la ventilation, des générateurs, de tout ce qui fait vivre la bâtisse. Tout est calme. Le petit matin ne va pas tarder.

Comme un fantôme noir, j'erre dans les couloirs et les étages, je m'assure que rien ne perturbera la journée. Je suis un Avenger, mais je reste avant tout un agent du S.H.I.E.L.D. et l'on peut me dire n'importe quoi, on peut me torturer si besoin, jamais je ne démordrais de cette volonté. J'appartiens au S.H.I.E.L.D. et c'est là que réside ma loyauté. Je m'égare autour de la salle de surveillance, au poste de contrôle, je scrute quelques instants les caméras, me familiarisant avec les lieux. Cela fait bien longtemps que je suis venu ici. Et quand finalement le plan du bâtiment me revient en tête, je repars, sans un mot, muet comme une tombe, silencieux comme une aile de corbeau. Alors que mes pas me guident, mon esprit s'égare à nouveau et se pose sur un regard pâle et des cheveux mordorés. Je soupire et finis par m'arrêter devant une porte. Une porte que je reconnaitrais entre toutes. C'est la porte où tous les soucis s'étiolent, où le monde s'arrête de tourner, où les souvenirs douloureux disparaissent. Cette porte, c'est la salle d'entrainement. A l'intérieur, je sais que se trouve tout le matériel nécessaire à un bon exercice. Cela me permettra d'oublier un instant les évènements passés.

CHTACK!

Je penche la tête sur le côté, une flèche venait-elle de percuter la cible? Qui en cette heure matinale se permet de jouer de l'arc? Je pousse la porte. Une femme. Ce n'est pas une Avenger et je connais tout le monde qui travaille ou travaillait pour le S.H.I.E.L.D., elle vient forcément d'ailleurs. Je plisse les yeux un instant, j'intègre les traits de son visage, l'éclat de son regard, mes yeux se font insistants et je n'ai aucune gêne à la toiser ainsi. Mon poing se serre à nouveau autour du manche de mon arme. Elle me salue joyeusement. C'est à peine si je hoche la tête pour lui répondre de manière silencieuse. Je n'ai pas confiance dans les étrangers. Qu'elle soit humaine ou non, ce n'est pas important, elle reste une étrangère. Je reste immobile une ou deux secondes avant de finalement faire un pas, puis deux vers elle, sans jamais détacher mon regard de son visage. Mes doigts pressent un bouton et mon arc composite prend toute sa taille, devenant non plus un étrange morceau de métal, mais bel et bien un arc à part entière. La corde est de carbone composite et se tend exactement comme je l'ai programmé. Là encore, c'est une invention du S.H.I.E.L.D., merveilleuse technologie. Je saisis une flèche du carquois, une flèche toute simple qui n'a de but que d'être une simple flèche. J'encoche, je ne cherche même pas à viser, je tire.

CHTACK!

Je m'arrête auprès de la femme puis lentement, je la quitte des yeux pour la première fois depuis mon arrivée dans la salle et je me tourne vers la cible. Ma flèche s'y est plantée parfaitement au centre, tout contre la sienne. La tête s'y est fichée entièrement, s'enfonçant dans le bois de la cible. C'était un tir tellement facile. Il n'y a pas une vingtaine de mètres entre la cible et nous. Bien trop facile. Pour qu'il y ait un peu plus de fun dans tout ça, donnez-moi quelque chose qui bouge, quelque chose qui est difficile à atteindre, mais pas une cible immobile et tellement rapprochée. Mes yeux se baissent sur l'arme qu'elle a utilisé. C'est un arc d'entrainement qui habite dans cette pièce, un arc composite, savant mélange entre du plastique, du bois recomposé, des pièces de métal. Plus léger, plus maniable, plus agréable que le bois d'un arc primitif, mais pas aussi évolué que l'arc que je possède. Toujours sans un mot, je soulève mon arc pour le lui présenter, attendant qu'elle le prenne, qu'elle le soupèse et dès que cela sera fait, ça sera le tour d'une flèche de lui être présenter. Qu'elle vise, qu'elle tire avec mon arme, j'aimerais bien le voir. La tension de la corde est bien plus important, il faut être plus que familier avec les armes de jets pour pouvoir l'utiliser.
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Sans un mot de plus, nous nous toisâmes ainsi quelques instants. La scène avait quelque chose de surréaliste, il actionna quelque chose dans son dos et en surgit un arc. Mes pupilles s'élargirent inconsciemment, cet arc ! D'un coup, je su à qui j'avais affaire. Clint Barton, dit Hawkeye, l'archer du SHIELD. Sans même jeter un regard à la salle, il devait en connaître la configuration bien mieux que la touriste que j'étais, il décocha une flèche qui vint se coller pile contre la mienne. Signe de la puissance du tir, elle semblait être entrée dans la cible comme dans du beurre. Mon regard passa de la flèche plantée à son arc, si la forme générale était bien celle des armes telles que je les connaissait, le fonctionnement était infiniment plus complexe, un mélange de plusieurs matières que je mourrais d'envie d’analyser, éprouver la force. Et cette possibilité de le rétracter, cela tenait juste du génie. Un tel objet éveillait chez moi une convoitise au moins équivalente à cet arc légendaire qui invoquait les projectile en bandant l'arc, offrant ainsi la possibilité de se passer d'un stock de flèches. C'était réellement stupéfiant de voir à quel points les humains étaient peu à utiliser ces armes, mais à quel point, en contrepartie, ceux qui en faisaient usage le faisaient jusqu'au bout. A Alfheim, nous apprenions tous tout petits à utiliser un arc, tout le monde savait au moins en manier un, mais les elfes n'ayant pas pour vocation le combat, cela n'allait pas souvent plus loin. J'observais en silence l'archer, c'était un simple humain mais je ne doutais pas que ma maîtrise, pourtant excellente pour une elfe, était assez faible comparée à la sienne. Je me servait d'un arc comme je savais manier une épée ou une lance : je m'en servais avec aisance et efficacité, mais ce n'était rien comparé à mes capacité avec une simple dague, mon arme de prédilection. D'après ce que j'avais entendu de cet humain, c'était un véritable maître archer. Quelle sensation étrange que de se sentir humble devant un humain. J'avais très envie de voir ce qu'il était capable de faire.

Vu son peu de conversation, je m'attendais à le voir repartir sans un mot de plus, pourtant il s'approcha de moi. Je m'attendais encore moins à ce qu'il me tente son arc. Je masquais ma surprise et pris l'arc en main sans plus d'hésitation. L'équilibre de l'objet était sensiblement différent de l'arc d’entraînement que je venais de reposer. C'était subtil mais, pour quelqu'un qui connaissait le contact d'un arc et ce que la moindre variation de composition entraînait, c'était limpide. Sa forme et sa composition étaient telle que j'étais incapable d'en voir le moindre défaut de fabrication et son poids était à la fois assez faible pour ne pas fatiguer le bras, et assez fort pour avoir une ergonomie telle que j'eus instantanément la sensation que l'arc faisait partie intégrante de mon bras, une continuité. Une sensation que l'on acquiers que avec des armes extrêmement bien réalisés, et encore, généralement après un temps d'adaptation pour s'y familiariser. J'étais impressionnée. Je pris la flèche qu'il m'avait tendu après l'arc et tira avec aisance sur une cible plus lointaine, à l'opposé de la salle. J'en frémissait presque de plaisir, la force à fournir était bien plus importante et donnait une réelle sensation de puissance sous les doigts en tendant la corde. J'imaginais que tous les humains ne pouvaient pas s'en servir avec autant de facilité, en tant qu'elfe, j'avais un avantage de par ma force naturellement plus grande que la force humaine. Pourtant, j'avais déjà manier des arcs aussi résistant mais lui, de par ses matériaux et sa forme soigneusement étudiée, avait une puissance bien supérieure. Sans compter la forme de la flèche qui, elle aussi, se montrait bien plus précise qu'une flèche taillée à la main, même par quelqu'un qui a des siècles de pratique en taille de flèches derrière lui. J'avais atteint la cible sans le moindre effort de concentration. « Il n'y a pas des cibles un peu plus... amusantes dans cette salle ? » Je brisais le silence, avide de connaître la réelle puissance de cet arc, ainsi que les capacités de son propriétaire. Si j'avais eu une telle arme lors de la bataille d'Alfheim...
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Je regarde la... femme devant moi. Ca en devient plus que de l'observation, c'est de l'étude micro-cellulaire. Ou presque. Elle est capable de bander un arc, de tirer avec, elle a une aisance certaine, je ne peux le nier, je suis impressionné par sa force, c'est vrai, mais ce n'est pas pour autant que je veux le montrer. Pour moi, les humains resteront les meilleures créatures de ces mondes étranges. Oui, je suis particulièrement têtu quand je m'y mets. Mais passons, je la laisse viser, je la laisse lâcher la flèche qui file comme un boulet de canon dans une des cibles qui se trouvent de l'autre côté, bien loin de là. Au moment où elle laisse la corde filer entre ses doigts, je sais où la flèche va se planter. Elle sait très bien viser. Un bon point pour elle. Et puis elle demande s'il n'y a pas des jeux plus difficile que des simples cibles. Là, j'avoue qu'elle marque plus qu'un point. J'en viendrais même à sourire si je ne me retenais pas. Non, je reste de marbre, mais je me dirige vers une console, contre un mur.

La salle dans laquelle nous nous trouvons est une salle tout en longueur, une sorte de grand hangar en dôme, comme les abris anti-atomique durant la Guerre Froide, il y a bien longtemps. Je tapote sur l'écran à la recherche d'un entrainement divertissant. J'ai pas trop envie de suer, j'ai du boulot qui m'attend, mais en même temps quand on me parle de jouer avec des flèches, je suis toujours partant. Je me mets un bon niveau de difficulté, quelque chose qui ne va pas me faire ch*er, mais que je vais faire tranquille sans trop attendre les cibles. Un des niveaux maximum quoi. Les lumières dans la salle s'éteignent. et par terre un cercle de 4m de diamètre s'éclaire. Je me place au centre alors qu'un "bip-bip" m'indique que dans quelques secondes ça va commencer. Quand le long "biiiiiiip" arrive, les obstacles en hologrammes apparaissent subitement dans toute la pièce, dans une légère lumière bleutée. Puis soudain, d'autres hologrammes, rouges ceux-ci, représentant des cibles humaines jaillissent et se mettent à courir d'obstacle en obstacle. Moi, à l'intérieur du cercle, j'attrape mes flèches dans mon dos et je tire. A chaque fois que je touche un hologramme rouge, l'humain qu'il représente éclate en millier de petits cubes, et disparaissent. Je toucherais un mur ou un obstacle, une sonnerie retentirait, mais je vise à la perfection, je n'ai pas peur de le dire. Je ne pulvérise pas mon record de vitesse, car je ne cherche pas à faire une compétition, mais il ne me faut pas une minute pour "tuer" toutes les cibles et à la fin du programme, les lumières reviennent dans la pièce.

Je me tourne alors vers la femme présente et lui tends à nouveau mon arc. Je jette un œil aux carquois qui se trouvent non loin des arcs d'entrainement, puis sans un autre mot, je retourne à la console. Qu'est-ce que je vais lui mettre comme programme. Pas le niveau des débutants, c'est évident. Elle sait viser et elle sait BIEN viser. Je programme une bonne difficulté. Ca devrait être son niveau. Une fois qu'elle aura commencé, je verrais si j'augmente la difficulté, ou si je la baisse, mais à mon avis, ça devrait être bon comme ça. On verra. Je crois que d'une certaine manière, j'attends qu'elle m'impressionne, sans vouloir l'admettre. Dans la pièce, avec les lumières, on peut voir toutes mes flèches plantées dans les murs, bien réels ceux-là. Je les ramasserais plus tard. Juste avant de lancer le programme, j'ouvre la bouche pour la première fois.

- Restez dans le cercle.

Les lumières s'éteignent et le cercle apparait à nouveau. Ce cercle permet à un ordinateur de calculer les trajectoires des flèches. Voir si les hologrammes sont touchés ou pas. Pour moi, ça ne me pose pas vraiment de problème, je bouge à peine lors de ses exercices. Sauf quand le cercle se déplace, mais ça, c'est pour le niveau très difficile. Quelques bip-bips se font entendre et pour la deuxième fois, d'autres murs et obstacles bleutés apparaissent, sortant du néant de l'espace. Quelques secondes plus tard, des cibles mordorées, à nouveau humaines, se mettent à courir à découvert. Mon regard quitte le programme d'entrainement pour se poser uniquement sur la visiteuse du moment, étudiant le moindre de ses mouvements, cherchant ses points forts et ses faiblesses.

[HRP : scène empruntée à The Hunger Games 2]
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On m'avait décrit son talent à l'arc mais pas à quel point il était taciturne. Si je n'en avais pas connu d'autres, j'aurais pu être déstabilisée. Pas un sourire, pas une lueur dans le regard, ce n'était pas très convivial ni même agréable mais il en faudrait plus pour m'en formaliser. De toute façon, cette petite épreuve d'archer m'amusait comme une gamine, même si, me calquant sur l'inexpressive de l'humain, je restais toute à fait calme et neutre. Qu'est ce que j'aurais donné pour bénéficier de pareille salle d’entraînement à Alfheim ! Ou même à Asgard d'ailleurs où je résidais le plus. Il y avait plus de structures d’entraînement à Asgard, naturellement, mais aussi très peu d'archer. J'y avais appris quasiment toutes mes techniques de combat mais ma maîtrise à l'arc ne provenait que de ce que j'avais appris chez moi.

Il fallait dire aussi qu'à Alfheim, l’archerie était une véritable institution. Tout elfe avait eu un arc en main un jour, nous apprenions à tirer comme il était naturel d'apprendre à lire ou écrire. Rien de bien spectaculaire d'autant que peu d'elfes allaient au delà de l'aspect traditionnel, mais tous savaient tirer de manière satisfaisante. Plus encore, notre initiation d'adulte passait par la fabrication de notre propre arc. La mienne remontait à plusieurs siècles mais je m'en rappelait avec précision, les nombreuses heures passées à tailler le bois au péril de mes doigts. Mais surtout la fierté le jour où devant mes proches j'avais décoché ma première flèche avec mon arc. Arc qui ne m'avait jamais servit en combat, bien évidement, mais que je conservais comme le souvenir du jour où j'avais prouvée que j'étais digne de mon peuple. Pour autant que je soit impressionnée par l'efficacité de cet arc de Midgard, il manquait singulièrement de l'âme des armes plus traditionnelles. Cependant j'étais la première à condamner le refus de l'efficacité au nom des traditions...

Mon regard suivait avec attention les cibles d’entraînement désincarnés qui n'étaient pas sans m'évoquer les illusions de Loki, un fin sourire m'effleura le visage à son souvenir. Cette façon de s’entraîner était intéressante, les cibles étaient véloces et de mouvances très conforme à la réalité, je notais même le soucis du détail qui avait donné aux cibles des particularités différentes : certaines étaient plus rapides ou agiles et offraient des cas assez multiple pour devoir analyser chacune des cibles pour évaluer leur déplacement. Un net avantage face à des cibles matérielles et, aussi mouvantes que certaines pouvaient être, étaient bien loin de celles ci. Cela évitait aussi l'usure des cibles à force de recevoir des flèches. Quoi qu'il en soit, s'il m'était resté encore quelques doutes sur la compétences de l'archer, ils auraient volés en éclat de même que les cibles touchées. Sa dextérité et sa réactivité était exceptionnelles, inutile de dire que j'étais bien loin d'une telle maîtrise. Tout dans sa gestuelle indiquait qu'il n'était pas à son maximum, cet exercice ne lui posait aucune difficultées. Même parmi les meilleurs gardes archers d'Alfheim, je doutais que beaucoup l'égaleraient.

Je me plaçais à mon tour dans ce qui devait être la zone où je devais me tenir. J’imaginai que le cercle délimité devait avoir une utilité, sinon il ne serait pas là, d'ailleurs Barton me recommanda de ne pas en sortir. Pas de problèmes, de ce que j'avais vu de toute façon, les cibles ne filaient pas dans des endroits inaccessibles m'imposant de me déplacer et j'avais assez d’expérience en combat pour savoir que les mouvements superflus étaient à éviter. Dans un combat qui peut durer des heures, parfois des jours, il était capital de savoir économiser ses forces, se déplacer semblait anodin mais on perdait une énergie folle sur ce genre de petits détails. Tant qu'il ne fallait pas bouger pour esquiver ou se mettre à couvert, pour des attaques à distance, on ne bougeait pas, point barre. Le programme se lança, je pris le temps d'analyser la situation, une flèche prête, alors que les cibles étaient déjà apparue. Je n'avais jamais eu affaire à ce type d’ennemis, il me fallait en comprendre la logique. Leurs déplacements restaient simple, linéaires et sans surprises. Je n'étais pas la meilleure tireuse mais avec assez d’expérience pour avoir l'habitude de cibles imprévisibles qui avaient la fâcheuse manie de se mettre là où on ne pourrait pas les atteindre. Ces cibles virtuelles n'avaient pas cet instinct de survie et c'est sans grandes difficultés que je les atteignais les unes après les autres, pas toujours en pleine tête mais je les abatis toutes sans exceptions. Un signal indiquant la fin de la session retentit et je baissais l'arc. « Très intéressant comme dispositif. Comment cela se règle-il ? Il y a des équivalents pour les autres formes de combat ? » Demandais-je avec intérêt. J'allais visiblement résider un peu de temps ici, si je pouvais profiter de cette salle et ce matériel, voilà qui allait bien m'occuper.  
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Un jeu d'enfant. Je me revois encore tirant cette satanée flèche en pleine cible, un jour maussade, au cirque. Je me revois inspirant profondément, décochant la flèche et la laissant filer. Je savais déjà qu'elle allait toucher le centre. Ca me paraissait tellement facile. Un couteau? Une hache? Une lance? Une lame de rasoir? Pareil, tous exactement là où je le voulais. J'avais fait ma fortune sur ma chance. Car au final, je ne le savais pas, le comment du pourquoi je savais aussi bien tirer. J'en profitais, tout simplement. Ca m'était venu comme ça. Je tirais et la flèche atteignait le centre, le point exact, le milieu, l'endroit voulu. Comme un film en accéléré, je passe les années à apprendre à manier l'arc, à voler, à obéir, à servir, à se cacher... et à se faire prendre. Le Colonel Fury est venu me sauver. Et il m'a donné mon tout dernier jouet. L'arc que je tenais, je le lui devais. Il n'y avait plus rien de naturel dans cet arc, pas même la plus fine particule de bois, tout n'était que métal malléable, compact, mais tellement léger. Je l'aimais beaucoup cet arc et ça ne serait pas demain que je m'en séparerais.

Je pose mes yeux sur la femme et ne dis plus rien alors que je lance le programme. Je la scrute, l'étudie, sans le moindre complexe derrière les lunettes à verre fumé. Je capte le moindre de ses mouvements, la souplesse du tissu qu'elle porte, le millimètre qu'elle bouge pour viser une nouvelle cible. C'est une athlète accomplie, qui sait minimiser ses mouvements. Elle touche toutes ses cibles et ce, malgré le fait que j'augmente le niveau en cours de route. Il n'y a pas à dire, c'est une bonne combattante. Elle termine l'exercice sans même être essoufflée, preuve que la difficulté n'était pas si élevée que cela. Pourtant, il y a peu de gens qui commencent à ce niveau et qui peuvent targuer le sans-faute. Elle demande comment fonctionne l'ordinateur qui gère le programme et s'il est possible d'utiliser d'autres armes que l'arc. Je me tourne vers l'écran. J'hésite à la laisser bidouiller la chose car je ne suis pas là pour faire la babysitter. Elle n'a pas l'air imbécile et j'ai d'autres choses à faire, mais en même temps, je n'ai pas envie qu'elle crashe le système. Je prends pourtant le temps de la catégoriser dans "je viens d'ailleurs, je n'y connais rien en matière d'ordinateur". Elle a peut-être d'autres formes de... technologie, mais peut-être que l'ordinateur ne fait pas partie de son monde. Très bien, va pour la classe d'"Informatique 101". Tout en lui montrant visuellement les choix possibles, je parle d'une voix monocorde.

- L'écran est tactile, vous choisissez les options, les difficultés des niveaux, le nombre d'adversaires, les contraintes que vous vous imposez, si vous voulez bouger dans la pièce et quel temps donné. Le programme se calibre sur toutes les armes que l'on trouve sur Terre : arc, épée, lance, masse d'armes, grenade, saï, et autres... L'ordinateur vous dira ce que vous devez porter, ou quelle arme choisir dans le râtelier pour qu'il puisse calculer les trajectoires. Vous pouvez même choisir plusieurs armes différentes.

Oulà, j'viens de parler longtemps. Je ne vais pas ouvrir la bouche pendant une sacrée paire de minutes. Ou peut-être pas, même si je reste méfiant de cette visiteuse, je n'ai pas envie de me la mettre sur le dos non plus. Au final, elle ne m'a rien fait. Je la laisse regarder l'écran, vérifiant par la même occasion à ce qu'elle ne plante pas le matos, pendant quelques instants. Peut-être pour la première fois depuis bien bien longtemps, j'ouvre la bouche lançant la conversation de ma propre volonté.

- Vous venez d'où?

Effort presque incommensurable que je viens de faire là. M'intéresser à quelqu'un d'autre qu'un humain. C'est rare, je dois être dans un jour de bonté.
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Il était troublant de sentir sur moi un regard aussi attentif et même scrutateur. Depuis bien des années, mon maniement de l'arc était auprès de mes compagnons une chose acquises et habituelle. A mes débuts, effectivement, j'avais dû m'habituer à ces regards, tout d'abord auprès des elfes, mais plus encore auprès des asgardiens. Chez les elfes, déjà toute petite je passais pour une originale, mais comme j'étais entrée dans la garde de Frey de sa propre demande, l'acceptation n'avait pas été difficile auprès des autres. Mais à Asgard, il en avait été autrement. Déjà, les elfes y avaient une solide réputation (parfaitement fondée) de pacifiste endurcis, un jeune elfe devait d'office faire ses preuves devant eux pour prouver que, malgré sa nature, il pouvait être un très bon combattant. Mais plus encore en tant que femme, bien que suivant les traces de Sif dont les exploits m'avaient servi d'exemple. Lors de mes premières années à Asgard, il m'était impossible de tenir une arme sans subir les regards critiques, guettant la moindre imperfection dans mon style, la moindre erreur pour me la renvoyer à la figure. Le regard de Barton était infiniment moins dérangeant que celui d'un Einherjar cherchant à tout prix la petite bête.

J'achevais le programme, moyennement satisfaite de moi, je n'avais pas réussi à atteindre toutes les cibles aux points les plus mortels, en combat, cela aurait pu m'être fatal, un adversaire qui ne tombe pas au premier coup est une menace qui reste et une flèche perdue. Certains elfes étaient si adroits à l'arc que chaque flèches tirée était un ennemi de moins, et ce même du haut des remparts du palais de Frey. Ceci dit, ce n'était pas un drame en ce qui me concernait étant donné que je tirais ma force du corps à corps, je faisais bien plus de ravages avec une dague et ma rapidité qu'avec tout un carquois. Sans compter que, tout comme l'arc, je travaillais également les autres modes de combats, je n'étais pas trop mauvaise à la lance, efficace à main nues où je mettais également à profit mes connaissances de guérisseuse sur les points fragiles du corps. J'étais, en revanche, assez désastreuse à l'épée, trop souvent emportée par son poids et incapable de mettre à profit ma légèreté et mes réflexes. Ici me semblait être le bon endroit pour travailler d'autres techniques de combat que je n'avais pas souvent l'occasion d'aborder. L'archer me montra d'un air taciturne comment fonctionnant cette machine de combat. Je me rassurais bien vite, c'était ce que les humains appelaient tactile et qui me faisait penser aux outils d'Asgard, quelque chose que je comprenais bien mieux qu'un clavier et une marmotte. Ou souris ? Oui, c'était plutôt une souris.

Il termina ses explications, en sommes, on choisissait ses ennemis, s'ils étaient redoutables ou simple, nombreux ou non, s'il fallait ajouter des difficultés supplémentaires comme des obstacles, puis choisir son arme. Certaines armes citées m'étaient inconnue. "Je vois, c'est très complet et pratique." Dis-je avec un petit mouvement d’acquiescement. Je m'approchais de l'écran et entrepris de fouiller dans les options pour me familiariser avec et ne tarda pas à dénicher le menu des armes à feu. Parfait, il semblait que ce type d'armes était très utilisées par ici, comme j'en avais pu le constater quand Hydra avait attaqué. Il me serait sans doute primordial d'en comprendre au moins le mode d'action, ne serais-ce que pour m'en protéger. "Ce n'est pas trop difficile à prendre en main, assez évident en fait. Merci." Je m’avançais vers l'un des présentoirs avec diverses armes, intriguée par une constituée de deux cylindres rigides reliés par une chaîne. Comment cette chose qui ressemblait à un chapelet de saucisse pouvait être utile au combat ? Je me tournais vers Barton en l'entendant reprendre la parole.

Surprise qu'il m’interroge, il semblait assez peu causant, encore moins s’intéressant aux autres. À croire que je suscitais une curiosité mettant en déroute les humains les plus indifférents, après tout j'avais même su "apprivoiser" Logan. "Je viens d'Alfheim, un monde proche d'Asgard, j'en suis l'ambassadrice. Après l'attaque de la Maison-Blanche, Thor m'a proposée de rester ici quelque temps. Avant cela, j'étais hébergée par le SHIELD, mais je crains que maintenant les conditions d'accueil aient un peu changées. Mais je suis désolée de vous prendre de votre temps. Vous devez avoir d'autres choses à faire."
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